La subrogation est la substitution d’une personne à une autre dans le payement du créancier. La subrogation dans les droits du créancier au profit d’une tierce personne qui le paye, peut être :
- Cette subrogation est celle qui intervient :
- lorsque le créancier recevant son payement d’une tierce personne la subroge dans ses droits, actions, privilèges ou hypothèques contre le débiteur. Cette subrogation doit être expresse et faite en même temps que le payement ;
- lorsque le débiteur emprunte une somme à l’effet de payer sa dette et de subroger le prêteur dans les droits du créancier.
Il faut, pour que cette subrogation soit valable, que l’acte d’emprunt et la quittance soient passés devant notaires. Que dans l’acte d’emprunt, il soit déclaré que la somme a été empruntée pour faire le payement et que dans la quittance il soit déclaré que le payement a été fait des deniers fournis à cet effet par le nouveau créancier. Cette subrogation s’opère sans le concours de la volonté du créancier.
- de plein droit. La subrogation a lieu de plein droit :
- au profit de celui qui, étant lui-même créancier, paye un autre créancier qui lui est préférable à raison de ses privilèges ou hypothèques ;
- au profit de l’acquéreur d’un immeuble, qui emploie le prix de son acquisition au payement des créanciers auxquels cet héritage était hypothéqué ;
- au profit de celui qui, étant tenu avec d’autres ou pour d’autres au payement de la dette, avait intérêt de l’acquitter ;
- au profit de l’héritier bénéficiaire qui a payé de ses deniers les dettes de la succession.
La subrogation établie ci-dessus a lieu tant contre les cautions que contre les débiteurs.
Elle ne peut nuire au créancier lorsqu’il n’a été payé qu’en partie.
En ce cas, il peut exercer ses droits pour ce qui lui reste dû, par préférence à celui dont il n’a reçu qu’un payement partiel.
Articles 1249, 1250, 1251 et 1252 du Code Civil