B – LA FORMATION CIVILE

Le cabinet du juge des tutelles enregistre plus de requêtes par semaine posant beaucoup plus sociaux que juridiques.

La fonction requiert dès lors du juge le sens des relations humaines, un contact direct, simple dépouillé d’un appareil procédural paralysant.

Comprenant cette portée de sa fonction, le juge des tutelles s’emploie à assurer la protection des enfants en condamnant le père défaillant à verser une pension alimentaire, bien souvent substantielle, à la mère es-qualité de ses enfants mineurs.

Cependant excédé par le volume des dossiers, le juge des tutelles ne peut suffisamment motiver ses ordonnances, se contentant de formules lapidaires consacrées par la pratique. Les subtilités juridiques sont sacrifiées au profit des circonstances : A-t-on plus besoin de condamner le débiteur à payer sa part contributive à l’éducation et à l’entretien de son enfant ou à motiver l’ordonnance lorsque ledit enfant attend, agonisant, de subir une intervention chirurgicale ? Pour concilier ces deux exigences, un autre cabinet de tutelles doit être ouvert.