À la lumière des dispositions des articles 798 et suivants du code de procédure pénale, il assure une double fonction :
la réinsertion sociale du mineur délinquant.
l’aide aux mineurs en danger moral.
Trois structures participent à la réalisation de cette mission :
la liberté surveillé assurant une tâche de conseil du juge des enfants ;
l’assistance éducative s’occupant de la réinsertion sociale des mineurs délinquants ;
le centre d’observation, cellule chargée de recevoir les mineurs délinquants dans le but de comprendre leur personnalité et les causes des déviations sociales.
La fonction est assurément noble et louable mais son accomplissement se heurte à d’immenses obstacles.
D’abord dépourvus de moyens matériels, ces services ne peuvent réaliser leurs missions.
Ensuite, le juge des enfants a tendance à ne pas lire leurs rapports, encore moins à en tenir compte dans ses décisions. Dans les rares cas où il leur confie un enfant à charge pour eux de le remettre à ses parents, l’imprécision des adresses à Abidjan rend davantage leur tâche difficile.
Enfin, la situation du centre d’observation des mineurs au sein de la maison d’arrêt et de correction de Yopougon et la promiscuité immédiate avec les majeurs développent certainement chez l’enfant la tendance à la délinquance contrairement à la vocation dudit centre.
En revanche, bien que connaissant des difficultés matérielles, le centre de rééducation de DABOU et le centre ABEL de Grand-Bassam qui pratiquent une rééducation en milieu ouvert donnent plus de satisfaction. Les mineurs ne s’y sentent pas en incarcération et s’emploient à obtenir une formation professionnelle.
Des anciens pensionnaires des centres, en liberté, exercent aujourd’hui certaines professions. Un pas est ainsi gagné sur la délinquance.