Société d’économie mixte à sa création en Novembre 1967, mais devenue société d’Etat depuis Mars 1976, la Société Ivoirienne de transports maritimes offre des dessertes régulières pour le transport de diverses marchandises vers tous les continents. Dans 1’exercice de ses activités, elle est assistée de deux filiales :
La Société internationale de Consignation Maritime dite SISA pour les opérations de consignation,
La Société Ivoirienne d’Operations des opérations de manutention.
De 2 à 3 milliards de francs CFA par an son chiffre d’affaire est passé à un milliard en raison de sa crise économique. Elle a même dû céder certains de ses navires pour gérer la conjoncture économique actuelle.
Outre ces difficultés purement économiques et financières la Société Ivoirienne de transports maritimes, nous ont confié des responsables, souffre bien souvent des décisions des tribunaux.
Lorsqu’un litige naît entre ladite société et un de ses clients, soutiennent ces dirigeants, les tribunaux appliquent le droit commun de la responsabilité au mépris des conventions spécifiques au transport maritime.
Ainsi, les juges écartent par exemple, ajoutent-i1s, la convention internationale sur la limitation de la responsabilité du transporteur maritime qui, si elle était connue des juges et appliquée, éviterait des pertes financières considérables à la société et lui épargnerait également des assignations devant des juridictions étrangères alors même que -compétence est attribuée aux tribunaux ivoiriens.