ROBERT GABRIEL MUGABE DU ZIMBABWE

 
 
 

 

Robert Gabriel Mugabe, Zimbabwéen, d’ethnie Shona est né le 21 février 1924 en Rhodésie du Sud, ancienne appellation du  « Zimbabwe« , une colonie britannique.

Lorsque son père abandonne le domicile conjugal alors qu’il n’a que dix (10) ans, Robert Mugabe est élevé par sa mère.

Pour combler ce vide, il se donne à fond dans les études et à dix-sept (17) ans, il est diplômé en enseignement et  part en Afrique du Sud pour des études en anglais et en histoire où il fait la connaissance des nationalistes Julius Nyerere de la Tanzanie, Herbert Chitepo du Zimbabwe, Robert Sobukwe de l’Afrique du Sud, Kenneth Kaunda de la Zambie…

En 1951, en possession de ses diplômes, il s’inscrit dans les Universités de Drifontein en 1952, de Salisbury en 1953, de Gwelo en 1954 et de Tanganyka en 1955.

Par correspondance, il obtient une licence en enseignement à l’Université de l’Afrique du Sud et une licence en Economie à l’Université de Londres. 

Robert Gabriel Mugabe détenteur de sept (7) diplômes universitaires reste le Chef d’Etat le plus diplômé d’Afrique  et d’autres disent du monde.

De 1956 à 1960, Robert Gabriel Mugabe exerce la profession d’enseignant et au Takoradi Teacher Training College à la Côte-de-l’Or britannique appelée aujourd’hui Ghana, il  tombe amoureux  de sa collègue enseignante Sarah Francesca Hayfron dite Sally Hayfron, la fille d’un professeur d’agronomie proche du nationaliste ghanéen Kwame Nkrumah.

Sally Hayfron d’origine ghanéenne est née le 6 juin 1931 à la Côte-de-l’Or britannique de John Hayfron et de Mavis Hayfron et a pour sœur jumelle, Esther.

Après être rentrés en 1960 en Rhodésie du Sud, Robert Mugabe et Sally Hayfron se marient en avril 1961 à Salisbury, ancienne capitale du Zimbabwe aujourd’hui baptisée Harare. 

Ian Smith, un colon blanc, fils d’immigrés écossais, crée avec d’autres extrémistes conservateurs, le  « Front rhodésien« , gagne les élections en 1962 et est porté au pouvoir en Rhodésie du Sud.

Robert Gabriel Mugabe quant à lui s’allie au « National Democratic Party » (UDP), un Parti politique devenu  « Zimbabwe African Peoples Union » (ZAPU) dirigé par Joshua Nkomo, un « Ndébélé » de l’ethnie bantoue du groupe des « Ngunis« .

Le  ZAPU est interdit par le régime blanc d’Ian Smith.

En 1962, du fait de son activisme dans la mobilisation des femmes africaines pour s’opposer à la Constitution de la Rhodésie du Sud, Sally Hayfron Mugabe est accusée de sédition et condamnée à cinq (5) ans de prison. 

Le fils de Robert Mugabe et Sally Hayfron Mugabe naît en 1963 et est baptisé Nhamodzenyika Mugabe.

En 1963, Robert Mugabe, le révérend N’dabaningi Sithole et l’avocat Herbert Chitepo créent leur propre Parti politique, le « Zimbabwe African National Union » (ZANU).

Ian Smith devient Premier ministre le 13 avril 1964 et la même année, Robert Mugabe est arrêté et condamné à dix (10) ans de prison pour avoir créé un Parti politique.

Le 11 novembre 1965, ne voulant pas respecter les recommandations anglaises sur la représentation de la majorité noire, le Premier ministre Ian Smith décide de proclamer seul l’indépendance de la Rhodésie du Sud.

Bien que n’ayant pas été reconnu par la communauté internationale et en dépit des sanctions économiques des Nations unies, Ian Smith gouverne la Rhodésie du Sud.

Le 11 novembre 1965, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte à sa 1258ème séance par  dix (10) voix contre zéro, avec une abstention, celle de la France, la résolution 216 et décide de : « 1°) condamner la déclaration unilatérale d’indépendance proclamée par une minorité raciste en Rhodésie du Sud – 2°) prier tous les Etats de ne pas reconnaître ce régime minoritaire raciste illégal de la Rhodésie du Sud et de s’abstenir de prêter aucune assistance à ce régime illégal. »

Le Président Ian Smith ne s’exécutant pas, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 217 le 20 novembre 1965 à sa 1265ème séance par dix (10) voix contre zéro, avec une abstention, celle de la France  qui stipule : « (…) Condamner l’usurpation du pouvoir par une minorité raciste de colons en Rhodésie du Sud et considère que la déclaration d’indépendance proclamée par cette minorité n’a aucune validité légale (…) » (Voir la résolution entière à la page du présent ouvrage)

En 1966, le fils unique de Robert Mugabe et de Sally Hayfron Mugabe, Nhamodzenyika Mugabe âgé seulement de trois (3) ans décède  au Ghana à la suite d’un paludisme.

Robert Mugabe emprisonné, demande l’autorisation au pouvoir de la Rhodésie du Sud de pouvoir assister aux obsèques de son fils mais le régime blanc d’Ian Smith refuse.

Cette douleur marque Robert Mugabe qui en veut au régime blanc de la Rhodésie du Sud.

Sally Hayfron Mugabe, en 1967, avec l’aide de la fondation caritative « British Ariel Foundation » fuit pour Londres et réside à l’ouest de ce pays, à Ealing, 

Robert Mugabe purge la totalité de sa peine de dix (10) ans de prison et à sa sortie en 1975, il se réfugie au Mozambique où il prend la direction de la branche armée de son Parti politique pour combattre le régime blanc de la Rhodésie du Sud.

Le Premier ministre Ian Smith déclare, lors d’une allocution télévisée du  20 mars 1976 : « Je ne crois pas à une majorité gouvernante noire en Rhodésie, même pas dans un millier d’années… Je répète que je crois que les noirs et les blancs peuvent travailler ensemble. Si un jour est blanc et le suivant est noir, je considère que nous avons échoué et que cela sera un désastre pour la Rhodésie»

En 1978, les dirigeants noirs et le régime blanc  d’Ian Smith signent un accord,  « Accord de Salisbury » dans lequel des élections multiraciales sont programmées.

A la suite de ces élections d’avril 1979, le Parti d’Abel Muzorewa, l' »United African National Council » (UANC) ou « Conseil national de l’Afrique unie » sort victorieux des élections et il devient Premier ministre de la Rhodésie du Sud en juin 1979.

Abel Muzorewa est contre la lutte armée pour acquérir l’indépendance de la Rhodésie du Sud.

En février 1979, la guérilla abat un deuxième avion d’Air Rhodesia.

Les meneurs de la guérilla, Robert Mugabe avec son Parti politique, le « Zimbabwe African National Union » (ZANU) et celui de Joshua Nkomo, le « Zimbabwe People’s National Union«  (ZAPU) boycottent ces élections et forment un front patriotique.

Les résultats de ces élections ne sont pas reconnus par la communauté internationale qui juge que ces élections n’ont eu lieu qu’entre noirs modérés et le régime blanc d’apartheid et les noirs non modérés tels que les nationalistes Robert Mugabe et Joshua Nkomo ont été exclus.

Non reconnu par la communauté internationale, Abel Muzorewa  remet la souveraineté de la Rhodésie du Sud  à la Couronne britannique en octobre 1979 et le 12 décembre 1979, la Rhodésie du Sud devient à nouveau une colonie du Royaume-Uni.

A la faveur de l’arrivée à la tête du Royaume-Uni de la Reine Margaret Thatcher le  4 mai 1979, il est signé le 21 décembre 1979, un texte pré-constitutionnel, l’Accord Lancaster House qui sera chargé de traier l’avenir de la Rhodésie du Sud.

L’ »Accord Lancaster House » signé entre les délégués des meneurs de la guérilla avec Robert Mugabe et Joshua Nkomo, les représentants du gouvernement de Salisbury et les autorités britanniques prépare l’indépendance de la Rhodésie du Sud.

Avec cet Accord, tous les Partis politiques sont autorisés à participer aux élections futures en Rhodésie du Sud. 

Organisée entre février et mars 1980, le Parti politique de Robert Mugabe, le ZANU remporte l’élection.

Robert Mugabe devient Premier ministre et nomme Canaan Sodindo Banan, Président de la Rhodésie du Sud qui ne représente qu’un titre honorifique.

L’indépendance de la Rhodésie du Sud est proclamée le 18 avril 1980 et  la Rhodésie du Sud est rebaptisée « Zimbabwe » qui signifie en Shona, « Maison de pierre« .

Né le 5 mars 1936 à Esiphezini au Zimbabwe, le Président Canaan Sodindo Banan possède un diplôme en théologie qu’il a obtenu au collège d’Epworth en 1962 et est devenu la même année ministre méthodiste anglican.

Voulant s’investir dans la politique, le Président Canaan Sodindo Banan a occupé la fonction de Vice-président du « Conseil national africain de Rhodésie du Sud » mais avec l’arrestation des membres de ce Conseil, il s’est enfuit pour les Etats-Unis d’Amérique avec sa famille.

Lorsqu’il est revenu en 1975 en Rhodésie du Sud, il a été arrêté et a purgé quatre (4) années de prison et n’a recouvré la liberté qu’avec la conclusion de l’ »Accord Lancaster House« .

La cérémonie grandiose d’indépendance de la Rhodésie du Sud se déroule au « Stade Rufaro de Highfield« , un township de la capitale Salisbury devant plus de  35.000 personnes à l’intérieur et des milliers à l’extérieur. 

Le célèbre chanteur jamaïcain Bob Marley et les Wailers dédient un titre « Zimbabwe » au nouvel Etat indépendant.

Dernier territoire britannique sur le continent africain à être libéré, 100 Etats marquent de leur présence avec onze (11) Chefs d’Etat et d’importantes personnalités notamment le Président  de la Zambie Kenneth Kaunda ; La Première ministre de l’Inde, Indira Gandhi ; Le prince Charles du Royaume-Uni ; Le Secrétaire général de l’ONU Kurt Waldheim ; Le Secrétaire général de l’OUA Édouard Kodjovi Kodjo dit Edem Kodjo…

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En 1980, le Premier ministre Robert Mugabe, surnommé « Camarade Bob« , accorde son pardon au régime blanc et dit : « Le fait que les Blancs nous aient opprimés hier lorsqu’ils détenaient le pouvoir ne pourra jamais justifier que les Noirs les oppriment aujourd’hui parce qu’ils le détiennent. »

Il est dénombré plus de 30.000 noirs tués au Zimbabwe avec la politique d’Ian Smith qui défendait la suprématie des blancs sur les noirs.

Or, le nombre de blancs n’était que de 250.000 pour 5.000.000 noirs.

Le Président Canaan Sodindo Banan est réélu le 18 avril 1986 mais il cède son pouvoir à son Premier ministre Robert Mugabe le 31 décembre 1987 avec la modification de la Constitution du Zimbabwe qui supprime la fonction de Premier ministre avec transfert des  pouvoirs du Premier ministre  au Président de la République.

Ian Smith conserve son siège au Parlement jusqu’en 1987 mais la même année, les  vingt (20) sièges réservés aux blancs au Parlement sont abolis.

En octobre 1980, le Président Robert Mugabe effectue une visite officielle à Pyongyang en Corée du Nord et il dit : « La lutte anti-impérialiste et anti-coloniale doit continuer dans la région pour se débarrasser des forces impérialistes qui demeurent dans les pays du Sud. Toutefois nous devons maintenant, en ce qui nous concerne, utiliser notre indépendance comme un instrument pour atteindre les buts économiques de notre révolution… C’est dans la poursuite de cet objectif que nous désirons voir se consolider notre amitié et notre alliance.»

Le Président Robert Mugabe débute en 1987 une relation hors mariage avec sa secrétaire nommée Grâce Marufu qui lui donne trois (3) enfants, Bona Mugabe née en 1988, Robert Mugabe Jr né en 1990 et Chatunga Bellarmine Mugabe né en 1997.

Une fois au pouvoir, Robert Gabriel Mugabe renomme les villes qui portent les noms des colonisateurs par les noms des nationalistes du Zimbabwe.

Le nom de la capitale du Zimbabwe, « Salisbury » qui porte le nom d’une ville de l’Angleterre devient « Harare« 

Il tente également d’unifier les  « Shonas » et les « N’débélés » par la fusion des deux (2) Partis politiques ZANU et ZAPU mais une rébellion naît au sein des « N’débélés » et la fusion échoue.

Robert Mugabe réprime la rébellion qui fait des milliers de morts et intègre de force le ZAPU au ZANU

Le 27 janvier 1992, la première épouse du Président Robert Mugabe, Sally Mugabe décède à Harare au Zimbabwe et quatre (4) ans après, en 1996, le Président Robert Mugabe légalise sa relation avec Grâce Marufu.

Grâce Marufu Mugabe née le 23 juillet 1965 à Benoni  en Afrique du Sud, est une ancienne dactylographe qui, surnommée « Disgrace » par les zimbabwéens pour son goût exagéré pour le luxe est qualifiée de « la femme la plus détestée du  Zimbabwe. »

La réélection en 1996 du Président Robert Mugabe s’effectue sans opposition.

Il met en pratique sa réforme agraire en novembre 1997 appelée « réforme agraire accélérée« .

A l’annonce de cette réforme le 14 novembre 1997, les  blancs qui n’ont pas confiance au Dollar zimbabwéen font sortir leurs capitaux  du Zimbabwe.

La monnaie connaît une dépréciation de 75 % par rapport au Dollar américain et provoque l’augmentation des prix des produits.

L’économie du Zimbabwe s’effondre.

Le 18 janvier 1999, l’ex-Président Zimbabwéen, Canaan Sodindo Banan est accusé d’homosexualité. Il  est reconnu coupable en novembre 1998 d’avoir sodomisé ses aides de camp de sexe masculin, ses Gardes du corps, un cuisinier et un jardinier.  

Il  écope de dix (10) ans de prison, dont neuf (9) avec sursis.

L’histoire a été mise sur la place publique quand un de ses anciens aides de camp a tué une personne qui l’a injurié d’être la « Femme de Banana« .

Le  1er juin 2000, l’ex-Président Canaan Sodindo Banan est emprisonné pour purger l’année de prison ferme mais le 29 janvier 2001, huit (8) mois après son incarcération, il est libéré pour bonne conduite. 

Au Congrès de son Parti politique en 2000, le Président Robert Mugabe tient son discours et dit en substance : « (…) Notre Parti doit continuer à semer la terreur dans le cœur de l’homme blanc, notre véritable ennemi (…) »

Jusqu’en 2000, 70 % des terres arables du Zimbabwe sont la propriété des fermiers blancs mais le Président Robert Mugabe qui veut y remédier entreprend une réforme agraire à compter de la même année.

Il autorise l’expropriation forcée les terres de ces fermiers blancs au profit des noirs et pendant l’opération, une dizaine de blancs sont assassinés.

Des milliers de blancs prennent la fuite.

L’économie du pays prend un coup avec le départ des blancs qui détiennent une bonne partie des activités économiques du Zimbabwe et avec l’arrêt des subventions aux petits propriétaires terriers, la situation économique empire.

A l’élection présidentielle de 2002, les Occidentaux et les américains dénoncent des violences et des cas de fraudes et accusent le Président Robert Gabriel Mugabe de vouloir passer en force. 

Ils justifient leur position par la popularité de l’opposant Morgan Tsvangirai qui, aux élections parlementaires de 2000, avait eu 47 % des voix contre 48,6 % pour le Président Robert Mugabe. 

Pour ce faire, en 2002, l’Union européenne interdit au Président  Robert Mugabe et certains de ses proches de voyager dans les  quinze (15) Etats de l’UE et elle gèle leurs avoirs.

Les Etats-Unis d’Amérique sanctionnent aussi le Zimbabwe en interdisant au Président Robert Mugabe et certains de ses proches de se rendre en Amérique.

Le Président Robert Mugabe durcit le ton et limite les actions de la presse.

La communauté internationale multiplie les sanctions contre son régime et le Président zimbabwéen Robert Mugabe dit : « Je suis le Hitler de notre époque. Cet Hitler n’a qu’un seul objectif, la justice pour son peuple, la souveraineté de son peuple, la reconnaissance de l’indépendance de son peuple et son droit à disposer de ses richesses. Si c’est ça être Hitler, eh bien laissez-moi dix fois être Hitler.»

L’ex-Président du Zimbabwe, Canaan Sodindo Banan décède le 10 novembre 2003 à Londres au Royaume-Uni.

A l’élection présidentielle de 2008, le candidat Robert Mugabe est confronté à l’opposant Morgan Tsvangirai. 

Pour la communauté internationale, le Président Robert Mugabe s’est proclamé Président bien que le décompte final donne la victoire à Morgan Tsvangirai. 

Des intimidations, fraudes, menaces et assassinats sur les partisans de l’opposant Morgan Tsvangirai sont dénoncés par les Occidentaux et les américains.

Le Président Robert Mugabe juge être victime de campagne de dénigrement des dirigeants Occidentaux pour la simple raison qu’il privilégie le bien-être de son peuple au détriment des personnes de race blanche.

Le Président Nicolas Sarkozy de la France, le Premier Ministre Gordon Brown de la Grande-Bretagne et le Président George Bush des Etats-Unis exigent le départ du Président Robert Mugabe. 

Le Président Robert Mugabe déclare en retour, être propriétaire du Zimbabwe.

A la mort de l’ancien Premier ministre du Zimbabwe, Ian Smith, victime d’une attaque cardiaque à Cape Town, en Afrique du Sud le 20 décembre 2007, les zimbabwéens ne montrent pas de tristesse mais gardent en mémoire les atrocités qu’il a eu à commettre et la « Station de radio d’État » (ZBC)  dit : « On se souviendra de Smith comme étant raciste et responsable de la mort de nombreux Zimbabwéens».

Le ministre de l’Information du Zimbabwe, Bright Matonga  déclare à Reuters : «(qu’) aucune personne de valeur n’allait pleurer la mort de Smith » et ajoute dans  une entrevue avec l’AFP : « C’est un raciste impertinent […] Nous lui avons tendu la main de la réconciliation qu’il n’a jamais acceptée, bon débarras ! »

Le 15 septembre 2008, le Président Robert Mugabe signe un accord de partage de pouvoir avec l’opposant Morgan Tsvangirai et suivant les dispositions de cet Accord, le Président Robert Mugabe reste Président de la République du Zimbabwe et Morgan Tsvangirai, Premier ministre et Président du Conseil des ministres.

En 2009, la Première Dame Grâce Mugabe agresse un photo­journaliste britannique qui a mis l’objectif de son appareil photo sur elle alors qu’elle sortait d’un hôtel cinq (5) étoiles de Hong Kong.

Le 1er mai 2009 à Hararé, l’opposant Morgan Tsvangirai dénonce des persécutions contre ses militants et affirme que le Président Robert Mugabe nomme unilatéralement les Personnels de l’Administration, contrairement à l’Accord de partage du pouvoir qui prévoie un consensus au sein de la coalition avant toute nomination importante.

Le journal sud-africain « The Sunday Independent » révèle que dans une émission du samedi 25 mai 2013 avec le présentateur  Dali Tambo, le Président Robert Mugabe a critiqué le leader Nelson Mandela de l’Afrique du Sud en ces termes : « Mandela est allé un peu trop loin en étant bon vis-à-vis des communautés non noires, parfois même aux dépens des (Noirs). C’est être trop saint, trop bon…»

Le mercredi 31 juillet 2013, à quatre vingt treize (93) ans, Robert Mugabe est réélu pour
un 5ème  mandat à la présidence avec 61 % des voix.

Après la proclamation des résultats, le Président Robert Mugabe annonce : « Ceux qui sont choqués par la défaite peuvent aller se faire pendre s’ils le souhaitent ».

L’opposant Morgan Tsvangirai dépose un recours devant les tribunaux pour invalidation des résultats pour fraudes. 

Le jeudi 22 août 2013, Robert Gabriel Mugabe s’offre une prestation de serment grandiose et traite les pays « Occidentaux d’infâmes« .

Dans un discours de 2013, le Président Robert Mugabe qui aime s’en prendre aux Occidentaux et aux américains critique le Président américain Barack Obama :  « Le président américain Barack Obama est venu en Afrique en disant que l’Afrique devait autoriser les mariages homosexuels, et même que les femmes se marient entre elles. Dieu a détruit la Terre à cause de péchés comme ceux-ci. Les mariages se font entre un homme et une femme. »

La Première Dame Grâce Mugabe porte mains à un journaliste en 2014 à Singapour pour ne pas qu’il photographie son époux qui s’y trouve pour un check-up médical.

Le vendredi 18 avril 2014, dans son combat farouche contre l’homosexualité, le Président Robert Mugabe dit : « L’Europe d’hier s’en est allée, nous avons une Europe d’aujourd’hui qui n’a plus de principes du tout (…) Ce qui est naturel devient contre nature. Et ce qui n’est pas naturel, ils veulent dire c’est naturel (…) Si vous passez une loi qui rejette les mariages homosexuels, nous allons vous punir, comme pour l’Ouganda et nous-mêmes (…) Que l’Europe garde son absurdité homosexuelle pour elle et qu’elle ne vienne pas ici avec ».

Le lundi 28 septembre 2015, à la 70ème Assemblée générale des Nations unies, le Président Robert Mugabe réitère ses attaques contre les homosexuels : « Nous refusons également les tentatives de prescrire de nouveaux droits qui seraient contraires à nos valeurs, normes, traditions et croyances. Nous ne sommes pas gays ! » 

Rejeté par les Occidentaux et les américains, le Président Robert Gabriel Mugabe  se tourne vers d’autres partenaires.

Avec la Corée du Nord, il s’agit d’une alliance entre ces deux (2) pays qui dure depuis 1980, soit plus de trente trois (33) ans et en 2013, il se disait que pour contourner les sanctions internationales, le Zimbabwe aurait conclu dans le secret en 2009, un Accord avec la Corée du Nord pour lui donner de l’uranium contre des « fusils automatiques de type 58« .

Egalement, la Chine reste un ami du Zimbabwe et le Président de la Chine,  Xi Jinping débute le 1er décembre 2015, une visite officielle de deux (2) jours au Zimbabwe et dit : « Un dirigeant (Robert Mugabe) politique et un dirigeant du mouvement de libération nationale exceptionnel ».

En 2015  lors d’une visite en Afrique du Sud, le Président du Zimbabwe  Robert Gabriel Mugabe  justifie l’expropriation des terres du Zimbabwe des mains des blancs : «Nous voulons la paix, mais vouloir la paix ne veut pas dire que tu as la part du lion et nous, nous avons la part du babouin  (…) Nous n’avons pas renvoyé les Blancs. Nous avons enlevé des terres conformément à ce que les Britanniques et nous-mêmes avions convenu. »

Le 13 août 2017, dans l’hôtel d’un quartier chic de Sandton à Johannesburg, en Afrique du Sud, cherchant ses deux (2) garçons, la Première Dame Grâce Mugabe pénètre dans la chambre d’hôtel voisine à la sienne et bat une jeune fille de vingt (20) ans, mannequin de profession.

La présumée victime, Gabriella Engels qui porte plainte le 14 août 2017 dit au Quotidien sud-africain The Time : « On était tranquillement dans notre chambre et elle est arrivée pour nous frapper. J’ai le front ouvert. Je suis mannequin et je gagne de l’argent grâce à mon look » et elle ajoute  à l’AFP : « On ne sait pas pourquoi elle est devenue si violente ».

Or, ses fils étaient dans la chambre voisine à celle de la jeune fille.

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Jugeant que le Statut de Première dame ne confère aucune immunité diplomatique à une Première Dame, le ministre sud-africain Fikile Mbalula dit : «  Les citoyens étrangers doivent comprendre qu’ils ont des responsabilités, surtout ceux qui ont des passeports diplomatiques. Je ne peux pas me rendre au Zimbabwe, tabasser quelqu’un et attendre que l’affaire disparaisse. »

Mais, bien que recherchée en Afrique du Sud, elle obtient l’immunité diplomatique des autorités sud-africaines et quitte l’Afrique du Sud le dimanche 20 août 2017  pour Harare, la capitale du Zimbabwe.

De plus, les zimbabwéens regardent les deux (2) garçons, Robert Jr Mugabe de vingt cinq (25) ans et Bellarmine Mugabe de vingt (20) ans du couple Mugabe qui affichent sur les réseaux sociaux l’opulence dans laquelle ils vivent, des vêtements coûteux, des vacances en des lieux paradisiaques, de grosses cylindrées…

La Première Dame Grâce Mugabe qui espère succéder à son époux à la tête du Zimbabwe provoque le renversement  du Vice-Président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa le 6 novembre 2017.

Cette dernière action entraîne le courroux de la population, y compris celui du propre Parti politique du Président Robert Mugabe, le ZANU-PF qui dit : « Mugabe a autorisé sa femme à abuser des ressources de l’État […], à insulter et humilier le vice-président de ce pays, l’honorable Emmerson Mnangagwa (…) »

Dès lors, une procédure de destitution du Président Robert Mugabe est déclenchée au Parlement zimbabwéen le 21 novembre 2017 mais contre toute attente, sous la pression de l’armée, des Partis politiques et une partie de la population le Président Robert Mugabe remet sa lettre de démission avec effet immédiat au Parlement du Zimbabwe.

Le Président de l’Assemblée nationale, Jacob Mudenda lit la lettre du Président démissionnaire Robert Mugabe : « Moi, Robert Gabriel Mugabe, (…) remets formellement ma démission de président de la République du Zimbabwe avec effet immédiat (…) J’ai choisi volontairement de démissionner. (…) Cette décision a été motivée par (…) mon désir d’assurer un transfert du pouvoir sans problème, pacifique et non violent.»

Emmerson Mnangagwa, Vice-Président du Parlement est investi Président intérimaire du Zimbabwe le 24 novembre 2017.

Né le 15 septembre 1942 à Shabani en Rhodésie du Sud, Emmerson Mnangagwa a intégré en 1963 le Parti politique, « Union nationale africaine du Zimbabwe«  (ZANU) et après une formation militaire, il a mis en place avec d’autres jeunes, le « Groupe des crocodiles« . 

Les membres de ce groupe ont saboté du matériel ferroviaire et  tué un réserviste de la police et un fermier résident.

Accusé de sabotage, Emmerson Mnangagwa avait été condamné à mort par pendaison mais ses avocats ayant mis en avant son jeune âge, il a évité la pendaison  qui s’est transformée en
dix (10) années de prison.

Après avoir passé six (6) années en prison, il a été expulsé vers la Zambie où il a entrepris des études de Droit.

C’est lors de son emprisonnement qu’il s’est rapproché dans les années 1970, de l’ex-Président Robert Mugabe qui était emprisonné aussi.

Robert Mugabe après son éviction est très déçu et dit : « (…) Je ne déteste pas Emmerson, je l’ai amené au gouvernement. Mais il doit être correct. Or, il est incorrect là où il est. Il est dans une posture d’illégalité et d’illégitimité (…) Je n’ai jamais pensé que celui que j’avais nourri et emmené au gouvernement et pour qui j’ai travaillé si dur en prison afin de le sauver alors qu’il était menacé de pendaison, se retournerait contre moi un jour ».

Pour certaines personnes, la chute de l’ex-Président Robert Mugabe est certes dû à la gestion catastrophique  du pays après avoir annoncé en novembre 1997, la réforme agraire qui a fait fuir les blancs, les tenants des activités économiques du Zimbabwe mais pour beaucoup de zimbabwéens, son épouse Grâce Mugabe a contribué à la chute de l’ex-Président Robert Mugabe avec son attitude qui était loin de celle d’une femme sage et la « Radio France Internationale » (RFI) publie ceci le 21 novembre 2017 : « Grace Mugabe était jusqu’en 2014 plutôt connue pour son côté frivole et dépensier, souffrant de la comparaison avec la première épouse du désormais ex-chef d’Etat zimbabwéen qui était elle une véritable combattante de la lutte anticoloniale. Grace Mugabe, la secrétaire du président, la villageoise devenue première dame, comme elle aimait à le raconter, a toujours été perçue par les Zimbabwéens comme une arriviste, une femme qui aurait même profité du cancer de sa prédécesseure pour séduire Robert Mugabe, de 41 ans son  aîné. « Gucci Grace », « la première acheteuse », « Disgrace », « Lady Gaga »… Des surnoms qui en disent très long sur ce ressenti. Grace n’a commencé à apparaître dans des meetings politiques qu’en 2012, mais c’est en 2014 qu’elle devient la présidente de la puissante Ligue des femmes de la Zanu-PF. C’est cette année-là qu’elle commence à s’en prendre violemment à tous ceux qui seraient susceptibles  de remplacer son mari, avant même d’afficher son ambition de le remplacer. Ce fut le cas de Joice Mujuru, la vice-présidente de l’époque pressentie pour remplacer le vieux chef d’Etat. Et Grace Mugabe rentre en campagne, multipliant les déclarations incendiaires contre tous ceux qui ne soutenaient pas son mari. Elle est aussi connue pour ses coups de colère. En 2009, elle frappe un journaliste britannique. En août dernier, accusée d’avoir agressé un mannequin à Johannesburg, elle avait requis l’immunité diplomatique. Ces dernières années, Grace Mugabe était devenue incontournable dans le premier cercle du pouvoir, suspectée avec ses proches, les membres de sa plateforme le G40, de phagocyter les richesses de son pays et surtout tout récemment d’avoir convaincu son mari de renvoyer « le Crocodile » Emmerson Mnangagwa, vice-président et vieux compagnon de lutte de Robert Mugabe. C’est d’ailleurs ce qui semble avoir été la goutte d’eau pour le parti comme pour l’armée. Tous ont toujours dit que ce coup de force ne visait pas la personnalité du président Mugabe, mais plutôt, même si ce n’était pas toujours dit ouvertement, la succession dynastique qui se préparait. Grace Mugabe, c’était vraiment la pomme de discorde entre Robert Mugabe et ses  vieux compagnons d’armes. C’est ce qui transparaissait déjà en filigrane du discours prononcé par les militaires à la télévision nationale jeudi dernier. Robert Mugabe n’était pas directement visé, mais « les criminels autour de vous », précisait l’officier. Ce sont les proches de Grace Mugabe qui ont été arrêtés les premiers, des membres du G40 comme le ministre des Finances. »

A soixante (65) ans, l’opposant historique Morgan Tsvangirai décède  le 14 février 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud à la suite d’un cancer.

Le 26 septembre 2019 le Président Robert Mugabe décède à Singapour quatre vingt quinze (95) ans.

Alors que les Occidentaux et des zimbabwéens jubilent, le Président russe Vladimir Poutine qui s’est toujours levé contre les sanctions économiques imposées au Zimbabwe par les Occidentaux et les américains, dit : « Beaucoup de dates importantes dans l’histoire moderne du Zimbabwe sont liées au nom de Robert Mugabe. Il a apporté une grande contribution personnelle à la lutte pour l’indépendance. »

Bruno Rodriguez, ministre des affaires étrangères cubain a présenté ses condoléances et exprimé ses amitiés : « Toutes nos condoléances au gouvernement et au peuple du Zimbabwe pour la mort de l’ex-président Robert Mugabe, père fondateur de cette nation, leader historique africain et grand ami de Cuba. »

Cyril Ramaphosa, Président sud-africain se prononce : « Un champion de la cause africaine contre le colonialisme ». 

L’ex-Président de la Zambie, Edgar Lungu  le qualifie de : « Père fondateur du Zimbabwe et panafricaniste  (…) dont la place dans les annales de l’histoire de l’Afrique est assurée ». 

Hage Geingob, ancien Président de la Namibie déclare : « Un  révolutionnaire exceptionnel  dont les sacrifices ont permis la libération de l’Afrique australe du joug racial et de l’oppression coloniale ». 

John Magufuli, qui a été Président de la Tanzanie et Président de la  « Southern African Development Community » (SADC) ou « Communauté de développement de l’Afrique australe » fait savoir que : « L’Afrique perd un dirigeant brave, déterminé ; un africaniste qui a traduit dans les actes le refus de la colonisation. » 

Joseph Kabila, ancien Président du Congo rappelle : « Le souvenir d’un digne fils de l’Afrique, qui a volé au secours de notre pays, alors victime d’une agression extérieure.  Le continent vient de perdre l’un des grands panafricanistes, un héros de la lutte pour l’indépendance ».

Uhuru Kenyatta, ex-Président du Kenya fait ses éloges : « Un homme d’Etat (…) qui a joué un rôle essentiel dans la formation des intérêts du continent (…) un phare de la lutte de libération de l’Afrique ». 

Mwai Kibaki, ancien Président du Kenya dit : « Il (Robert Mugabe) restera avant tout dans les mémoires pour sa défense courageuse de la dignité des Africains. »

 

PAROLE FORTE DU LEADER  ROBERT  MUGABE

«Je suis le Hitler de notre époque. Cet Hitler n’a qu’un seul objectif, la justice pour
son peuple, la souveraineté de son peuple, la reconnaissance de l’indépendance
de son peuple et son droit à disposer de ses richesses. Si c’est
ça être Hitler, eh bien laissez-moi dix fois être Hitler. »

 

 

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RESOLUTION 217 DU CONSEIL DE SECURITE 
DE L’ONU DU 20 NOVEMBRE 1965  – 1265EME SEANCE
 
 
Le Conseil de sécurité,  Profondément préoccupé par la situation en Rhodésie du Sud, 
 
Considérant que les autorités illégales de Rhodésie du Sud ont proclamé l’indépendance et que le Gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, en tant que puissance administrante, y voit un acte de rébellion,
 
Notant que le Gouvernement du Royaume-Uni a pris certaines mesures pour faire face à la situation et que, pour être efficaces, ces mesures doivent correspondre à la gravité de la situation,
 
1. Constate que la situation résultant de la proclamation  l’indépendance par les autorités illégales de Rhodésie du Sud est extrêmement grave, qu’il convient que le Gouvernement du de Royaume-Uni de GrandeBretagne et d’Irlande du Nord y mette fin et que son maintien dans le temps constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales ;
 
2. Réaffirme sa résolution 216 (1965) du 12 novembre 1965 et la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale, en date du 14 décembre 1960 ;
 
3. Condamne l’usurpation du pouvoir par une minorité raciste de colons en Rhodésie du Sud et considère que la déclaration d’indépendance proclamée par cette minorité n’a aucune validité légale;
 
4. Prie le Gouvernement du Royaume-Uni d’étouffer cette rébellion de la minorité raciste ;
 
5. Prie en outre le Gouvernement du Royaume-Uni de prendre toutes autres mesures appropriées qui se révéleraient efficaces pour anéantir l’autorité des usurpateurs et pour mettre fin immédiatement au régime minoritaire en Rhodésie du Sud ;
 
6. Prie tous les Etats de ne pas reconnaître cette autorité illégale et de n’entretenir avec elle aucune relation diplomatique ou autre ;
 
7. Prie le Gouvernement du Royaume-Uni, la Constitution de 1961 ayant cessé de fonctionner, de prendre des mesures immédiates pour permettre au peuple de Rhodésie du Sud de décider de son propre avenir conformément aux objectifs de la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale ;
 
8. Prie tous les Etats de s’abstenir de toute action qui aiderait et encouragerait le régime illégal et, en particulier, de s’abstenir de lui fournir des armes, de l’équipement et du matériel militaire, et de s’efforcer de rompre toutes les relations économiques avec la Rhodésie du Sud, notamment en imposant un embargo sur le pétrole et les produits pétroliers;
 
9. Prie le Gouvernement du Royaume-Uni d’appliquer d’urgence et énergiquement toutes les mesures qu’il a •annoncées, ainsi que celles qui sont mentionnées au paragraphe 8 ci-dessus;
 
10. Prie l’Organisation de l’unité africaine de faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider à l’application de la présente résolution, conformément au Chapitre VIII de la Charte des « Nations Unies;
 
11. Décide de maintenir la question à l’étude afin d’examiner quelles autres mesures il pourra juger nécessaire de prendre. »