2 – LA POLICE JUDICIAIRE

Bien que situés à Abidjan, les services de la police judiciaire qui nous ont reçu exercent leurs activités sur l’ensemble du territoire alors qu’ils ne disposent que de deux cent soixante-dix agents, officiers et commissaires confondus. La sécurité des banques de la seule ville d’Abidjan, mobilise environ une soixantaine de policiers par jour. Il apparaît dès lors nécessaire de pourvoir ces services de beaucoup plus d’hommes, la sécurité n’ayant pas de prix.

Par ailleurs, les véhicules affectés aux services de la police judiciaire sont défectueux en raison de l’usage nécessaire, permanent et du défaut d’entretien.

À cela, s’ajoute la carence du carburant.

Comment peut-on concevoir qu’un véhicule de police ne bénéficie que de dix litres d’essence par jour alors qu’il est requis à toutes interventions en tous points de la ville d’Abidjan ?

La solution n’est pas dans le sacrifice que consentent souvent les responsables de ce service sur leurs propres poches ou dans les miettes que donnent spontanément certains justiciables qui n’ont d’ailleurs pas le choix lorsqu’ils invitent la police a se transporter sur les lieux d’une infraction ou pour interpeler un délinquant récalcitrant. Elle est ailleurs. Espérons que le plan de cent jours y remédiera.