Les nullités absolues sont-elles connues ?

Oui.

Doivent être annulés pour nullité absolue :

1°) les mariages contractés avant dix-huit (18) ans révolus ;

2°) les mariages qui n’ont pas lieu entre homme et femme c’est-à-dire un mariage entre femme et femme ou entre homme et homme ;

3°) les mariages où les futurs époux n’ont pas consentis personnellement au mariage ;

4°) les mariages contractés avant la dissolution du précédent constatée soit par une décision devenue définitive, soit par un acte de décès ;

5°) les mariages interdits c’est-à-dire les mariages suivants :

a) en ligne directe, les ascendants et descendants et les alliés dans la même ligne ;

b) en ligne collatérale, frère et sœur, oncle et nièce, neveu et tante et entre alliés au degré de beau-frère et belle-sœur, lorsque le mariage qui produisait l’alliance a été dissous par le divorce ;

c) l’homme et la femme qui l’a nourri au sein ;

d) l’homme et la fille de son ancienne épouse née d’une autre union ;

e) la femme et le fils de son ancien époux né d’une autre union ;

f) ‘homme et l’ancienne épouse de ses ascendants en ligne directe et collatérale ;

g) la femme et l’ancien époux de ses ascendantes en ligne directe et collatérale ;

h) l’adoptant et l’adopté ;

i) l’adopté et les enfants de l’adoptant ;

j) l’adopté et le conjoint de l’adoptant et réciproquement entre l’adoptant et le conjoint de l’adopté ;

k) les enfants adoptifs de la même personne.

6°) les mariages qui n’ont pas été célébrés publiquement au siège de la circonscription ou du centre d’état civil du domicile ou de la résidence de l’un des futurs époux.

Articles 1, 2, 3, 4, 7, 20 et 26 de la loi n° 2019-570 du 26 juin 2019 relative au mariage