2 – LA MAISON D’ARRÊT ET DE CORRECTION

Les maisons d’arrêt et de correction sont bien connues de l’opinion publique car elles ont quelque chose de concret et leur image, même si elle hante, est dans l’esprit de tout citoyen.

Au-delà, de la question controversée de l’utilité des maisons d’arrêt, notons que celle de Yopougon construite pour recevoir 1500 pensionnaires en compte aujourd’hui plus de 4.000.

L’administration, dans ces conditions, connait des difficultés à contrôler effectivement tous ces individus si bien que des évasions sont enregistrées, des substances dont l’usage et le trafic sont interdits par la loi n°88-686 du 22 Juillet 1988, circulent, nous a-t-on confié, dans cette maison.

Dès lors, il n’est pas faux de soutenir que la peine infligée au délinquant ne peut atteindre ses buts d’intimidation ou d’amendement. L’effort de réinsertion sociale soutenu par l’administration au moyen de la formation professionnelle dispensée dans les ateliers de menuiserie, de couture, de mécanique automobile à certains détenus, se réduit à néant.

Le remède consiste à construire une autre  » prison  » ou à ajouter d’autres bâtiments à celle qui existe déjà en occupant l’espace qui s’étend derrière elle.