A – LA PREMIERE CHAMBRE CIVILE

Trois magistrats s’occupent de cette chambre. Elle connaît des actions en séparation de corps et en divorce. Elle prononce en moyenne vingt-quatre divorces par semaine.

Cette proportion montre que la cellule familiale est menacée bien que le législateur ait rendu la procédure de divorce longue et opté pour la conception du divorce-sanction à l’exclusion du divorce par consentement mutuel. À l’examen, la précarité du lien conjugal est due non seulement à des considérations d’ordre économique mais surtout à la dégradation de l’environnement sociologique.

Il vaut peut-être mieux un bon divorce qu’un mauvais mariage mais même les changements les plus souhaités ont leur mélancolie. Le sort des enfants inquiète le plus.