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Le Cameroun est un Etat situé en Afrique centrale qui partage ses frontières avec le Nigéria à l’Ouest, le Tchad au Nord, la Centrafrique à l’Est et le Gabon, la Guinée équatoriale et la RDC au Sud. En 1845, des missionnaires baptistes britanniques s’installent au Cameroun pour exercer leur commerce et mettre fin, à la longue, à l’esclavage qu’ils désapprouvent. Un allemand de Hambourg du nom d’Adolph Woermann ouvre aussi un comptoir aux environs de Douala en 1868. La présence de ces français et allemands considérés comme des commerçants envahisseurs fragilisent le commerce des nationaux ; Situation qui déplait aux Chefs de tribus du Cameroun. De ce fait, le 7 août 1879 le Chef des Akwa du nom de Dika Mpondo Akwa, adresse un courrier à la Reine d’Angleterre pour lui demander de les protéger et faire appliquer les lois anglaises à sa tribu. Le Chef des Bell transmet un courrier pareil à la Reine d’Angleterre le 8 mars 1881 afin qu’elle mette sa tribu sous sa protection. Le 6 novembre 1881, les deux Chefs écrivent une lettre commune à la Reine d’Angleterre pour un transfert de souveraineté à la Grande-Bretagne tout en précisant dans leur correspondance que leurs pouvoirs personnels doivent être préservés. Ils mentionnent dans leur requête qu’ils ne veulent ni d’une annexion, ni d’une colonisation. Londres ne répond pas immédiatement à la sollicitation des Chefs de tribus. Au même moment, les allemands Adolph Woermann, Wilhelm Jantzen et Johann Thormählen, propriétaires d’entreprises commerciales convainquent le Chancelier Bismarck, opposé à l’expansion coloniale, à signer un Traité de Protectorat avec ces Chefs de tribus. Ainsi, le Chancelier allemand Bismarck charge le Dr Gustav Nachtigal qui connaît bien l’Afrique à négocier le transfert de souveraineté au nom du Reich allemand. Le 12 juillet 1884, les allemands et les Chefs de tribus concernés signent ce Traité de Protectorat. Lorsque Londres se décide enfin et envoie le Consul britannique Edbert Ansgar Hewett, en provenance du Nigéria où il est établi, il arrive au Kamerun le 19 juillet 1884, pour la signature du Traité de Protectorat et constate qu’il est arrivé en retard puisque les Chefs de tribus ont confié leur destin aux allemands. Il est alors surnommé » Too late Consul » ou » Consul trop tard « . En fait, des analystes avancent que les allemands se sont dépêchés de signer le Traité de Protectorat dans le but de le brandir à la Conférence internationale de Berlin sur le partage de l’Afrique planifié par les puissances européennes et programmé de novembre 1884 à février 1885. Méfiants, en dépit des assurances des allemands, les Chefs de tribus exigent du Consul impérial allemand Emil Schulze, la signature d’un engagement écrit baptisé « Wünsche der Kamerunleute » ou « Souhaits des camerounais« . (Voir l’engagement entier à la fin du présent article) A la suite de la signature de l’engagement « Souhaits des camerounais » le 12 juillet 1884, les Chefs supérieurs des Akwa, des Bell et des Deido, sur un bateau de guerre allemand, le « Möwe« , concluent un autre Traité, celui-là commercial, le « Traité Germano-Douala » avec Edouard Schmidt et Johannes Voss. (Voir le Traité entier à la fin du présent article) D’autres sources indiquent que le Traité Germano-Douala a été signé par le Chef supérieur de la tribu des Akwa uniquement. Le 14 juillet 1884, le drapeau allemand est hissé au Kamerun qui devient Kamerun allemand. Lock Priso, Chef de Tribu de Bonabéri qui considère ce Traité comme une escroquerie monnayée refuse de le signer et lorsque les allemands font monter leur drapeau sur Bonabéri, il le fait descendre et fait parvenir une note au Consul allemand Emil Schulze où il écrit : « Je vous prie de descendre ce drapeau, personne ne nous a achetés, vous vouliez nous corrompre par beaucoup d’argent, nous avons refusé, je vous prie de nous laisser notre liberté et de ne pas apporter du désordre chez nous.» Le 20 décembre 1884, pour sanctionner ce Chef de Tribu, le Contre-amiral allemand Knorr se déplace jusqu’au Kamerun avec des bateaux de guerre ; Les bateaux Bismarck et Olga et fait débarquer 331 soldats super-armés et, pendant deux jours, ils bombardent Bonabéri et Bonapriso. Les marins allemands brûlent la ville côtière de Hickory Town de la région de Bonabéri. Les assaillants allemands volent la proue princière qu’ils conservent à ce jour au musée ethnographique de Munich, en Allemagne (Voir la Proue princière à la fin du présent article). En mars 1885, le premier empereur allemand, l’empereur Guillaume 1er, désigne le premier Gouverneur du Kamerun en la personne de Julius von Soden. Alors que tous ces événements se déroulent, fait ses études secondaires à Douala, Rudolf Duala Manga Bell, petit-fils de N’doumbé Lobé, Chef supérieur des Bell de 1858 à 1897 qui fait partie de la dynastie des Bell notamment les Bonamandone, les Bonapriso et les Bonadoumbé, tous propriétaires du Plateau Joss de Douala. LOIDICI.BIZ – SITE WEB A ACCES A GRATUIT Il part ensuite en Allemagne en 1891 et s’inscrit au Lycée d’Aalen puis à la Faculté de Droit de l’université de Bonn où il obtient une Licence. En 1896, il retourne au Kamerun en possession de son diplôme et intègre l’administration judiciaire allemande. Le 15 juillet 1896, en violation du Traité de Protectorat, les autorités allemandes signent une Ordonnance qui fait du Kamerun, une terre de la couronne. Dans la même période, Auguste Manga N’doumbé, le père du jeune Rudolf Duala Manga Bell, succède à son défunt père et devient Chef supérieur des Bell. En décembre 1896, Rudolf Duala Manga Bell épouse une métisse nommée Engome, fille de l’anglais Dayas et Alexander Ndoumbe Douala Manga Bell, de sexe féminin, naît de cette union en 1897. En 1901, la ville de Buéa devient la capitale du Kamerun à la place de Douala et abrite la résidence du Gouverneur allemand la même année. Mécontents du traitement infligé aux noirs des colonies kamerounaises, des Chefs de tribus organisent une collecte populaire de fonds d’un demi-mark auprès de tous les adultes kamerounais valides en juillet 1902 pour assurer le voyage en Allemagne d’une délégation devant remettre une pétition de dénonciation à l’Empereur allemand Guillaume II. La délégation retourne au Kamerun à la fin de sa mission, à savoir, le Chef supérieur des Bell, Auguste Manga N’doumbé et son notable Eyuma’a Njembélé ; Le Chef supérieur des Akwa, Dika Mpondo Akwa ; Le notable Mukudi Muangué de Bonakuamuang et le Chef supérieur des Deido, Epée Ekwalla et son notable Dikongué Môni de Bonamuduru. Mpondo Akwa, fils et Conseiller du Chef supérieur des Akwa, Dika Mpondo Akwa reste en Allemagne pour appuyer les doléances faites par la délégation. Il remet une autre pétition aux autorités allemandes pour requérir le respect des dispositions du Traité de Protectorat de 1884. Cette dernière pétition met en cause le comportement raciste du Sieur Jesko Albert Eugen Von Puttkamer, qui a pris fonction en mai 1885, suppléant du premier Gouverneur du Kamerun, Julius Von Soden. Les dénonciations portent leurs fruits et Jesko Albert Eugen Von Puttkamer bien que fils du ministre d’Etat du Chancelier Bismarck et neveu du ministre de la guerre Von Papen, est immédiatement rappelé en Allemagne. Eduard von Brauchitsch administrateur allemand et architecte urbain de la ville de Douala est condamné à payer une amende de 1.000 marks. Ces sanctions considérées comme une humiliation par la communauté allemande fait naître une grande animosité entre les colons et la population de Douala. Les amis de nationalité allemande de Mpondo Akwa l’exhortent à rester en Allemagne pour éviter de se faire arrêter une fois arrivé au Kamerun. Le 14 février 1903, une Ordonnance est signée par les allemands pour légaliser l’expropriation des terres du Kamerun pour cause d’utilité publique malgré les protestations des kamerounais qui jugent cette Ordonnance illégale et une violation du Traité signé en 1884. Le 9 mai 1907, Théodor Seitz est nommé Gouverneur impérial de Douala et un an après, en 1908, Rudolf Duala Manga Bell devient Chef supérieur des Bell, le 12ème de la dynastie des Bell à la suite du décès de son père. Le Gouverneur impérial Théodor Seitz élabore en 1910, un projet d’urbanisation appelé Gross Duala ; Projet par lequel les habitants de la zone d’intervention Plateau Joss seront chassés pour faire de cette zone un territoire réservé en grande partie aux allemands et un des plus grands ports d’Afrique pour le compte de l’Allemagne. Cette urbanisation envisage créer trois zones ; Une zone pour les services publics et les résidences des européens ; Une zone réservée à la population de Douala avec les quartiers New Deido, New Akwa et New Bell et entre ces deux zones, une barrière d’un kilomètre de large, qui sépare la partie européenne, déjà interdite aux kamerounais, à la zone kamerounaise parce que le médecin du Gouverneur impérial, le Docteur Ziemann aurait confié au Gouverneur que 72 % des Douala ont la malaria et les éloigner serait la meilleure des solutions. LOIDICI.BIZ – SITE WEB A ACCES A GRATUIT Le Chef supérieur des Bell critique l’esprit ségrégationniste de ce projet qui ressemble, selon lui, à de l’apartheid et il dit : « Nous commençons par nier le besoin de créer une ville européenne et une ville purement indigène. La conception selon laquelle ces deux aménagements sont nécessaires n’est soutenue ni par les colons commerçants, les missionnaires…le gouvernement mis à part, plus précisément une partie de ses fonctionnaires, ni par tous les indigènes. En outre, l’assainissement de Douala n’exige pas une séparation spatiale aussi vaste de ses quartiers. » Le Chef supérieur des Bell ne manque pas de rappeler les clauses du Traité du 12 juillet 1884 qui ne prévoient pas une telle expropriation. Le projet est néanmoins réalisé et, mécontent, le Chef Rudolf Duala Manga Bell contacte ses amis journalistes et avocats basés en Europe. Il dépêche en Allemagne, Adolf Ngosso Din, son Secrétaire qui est également son cousin pour soulever un sentiment d’indignation des européens. A peine âgée de trente (30) ans, Adolf Ngosso Din embarque clandestinement dans un bateau à partir de Tiko pour l’Allemagne. Une fois en Allemagne, Adolf Ngosso Din se met au travail avec les avocats allemands Halpert et Gerlach. Mis au parfum de ce qui se passe au Kamerun, les députés du Parlement allemand interpellent leur gouvernement sur la manière dont il gère ce Protectorat et évoque l’expropriation en cours au Kamerun. La presse allemande s’y mêle et expose au grand jour les injustices qui sont en cours au Kamerun. D’autres émissaires kamerounais sont envoyés en France et dans différents Etats européens pour susciter plus de soutiens des européens. Le 28 août 1910, le Gouverneur Théodor Seitz est remplacé par le Gouverneur Otto Gleim. En 1911, lorsque Mpondo Akwa rentre au Kamerun, il est accusé d’avoir tenu des propos anti-allemands et est déporté à Banyo puis à Ngaoundéré pour être emprisonné. Pendant son emprisonnement, sous belle escorte, Mpondo Akwa est autorisé à se baigner quelquefois dans la rivière voisine mais à sa dernière sortie, il est fusillé parce qu’il aurait tenté de s’évader. La vérité sur sa mort reste cachée longtemps avant que les investigations de sa famille dévoilent les conditions dans lesquelles cette mort est survenue. Toujours au Kamerun, le projet d’urbanisation prend forme en 1913 et les habitants du Plateau de Joss, du clan Bell, actuel quartier Bonanjo se voient notifier l’Arrêté du Chef de District local. (Voir l’Arrêté entier à la fin du présent article) Le 4 août 1913, informés des démarches de Rudolf Duala Manga Bell visant à saper le projet d’expropriation, les allemands le relèvent provisoirement de ses fonctions de Chef supérieur et le privent de sa pension annuelle de 3.000 Marks ou 1.533 Euros ou un million 6 mille 238 Francs CFA. Rudolf Duala Manga Bell poursuit malgré tout son combat et élabore son Plan B qui repose sur l’organisation d’une rébellion contre ce projet. A pas de loup, Duala Manga transmet son plan aux autres Chefs de tribus, les Chefs de Baham, de Bali, de Bamoun (ou Foumban), de Banyo, de Kribi, de Dschang, de Ngaoundéré, de Yabassi, d’Ebolowa, de Yaoundé. Lorsque le Chef de Tribu de Bamoun, le Sultan Ibrahim Njoya reçoit le messager du Chef Bell par l’intermédiaire de son envoyé Ndane, il répond à Chef Duala Manga : « Les allemands sont mes pères, et lui est comme mon frère, comment dès lors pourrais-je entrer en guerre contre eux ? » Le Sultan Ibrahim Njoya arrête l’émissaire de Rudolf Duala Manga Bell, le livre aux allemands et remet le courrier du messager à un ecclésiaste allemand qui le communique à l’Administration allemande. Le 10 mai 1914, le Secrétaire d’Etat allemand Wilhelm Heinrich Solf donne l’ordre à ses gardes d’arrêter Rudolf Duala Manga Bell. Aussitôt arrêté, il est inculpé d’avoir formaté une rébellion et quatre jours après, le 15 mai 1914, Adolf Ngosso Din est arrêté à son tour en Allemagne et ramené à Douala le 24 mai 1914. Le vendredi 7 août 1914, à 20 heures, la Cour dirigée par le juge allemand Niedermeryer, déclare Duala Manga Bell coupable de Haute trahison et le condamne à la peine de mort par pendaison. Leur avocat, Maître Tilg est expulsé du Kamerun et porté disparu par la suite bien que de nationalité allemande. Avant sa pendaison, Duala Manga Bell est libéré pour faire ses adieux à sa famille et en homme digne, il revient pour se reconstituer prisonnier. Le samedi 8 août 1914, Duala Manga Bell déclare : « Vous pendez un innocent, vous me tuez pour rien. Mais les conséquences de cet acte auront une suite mémorable. Maintenant, je quitte les miens; mais maudits soient les allemands. Dieu que j’implore, écoute ma dernière volonté : que ce sol ne soit plus jamais foulé par les allemands. » Duala Manga Bell et son Secrétaire Adolf Ngosso Din sont pendus le samedi 8 août 1914 à 16 heures et enterrés tous les deux dans le cimetière indigène Njo Njo. Le Chef Martin Paul Samba est fusillé à Ebolowa et le chef Henri Madola de Grand Batanga est tué à Kribi. Les lamibé de Kalfu et de Mindif sont tués ainsi que cinq dignitaires de Maroua. Arrêté, le Chef de tribu Dika Mpondo Akwa est déporté en Guinée espagnole et, détenu dans des conditions atroces, il meurt le 6 décembre 1916. Les restes de la dépouille de Rudolf Duala Manga Bell sont transportés en 1935 dans la maison royale de Bonanjo où il est célébré chaque 8 août au Cameroun. Le 22 décembre 2009, le Prince Kum’a Ndumbe III, professeur des universités, écrivain et petit-fils de Lock Priso réclame la proue princière que les allemands ont volé. Il dit : « Moi, le Prince Bele Bele, Kum, fils de Ndumbe III, lui-même fils de Kum’a Mbape (Lock Priso), en ce jour du 22 décembre 2009, 125 ans après le dérèglement durable de nos sociétés par les politiques coloniales et néo¬coloniales, je déclare solennellement : j’exige du gouvernement allemand que le Tangué de mon grand père, Kum’a Mbape, pris comme butin de guerre, me soit restitué, à ma famille et à notre peuple avec dédommagements, comme le prévoient les conventions internationales en vigueur. La paix durable et la réconciliation entre les peuples passent par la réparation des injustices fondamentales. »
PAROLE FORTE DU LEADER DUALA MANGA BELL : « Vous pendez un innocent, vous me tuez pour rien.
———————————————————————————————- SOUHAITS DES CAMEROUNAIS
01 – Le monopole commercial restera entre les mains des Camerounais ; 02 – Les Camerounais ne demandent ni protection, ni annexion aux Européens ; 03 – Les Camerounais demandent le respect de leurs coutumes ; 04 – Les terres cultivées sont inaliénables ; 05 – Les Camerounais ne veulent pas de douane (allemande) chez eux Celle-ci devant rester sous l’autorité des rois ; 06 – Pas d’impôts sur les animaux domestiques ; 07 – Pas de bastonnades ou d’emprisonnement sans faute, surtout pas à propos des transactions de commerce de troc, et ceci sans décision de justice.
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TRAITE GERMANO-DOUALA DU 12 JUILLET 1884 Nous soussignés, rois et chefs du territoire nommé Cameroun, situé le long du fleuve Cameroun, entre les fleuves Bimbia au Nord et Kwakwa au Sud, et jusqu’au 4°10′ degré de longitude Nord, avons aujourd’hui, au cours d’une assemblée tenue en la factorerie allemande sur le rivage du roi Akwa, volontairement décidé que : Nous abandonnons totalement aujourd’hui nos droits concernant la souveraineté, la législation et l’administration de notre territoire, A MM. Edouard Schmidt, agissant pour le compte de la firme C. Woermann, et Johaness Voss, agissant pour le compte de la firme Jantzen et Thormanlen, toutes deux à Hambourg et commerçants depuis des années dans ces fleuves. Nous avons transféré nos droits de souveraineté, de législation et d’administration de notre territoire aux firmes susmentionnées avec les réserves suivantes : Article 1er : Le territoire ne peut être cédé à une tierce personne. Article 2 : Tous les traités d’amitié et de commerce qui ont été conclus avec d’autres gouvernements étrangers doivent rester pleinement valables. Article 3 : Les terrains cultivés par nous et les emplacements sur lesquels se trouvent des villages, doivent rester la propriété des possesseurs actuels et de leurs descendants. Article 4 : Les péages doivent être payés annuellement comme par le passé, aux rois et aux chefs. Article 5 : Pendant les premiers temps de l’établissement d’une administration ici, nos coutumes locales et nos usages doivent être respectés. Cameroun, le 12 juillet 1884 Ont signé : Ed. Woermann Ont signé : Roi Akwa Témoins : Témoins : O. Busch David Meato Johannes V j Endene Akwa King Bell Ed. Schniidt Joe Garaer Coffer Angwa Big Jini Akwa John Angwa William Akwa Manga Akwa Jirn Joss Scott Jost Matt Joss Lorten Akwa David Jo Ned Akwa London Bell Jacco Esqre Elame Joss Barrow Peter Black Akwa Lookmgglass Bell.
———————————————————————————————- ARRÊTE DU CHEF DE DISTRICT LOCAL DE DOUALA DU 15 JANVIER 1913 01 – La surface à exproprier est de 903 hectares. 02 – 37 terrains sur lesquels sont construites des maisons en dur seront épargnées par l’expropriation à condition que les terrains ne soient ni habités ni utilisés de quelque manière que ce soit par des indigènes. 03 – L’expropriation sera achevée en cinq ans maximum. 04 – La décision sur l’indemnisation sera prise non pas globalement mais cas par cas. 05 – Toute réclamation doit être déposée au plus tard un mois après réception de la décision d’expropriation |