Les deux sociétés se présentent comme suit :
- la société universelle. On distingue au sein de ce genre de société :
- la société de tous biens présents. Cette société est celle par laquelle les Parties mettent en commun tous les biens meubles et immeubles qu’elles possèdent actuellement, et les profits qu’elles pourront en tirer. Elles peuvent aussi y comprendre toute autre espèce de gains. Mais les biens qui pourraient leur advenir par succession, donation ou legs, n’entrent dans cette société que pour la jouissance. Toute stipulation tendant à y faire entrer la propriété de ces biens est prohibée, sauf entre époux et conformément à ce qui est réglé à leur égard ;
- la société universelle de gains. Elle renferme tout ce que les Parties acquerront par leur industrie, à quelque titre que ce soit, pendant le cours de la société.
Les meubles que chacun des associés possède au temps du contrat y sont aussi compris mais leurs immeubles personnels n’y entrent que pour la jouissance seulement.
La simple convention de société universelle faite sans autre explication, n’emporte que la société universelle de gains. Nulle société universelle ne peut avoir lieu qu’entre personnes respectivement capables de se donner ou de recevoir l’une de l’autre et auxquelles il n’est point défendu de s’avantager au préjudice d’autres personnes ;
- la société particulière. Elle est celle qui ne s’applique qu’à certaines choses déterminées ou à leur usage ou aux fruits à en percevoir. Le contrat par lequel plusieurs personnes s’associent soit pour une entreprise désignée, soit pour l’exercice de quelque métier ou profession est aussi une société particulière.
Articles 1835, 1836, 1837, 1838, 1839, 1840, 1841 et 1842 du Code Civil