MOUAMMAR KADHAFI DE LA LIBYE

 

 

Fils de berger de la tribu des Kadhafa, le Guide libyen Mouammar Kadhafi est né le 19 juin 1942 à Qasr Abou Hadi en Libye et reçoit une éducation musulmane rigoureuse.  Il fréquente l’école préparatoire de Sebha et dans cette école, il forme une cellule de militants révolutionnaires pour prendre le pouvoir. 

Renvoyé de son établissement pour son activisme politique, le Guide libyen Mouammar Kadhafi s’oriente vers la Faculté de Droit de l’Université de Libye.

En 1963, il entre à l’ »Académie de Benghaz » et avec quelques camarades, ils créent un mouvement clandestin pour renverser la monarchie libyenne occidentale. 

Détenteur de son diplôme, le Guide libyen est envoyé au  « British Army College  de Grande-Bretagne » pour un entraînement complémentaire. 

Il revient en 1966 en Libye et intègre le « Corps de Transmissions » en tant qu’officier de l’Armée.

Le 4 août 1969, le Roi de la Lybie, Sidi Muhammad Idris al-Mahdi al-Sanussi ; Roi depuis le 24 décembre 1951 est souffrant et suit un traitement médical en Turquie.  

Malade, le Roi qui n’a pas d’héritier, remet sa lettre de renonciation du pouvoir au Président du Sénat et dans cette lettre, il désigne comme successeur, son neveu, le Prince Hassan Reda al-Sanussi.

L’abdication devant se faire le 12 septembre 1969, le 1er  septembre 1969, le Guide libyen avec un noyau d’officiers appelés les « Nassériens »  ou « Disciples de Gamal Abdel Nasser » du nom du premier Président de l’Egypte auquel ces jeunes vouent une admiration sans faille, font un coup d’Etat.

A vingt sept (27) ans, le Guide libyen devient le nouveau dirigeant de la Libye et abolit la monarchie, proclame la République de Libye, nationalise plusieurs entreprises appartenant aux italiens et interdit le multipartisme. 

Le prince Hassan Reda al-Sanussi est arrêté et emprisonné.

Dès la prise du pouvoir, le Guide libyen exige la renégociation  des contrats des importantes réserves de pétrole découvertes en Lybie et dont  l’extraction est  contrôlée par les compagnies pétrolières étrangères qui fixent les prix à leur avantage.

Le Guide libyen les menace d’arrêter la production si ces compagnies Occidentales n’acceptent pas d’appliquer ses décisions et il dit : « Les gens qui ont vécu sans pétrole pendant 5 000 ans peuvent vivre sans pétrole pendant  quelques années afin d’obtenir leurs droits légitimes. »

Il réussit son coup et la Libye devient le premier pays africain à utiliser les retombées de sa production pétrolière.  

En 1970, Guide libyen augmente le prix du pétrole brut pour accentuer la concurrence Occidentale, décision qui déséquilibre la géopolitique du pétrole et reste une première dans l’histoire.

Le Cartel Occidental tente de résister mais une augmentation supplémentaire de 20 % survient, ce qui les contraint à se procurer le pétrole au prix fixé par le dirigeant libyen.

De l’autre côté, le Guide libyen force les américains à quitter la base militaire « Wheelus Airfield » située à 11 Kms de Tripoli, en Libye. 

Auparavant, le « Wheelus Airfield » s’appelait « Base aéronautique de Mellaha »  lorsqu’elle appartenait aux Forces italiennes à sa création en 1923.

Avec la guerre du désert qui a obligé les Forces italiennes à quitter la Libye, celle-ci  a été récupérée par les américains et rebaptisée en  son nom actuel, la « Wheelus Airfield« .  

Le Guide libyen divorce en 1970 d’avec l’enseignante nommée Fatiha al-Nuri Khaled.

Enceinte de six (6) mois pendant leur séparation,  Fatiha al-Nuri Khaled donne naissance à leur unique enfant, Mohamed Mouammar Kadhafi la même année du divorce.

Le Guide libyen rencontre en 1971, dans un hôpital libyen, lors d’une intervention chirurgicale, une infirmière du nom de Safia Farkash, une hongroise pour certains, libyenne pour d’autres.

Elle lui donne sept (7) enfants : Saïf Saïf al-Islam Kadhafi né en 1972, Saadi Kadhafi né en 1973, Hannibal Kadhafi né en 1975 ; Aïcha Kadhafi née en 1976, la seule fille ; Mouatassim Kadhafi né en 1977 ; Saïf al-Arab Kadhafi né en 1982 et Khamis Kadhafi né en 1983. 

Le Guide libyen adopte Hannah née le 11 novembre 1985 qui a pour parents biologiques, suivant les déclarations officielles, deux (2) médecins palestiniens décédés mais des personnes affirment qu’il s’agit de la fille biologique du Guide libyen née d’une relation adultérine.

En 1969, l' »Armée Républicaine Irlandaise » (IRA) cherche à renverser le gouvernement d’Irlande du Nord pour installer un Etat socialiste souverain et la guerre provoque la mort de 1.824 personnes entre juillet 1969 et décembre 2001.

Le Quotidien britannique « The Independant »  révèle le 5 octobre 2009 que dans les années 1970, le gouvernement d’Harold Wilson, Premier ministre britannique de 1964 à 1976 a remis au Guide libyen la somme de 14 millions de livres ou  357 milliards 496 millions 565 mille Francs CFA pour que Tripoli cesse de fournir des  armes à l’IRA.

En Libye, le Prince Hassan Reda al-Sanussi arrêté est jugé en 1971 par la Cour populaire libyenne et condamné à trois (3) ans de prison quand son oncle, le Roi Sidi Muhammad Idris al-Mahdi al-Sanussi rejette le « Statut de Citoyen d’honneur » que lui propose le Guide libyen. 

Le Roi Sidi Muhammad Idris al-Mahdi al-Sanussi, jugé par contumace en 1972  est condamné à mort mais il décède le 25 mai 1983 au Caire en Égypte.

En 1976 au Tchad, l’armée du Président Goukouni Oueddei repousse hors de Niamey les rebelles qui contrôlent le Sud du Tchad avec pour Chef de file, le tchadien Hissène Habré qui se rapproche de la capitale Niamey avec ses hommes.

Le Président Goukouni Oueddei sollicite l’aide du Guide libyen et déclare la fusion du Tchad à la Lybie. 

La déclaration du Président tchadien fâche le Président français, Valéry Giscard d’Estaing qui demande l’aide des américains pour renverser le Président Goukouni Oueddei.

En 1975, le Guide libyen explique sa conception de la démocratie dans son livre,  le « Livre vert » et créé des « Comités révolutionnaires » pour remplacer les Partis politiques. 

Il place des « Tribunaux du peuple »  pour  sanctionner jusqu’à la peine de mort, le libyen qui crée un Parti politique et celui qui viole l’interdiction est pendu ou mutilé avec retransmission sur les chaînes de télévision. 

Des Observateurs affirment que le Guide libyen considère les universitaires, les étudiants, les journalistes et les frères musulmans comme les ennemis de la révolution libyenne.

En 1977, le Guide libyen déclare une révolution du peuple et change le nom de la Libye en « Jamahiriya arabe Libyenne populaire et socialiste« .

En Ouganda, en 1978, le Guide libyen convoie plus de  3.000 hommes pour combattre aux côtés de son ami, le Président ougandais Idi Amin Dada  dans sa guerre contre la Tanzanie mais le Président de la Tanzanie Julius Nyerere soutenu par les rebelles de l’Ouganda pénètre en Ouganda et chasse le Président Idi Amin Dada qui se réfugie en Libye avant de s’exiler en Arabie Saoudite.

Dans une autre affaire, celle du Liban, le Guide libyen est cité.

En effet, dès le début de la guerre civile libanaise en 1978, l’imam Musa al Sadr, leader chiite iranien-libanais joue de tout son poids pour trouver  une  solution à cette guerre et y mettre fin. 

Pour  ce faire, le clerc chiite cheikh Mohammad Yaacoub, le journaliste Abbas Badreddine et l’imam Musa al Sadr se rendent tous les trois (3) en Libye pour discuter de cette situation avec le Guide libyen Mouammar Kadhafi.

Ils  descendent dans un hôtel à Tripoli le 31 août 1978 mais ils ne seront plus jamais retrouvés.

Les autorités libyennes disent qu’ils ont pris le vol 881 de la compagnie Alitalia pour Rome. Leurs passeports sont tamponnés et leurs bagages retrouvés en Italie, dans un hôtel, l’ »hôtel Holiday Inn » de la capitale italienne.

Les analystes diront plus tard que des gens ont usurpé leurs identités pour acheminer leurs affaires en Italie et faire croire qu’ils étaient vivants en quittant la Libye.

Dès lors, un incident diplomatique naît entre la Libye et le Liban.

En 1979, la Lybie est inscrite sur « liste rouge » par les américains pour avoir, selon les américains, soutenu le terrorisme dans l’affaire iranienne où le 4 novembre 1979, plus de 400 étudiants islamiques ont pris d’assaut l’ambassade américaine de Téhéran alors qu’ils se rendaient à une manifestation à l’Université.

Ils retiennent en otage cinquante-deux (52) diplomates et civils américains pendant  444 jours.

Le 26 janvier 1980, un commando formé en Libye attaque une ville tunisienne appelée Gafsa. 

Le commando tire en l’air pour appeler la population à une insurrection contre le pouvoir du Président tunisien Habib Ben Ali Bourguiba mais les habitants restent terrés chez eux et le commando s’empare de la caserne de la ville. 

L’armée tunisienne qui cherche à se rendre à Gafsa est empêchée par le voisin libyen.

Le 28 janvier 1980, sur demande du Président tunisien, les aides affluent vers la Tunisie. 

La France fait venir des hélicoptères  Puma, des conseillers militaires, trois (3) bateaux de guerre et cinq (5) sous-marins.  

Les Etats-Unis d’Amérique dirigent des navires de guerre, des hélicoptères et des engins de transport vers la Tunisie.  

Le Maroc vient en aide à la Tunisie avec deux (2) avions de transport et des hélicoptères. 

Le 3 février 1980, avant l’arrivée de toutes ces aides, l’armée tunisienne reprend la ville de Gafsa. 

Les combats font quarante-huit (48) morts et plus de 100 blessés.

En 1980, le Guide libyen est victime d’une tentative d’assassinat que des Observateurs imputent à la France. 

En décembre 1981, Hissène Habré réussit à accéder à la tête de l’Etat du Tchad et pour empêcher l’avancée des hommes du Président renversé Goukouni Oueddei qui continuent de bénéficier du soutien du Guide libyen, la France intervient militairement par deux (2) opérations « l’opération Manta » effectuée en 1983 et « l’opération Epervier » réalisée entre 1986 et 2004.

Plus de 1.100 soldats français sont stationnés au Tchad et répartis à N’Djamena, Abéché et Faya-Largeau.

Le ministre de la défense de la France, Charles Hernu déclare sur « Radio France Internationale » (RFI) que : « Les français ne quitteront pas le Tchad tant qu’il y aura un soldat libyen au sud de la bande d’Aozou. »

En 1981 jusqu’en 1982, les américains sanctionnent une fois encore la Libye en interdisant les importations de pétrole brut venant de la Libye.

Pour fragiliser l’industrie pétrolière de la Lybie, les Etats-Unis d’Amérique s’opposent aux exportations d’équipements du domaine pétrolier vers la Libye.

Les passeports libyens sont mêmes rendus invalides sur le territoire américain.

En dépit des sanctions, en 1983, avec l’argent du pétrole, la Lybie lance un projet pharaonique appelée la « Grande Rivière artificielle« .

Considéré comme la  huitième merveille du monde  par le Guide de la Révolution libyenne, la « Grande Rivière artificielle » fait parcourir l’eau douce dans des canalisations de 4 000 kilomètres.

Etalé sur vingt (25) ans pour sa réalisation, ce projet va faire cheminer vers le littoral libyen, des réserves d’eaux fossiles du Sahara sur une distance comprise entre 400 et  800 kilomètres. 

Un réseau gigantesque de 4.000 kilomètres de canalisations souterraines, de  quatre (4) mètres de diamètre ; Des tubes fabriqués par un consortium coréen pour faire passer ces eaux du sud vers le nord du pays. 

Ce programme réalisé a permis en 1990 à alimenter des villes libyennes et répondre aux besoins de l’agriculture bien que la Libye soit à 90% désertique.

En 1984, la maison du Prince héritier Hassan Reda  al-Sanussi est incendiée mais il en sort indemne.

Les américains mettre un terme à l’achat de pétrole raffiné de la Libye vers les USA en 1985.

Le 16 février 1986, les avions français bombardent la piste d’atterrissage d’Ouadi Doum dans le nord du Tchad et le Président Hissène Habré déclare à la presse qu’il s’agit d’une Place forte de la Lybie. 

En 1986, le Guide libyen est mis en cause dans une autre affaire d’attentat ; Celui de la « Discothèque berlinoise » fréquentée par des Occidentaux et des américains et il est dénombré la mort de deux (2) américains  et d’une turque.

Les services secrets américains disent avoir intercepté une communication dans laquelle l’ambassade de la Libye à Berlin-Est avoue son implication dans l’attentat. 

Le Président américain Ronald Reagan donne l’ordre à ses hommes de bombarder Tripoli et Benghazi avec l’opération « El Dorado Canyon de Air Force« , l’ »US Navy » et les « Marine Corps« 

Le  Président du Conseil des ministres italiens, Bettino Craxi prévient le Guide libyen Mouammar Kadhafi d’une attaque imminente des américains mais il ne prend pas ses précautions et l’armée américaine bombarde sa résidence le 15 avril 1986. 

Quarante cinq (45) militaires libyens sont tués et quinze (15) civils perdent la vie dans cette attaque américaine. 

Milad Abouztaïa Kadhafi,  le neveu du  Guide libyen Mouammar Kadhafi adopté par le Guide sauve la vie de son oncle mais perd la sienne dans ce raid américain. 

Le Guide libyen Mouammar Kadhafi déclare que sa fille adoptive, Hannah Kadhafi âgée seulement de six (6) mois a été tuée pendant le bombardement de sa résidence.

Des personnes affirment qu’Hannah n’est pas décédée mais que le Guide de la Révolution libyenne présente  la mort d’Hannah comme le symbole des souffrances endurées par lui et son peuple face à l’agression militaire Occidentale.

Mary Fitzgerald,  envoyée spéciale de l’Irish Times avance que : «Toute cette histoire (mort Hannah) fait partie de la propagande de Kadhafi »  et des sources diplomatiques basées dans la capitale libyenne confient à ce journaliste que : « Hannah avait fait des études de médecine et qu’elle exerçait à Tripoli

« Xinhua« , une agence de presse chinoise a signalé en 1999 : « La présence de la fille adoptive de Mouammar Kadhafi sur la photo d’un déjeuner réunissant Nelson Mandela et la femme du dirigeant libyen, accompagnée de ses deux filles. » 

Jean-Louis Le Touzet, envoyée spéciale du « Journal Libération » à Tripoli écrit dans son article du 22 octobre 2011 : « (…) Dès 8 ans, Hana a été scolarisée à l’Espoir vert. Auparavant, elle avait eu des précepteurs à Bab al-Azizia. Chaque matin, trois gardes du corps l’accompagnaient à l’école, ainsi que la gouvernante, une Soudanaise «déplaisante», aux dires de l’instituteur. Toute la journée, les trois gardes du corps restaient à la porte de l’école, même sous le soleil, ajoute Moshen Jaouadi. «On savait qu’Hana était morte officiellement, raconte-t-il, mais il était  hors de question qu’on en parle entre nous. C’était un secret. Hana, c’était la petite dernière du Guide. Sa préférée. Kadhafi a toujours eu pour elle une affection qu’il  n’a jamais eue pour ses autres enfants.» L’instituteur se souvient des visites de Kadhafi à l’école. «Il est venu quatre ou cinq fois, rentrait dans la cour en BMW blindée avec sa garde de cinq, six hommes, qui restait à la porte. Ensuite, il montait dans la classe d’Hana. Lui passait la main dans le cou. Repartait dans une autre voiture qui l’attendait à une autre entrée, ce qui provoquait à chaque fois une  panique parmi les gardes qui le cherchaient partout alors qu’il était déjà reparti.» Le Guide, si l’on en croit le directeur, venait toujours à l’improviste et il lui est arrivé de conduire sa fille lui-même. «Un garde était au volant. Kadhafi et Hana étaient  tous deux sur la banquette arrière. Ensuite, il lui tenait le cartable jusqu’à la porte de la classe», se souvient-il. Un jour d’octobre 1994, Kadhafi est resté regarder la télé avec les instituteurs «qui n’osaient pas respirer. La télé retransmettait un Conseil des ministres et Kadhafi avait éclaté de rire : « Cet imbécile de présentateur raconte que je vais arriver d’une minute à l’autre alors que je suis avec ma fille ! Ils sont pas près de me voir ! » On a ri, un peu forcés quand même, car on était tous effrayés quand il venait», se souvient Moshen Jaouadi. Kadhafi ne posait jamais de  questions sur les études d’Hana, «c’est la gouvernante soudanaise» qui s’en chargeait. «Mais il signait les bulletins et toujours au feutre vert», raconte le directeur en appuyant sur «feutre vert».» 

Le Guide libyen est blessé pendant ce bombardement aérien.

La base militaire « Wheelus Airfield » arrachée aux américains est détruite par le raid américain.

Dans la guerre tchadienne, un second raid aérien le 7 janvier 1987 détruit  le radar libyen d’Ouadi Doum et entre février et mars 1987, la France fait monter son effectif au nord du Tchad  de 1.400 à 2.200 hommes.

Lors d’un Sommet arabe en 1988, le Guide libyen choque l’opinion internationale en portant un gant blanc à la main droite ; Ceci pour éviter de serrer « les mains tachées de sang » de certains dirigeants. 

Tout le monde sait qu’il fait allusion au Roi Hassan II du Maroc  avec lequel il entretient des relations exécrables parce que le Roi marocain n’a jamais pardonné au Guide libyen le fait d’avoir renversé le 4 août 1969, le Roi de la Lybie, Sidi Muhammad Idris al-Mahdi al-Sanussi avec lequel le Roi marocain s’entend bien.

En 1988, le Prince Hassan Reda al-Sanussi est victime d’un « Accident Vasculaire Cérébral » (AVC) et obtient l’autorisation du Guide libyen pour le transférer à Londres pour des soins.

Le 21 décembre 1988, un Boeing 747 de ligne civile de la « PanAm qui relie New-York à Londres explose en plein vol suite à une bombe cachée dans la soute et il s’écrase sur la ville de Lockerbie en Ecosse. 

L’attentat fait 259 morts à bord de l’appareil et onze (11) personnes tuées au sol, soit un total de 270 morts.  

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Le Guide libyen est accusé d’avoir commis cet attentat.

Ce même 21 décembre 1988, le Président américain Ronald Reagan menace la Lybie d’une intervention militaire américaine contre l’usine pharmaceutique de la Lybie, qualifiée par les américains de produits chimiques libyenne qui constitue « Le plus gros centre de production de gaz de combat du Tiers Monde » avec plusieurs tonnes de « gaz moutarde » et lorsque le Guide libyen propose une inspection internationale de l’usine le 30 décembre 1988, les Etats-Unis d’Amérique refusent.

Depuis 1973, la Libye revendique, une grande partie des eaux du Golfe de Syrte et le  4 janvier 1989, la Lybie menace toute personne qui s’y aventure et fait feu avec ses avions de chasse sur les avions de reconnaissance américains qui patrouillent près des côtes libyennes, les Etats-Unis d’Amérique attaquent la Lybie avec deux (2) avions F14  équipés  de « missiles AIM-9 Sidewinder » et « AIM-7 Sparrow« .

Le combat aérien entraîne la mort de deux (2) libyens qui se trouvent à bord de deux (2) avions de combat « Mig 23« .  

Après des tractations, l’incident entre Washington et Tripoli est déclaré clos  le 11 janvier 1989.

Le 19 septembre 1989, l’avion « DC 10 »  de la compagnie UTA reliant Brazzaville à Paris subit un attentat et l’avion explose au-dessus du Niger.

170 personnes de vingt sept (27) différentes nationalités décèdent.

Le 7 mars 1990, les Etats-Unis d’Amérique reviennent sur l’affaire de l’usine de Rabta et accusent la Lybie de fabriquer  des armes chimiques dans cette usine et le 14 mars 1990, l’usine de Rabta est ravagée par un incendie.

Le Guide libyen évoque un sabotage des américains et des israéliens, déclare que l’incendie a été perpétrée par une personne venue de la Tunisie et ferme les frontières de son pays, en dépit des démentis des Etats-Unis d’Amérique et d’Israël.

Le 15 mars 1990 M. GOLLIET Jacques  de la Haute-Savoie, un département français demande au ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères de la France, les  initiatives prises pour permettre au Secrétaire général de l’O.N.U. d’enquêter sur place sur l’usine de Rabta et le 30 août 1990, ce ministère répond en ces termes : « La France suit avec une particulière vigilance la question de la prolifération des armes chimiques. Elle est pleinement consciente du caractère suspect des activités de l’usine de Rabta, présentée comme une usine pharmaceutique, mais qui, selon des informations concordantes, aurait toutes les caractéristiques d’une usine de fabrication d’armes chimiques. La France a pris, en coopération avec ses partenaires européens et d’autres Etats occidentaux, les mesures nécessaires afin d’empêcher le détournement des exportations de substances chimiques à des fins illégitimes. Comme l’a rappelé l’honorable parlementaire dans sa question, la France a été à l’origine, en sa qualité de dépositaire du protocole de Genève, d’une initiative conduisant à confier des pouvoirs d’enquête au secrétaire général des Nations unies. Ces pouvoirs ne s’appliquent qu’au cas d’allégation d’emploi d’armes chimiques en violation du protocole de Genève. En effet, aucune convention internationale n’interdit pour l’heure la possession et la fabrication de ces armes. En l’absence d’une telle norme, il n’est donc pas possible de conférer au secrétaire général des pouvoirs d’enquête portant non seulement sur l’usage, mais sur la possession et la fabrication des armes chimiques. La future convention d’interdiction totale des armes chimiques comprendra un mécanisme de vérification élaboré, qui permettra de réaliser des inspections sur les sites suspects. Ce mécanisme fera appel à un corps d’inspection international, et le secrétaire général de l’O.N.U. n’aura pas en principe à intervenir dans son application, qui relèvera des seules instances propres à la convention. Nos efforts se portent donc, en priorité, vers la conclusion de la négociation de Genève, en vue de la mise au point de la convention d’interdiction. Mais, dans l’intervalle, nous contribuons à l’amélioration de la procédure d’enquête existante, et avons activement participé aux travaux du groupe d’experts des Nations unies mandaté à cette fin ».

Le 14 novembre 1991, les américains inculpent deux (2) agents des services secrets libyens, Abdel Basset Ali al-Megrahi et Lamen Khalifa Fhimah comme commanditaires de l’attentat du Lockerbie de 1988. 

Le 18 février 1992, les inculpés sont condamnés à la prison à vie avec une peine de sûreté de vingt sept (27) ans. 

Un an après, le 31 mars 1992, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies vote la résolution 748 qui impose un em bargo aérien et militaire sur la Libye.

Le Prince Hassan Reda al-Sanussi décède le 28 avril 1992, laissant le trône à son deuxième fils, le Prince Sidi Muhammad al-Sanussi né le 20 octobre 1962 en Libye.

Le Conseil de sécurité des Nations unies à travers sa résolution 748 du mois d’avril 1992 interdit aux avions libyens de voler sur l’espace aérien d’un autre Etat, d’atterrir ou de décoller à travers l’embargo sur l’espace aérien. 

Il est également mis un embargo sur les armes pour la Libye. 

En octobre 1993, des clans de la tribu « Wafarla« , la plus puissante de la Libye tente de renverser le Guide libyen mais informé, il réprime violemment les auteurs. 

Après la répression, la ville de Benghazi, fief des « Wafarla« ,  devient le bastion des mécontents. 

Or, la Libye est un Etat divisé en clans, principalement les « Wafarla » et les « Meghara« . 

Les « officiers Nassériens » qui avaient aidé le Guide libyen à prendre le pouvoir en 1969 s’étaient appuyés sur le clan « Meghara » basé en Tripoli, province Occidentale de la Libye et le Guide libyen qui souhaite  mettre les deux  (2) clans de la Libye de son côté, les « Meghara »  et les « Warfala » épouse Safia Farkash du clan « Warfala » en 1970.

Le 24 août 1998, Washington et Londres donnent leurs accords pour qu’une Cour écossaise juge les deux  (2) suspects de l’attentat de Lockerbie et demande leur extradition.

En contrepartie, la Libye exige la levée de l’embargo imposé à son pays. 

La Libye extrade Abdel Basset Ali al-Megrahi et Lamen Khalifa Fhimah vers les  Pays-Bas le 5 avril 1999. 

A la suite de la transaction, les sanctions contre la Libye sont suspendues. 

L’instruction dure neuf (9) mois et après jugement, Abdel Basset Ali al-Megrahi est condamné à la prison à vie et Lamen Khalifa Fhimah libéré.

Le 9 février 1999 en Libye, cinq (5) infirmières, Christiana Valcheva, Valia Georgieva Chervenjashka, Nassya Stoitcheva Nenova, Valentina Manolova Siropulo, Snezhana Ivanova Dimitrova et un médecin palestinien naturalisé bulgare, Ashraf Ahmad Jum’a et plusieurs professionnels de la Santé sont arrêtés et incarcérés pour avoir inoculé le virus du Sida à 426 enfants libyens trouvés morts dans un hôpital de Benghazi en 1998.

Le 9 septembre 1999, sous l’impulsion du Guide libyen, une session extraordinaire de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) est organisée à Syrte en Libye pour le changement de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA)  en Union Africaine (UA). 

Déclaration baptisée Déclaration de Syrte et le site web de l’Union Africaine indique : « Le 09 septembre 1999, les chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) ont signé la Déclaration de Syrte qui appelait de tous ses vœux la création d’une Union africaine, envisageant l’accélération du processus d’intégration continentale qui permettra à l’Afrique de jouer le rôle légitime qui est le sien dans l’économie mondiale, tout en faisant face à des problèmes sociaux, économiques et politiques variés qui devenaient complexes à mesure qu’étaient pris en compte certains aspects négatifs de la mondialisation. L’Union africaine (UA) a été officiellement créée en juillet 2002 à Durban, en Afrique du Sud, suite à une décision prise en septembre 1999 par l’organisation pionnière, l’OUA de mettre en place une nouvelle organisation continentale à l’effet de consolider ses acquis… »

La cérémonie de ce 9 septembre 1999 rassemble quarante trois (43) Chefs d’Etat et de gouvernement d’Etats africains et fait défiler vingt quatre (24) unités militaires.

A cette session extraordinaire de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) pour éviter que sept  Etats africains perdent leur droit de vote, le Guide libyen paie leurs arriérés de cotisations à hauteur de 4,5 millions de Dollars ou 2 milliards 768 millions 895 mille 700 Francs CFA.

Pour  la jeunesse africaine, il  offre à l’UNESCO la somme de 200 millions de dollars ou 122 milliards 684 millions 180 mille Francs CFA. 

Après l’attaque de l’Irak par les Etats-Unis d’Amérique et  ses alliés le 20 mars 2003, le Guide libyen prend peur et démantèle en 2003 ses installations nucléaires clandestines et de fabrication d’armes de destruction massive.

Le cinquième Président de la République d’Irak, Saddam Hussein  est condamné et exécuté par pendaison le 30 décembre 2006 à Bagdad.

Le 15 août 2003, le Guide libyen et les autorités de la Grande-Bretagne signent une convention dans laquelle le Guide libyen donne son accord pour dédommager les parents des victimes de l’attentat de Lockerbie.

A partir d’un compte ouvert en Suisse, il donne 10 millions de Dollars par victime ou 6 milliards 559 millions 570 mille Francs CFA, soit pour les 270 victimes, 2 milliards 700 millions de Dollars ou 1 billion 771 milliards 83 millions 900 mille Francs CFA. 

Le 21 août 2003, le Guide libyen conditionne l’indemnisation des victimes de l’attentat de Lockerbie à la levée de l’embargo imposé à son pays. Il tient parole et verse aux victimes, la somme de 2,6 milliards de Dollars ou 1 billion 705 milliards 488 millions 199 mille 999 Francs CFA.

Il accepte également de dédommager les parents des victimes françaises du DC 10 avec 35 millions de Dollars ou 22 milliards 958 millions 495 Francs CFA mais refuse d’indemniser celles de l' »Armée Républicaine Irlandaise » (IRA).

Il exige une fois encore la levée totale de l’embargo imposé à son pays.

La France qui trouve la somme reçue par les victimes françaises cinquante (50) fois inférieures à celle des américains menace d’user de son droit de veto si, au nom de l’équité, une indemnisation complémentaire n’est pas versée aux familles des victimes françaises.

Le samedi 13 septembre 2003, le fils du Guide libyen, Saïf Al-Islam Kadhafi, Président d’une Fondation de bienfaisance révèle au Quotidien français « Figaro » qu’un accord a été conclu avec les parents des victimes françaises du DC 10 et que ces dernières bénéficieront de la même indemnisation que celle des familles américaines. Il précise que les sommes nécessaires à cette indemnisation proviendraient des contributions des sociétés françaises installées en Libye. 

Le Conseil de sécurité vote effectivement la levée des sanctions contre la Libye le même samedi mais Washington et Paris s’abstiennent de voter. 

Le 19 décembre 2006, les cinq (5) infirmières bulgares, le médecin Bulgare et les autres coopérants emprisonnés en Libye, sont condamnés à mort par un Tribunal libyen.

La Cour de cassation de Tripoli confirme la peine de mort  le 20 juin 2007 et le 17 juillet 2007, le Haut Conseil de justice de Libye commue la peine de mort à la prison à vie.

Après des échanges avec les autorités libyennes, la Première Dame de France, Cecilia Sarkozy se rend en Lybie et retourne le 24 juillet 2007, en France avec les cinq (5) infirmières et le médecin bulgare et le Président de la France Nicolas Sarkozy déclare : « L’intervention de mon épouse a été « remarquable ».

Cécilia Ciganer née le 12 novembre 1957 à Boulogne-Billancourt se marie en 1984 avec Jacques Martin et Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly-sur-Seine officie ce mariage.

Après le divorce de Cécilia Ciganer et Jacques Martin en 1989 et le divorce de Nicolas Sarkozy d’avec sa première épouse, Cécilia Ciganer et Nicolas Sarkozy se marient à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1996 et ont un fils nommé Louis.

La France nie avoir versé de l’argent à la Libye mais en juillet 2009, le Premier ministre bulgare Boyko Borisov contredit le Président français Nicolas Sarkozy et déclare que son prédécesseur Sergueï Stanichev a versé 72 millions de Dollars ou 47 milliards 228 millions 904 Francs CFA à la Libye pour obtenir leur libération.

Le fils du Guide libyen, Saïf al-Islam Kadhafi confirme les propos du nouveau Premier ministre bulgare dans le journal Le Monde en disant : « …Ce que je peux dire, c’est que les Français ont arrangé le coup. Les Français ont trouvé l’argent pour les familles (des enfants malades). Mais je ne sais pas où ils l’ont trouvé…»

Le 26 décembre 2007, pour permettre aux africains de disposer de leurs propres réseaux de communication, le Guide libyen Mouammar Kadhafi offre à l’Afrique, son premier satellite de communication en déboursant la somme de 300 millions de Dollars ou 143 milliards 627 millions 253 mille 859 Francs CFA.

La Banque Africaine de Développement avance 50 millions de Dollars ou 23 milliards 937 millions 787 mille 928 Francs CFA et la Banque Ouest Africaine de Développement donne 27 millions de Dollars ou 12 milliards 924 millions 773 mille 119 Francs CFA.

L’engagement de l’Afrique encourage la Chine et la Russie qui cèdent leur technologie.

Le premier satellite de l’Afrique, le « Regional African Satellite Communication Organization » (RASCOM) assure la couverture universelle du continent africain en matière de téléphonie, télévision, radiodiffusion et autres applications comme la télémédecine et l’enseignement à distance. 

La connexion  en télécommunication se réalise désormais à bas coût et devient disponible sur tout le continent, même dans les zones rurales grâce au système par pont « radio Wmax« .

Ce geste du Guide de la Révolution libyenne fait perdre à l’Occident, plus de 500 millions de Dollars de dettes sur l’Afrique chaque année ou 298 milliards 046 millions 167 mille 791 Francs CFA.

Les Occidentaux qui perdent les intérêts de ces dettes de télécommunication sont mécontents et en veulent au Guide libyen Mouammar Kadhafi.

S’en prenant à l’Italie, le Guide libyen exige que ce pays dédommage la Libye pour la période coloniale et le 30 août 2008, la Libye et l’Italie signent un « Traité d’amitié »  pour clore le contentieux sur la période coloniale. 

L’Italie s’engage à réaliser en Libye des investissements de 5 milliards de Dollars ou 2 billions 537 milliards 158 millions 660 mille 168 Francs CFA dont une autoroute de 1.700 km. 

En janvier 2008, constatant que les Etats africains non-producteurs de pétrole éprouvent des difficultés pour régler leurs factures pétrolières, le Guide libyen propose à ses homologues africains de mutualiser l’argent de l’or noir sur le continent.

Pour ce faire, il charge le Secrétaire du Comité de direction de la « National Oil Company » (NOC), Choukri Ghanem  de contacter les pays producteurs de pétrole et de leur suggérer, ainsi qu’à l’Union africaine, la création d’un fonds spécifique pour  alléger les charges des pays africains pauvres.

Après le coup d’état du 6 août 2008 fait par Mohamed Ould Abdelaziz de la Mauritanie et la crise d’avril 2009, le Guide libyen apporte son soutien au nouveau Président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz. 

En effet, Président de l’Union africaine en 2009 et médiateur dans la crise mauritanienne, le Guide libyen après avoir passé trois  jours Nouakchott en Mauritanie  prend position pour Mohamed Ould Abdelaziz et dit : « Il n’y avait pas de problème en Mauritanie et il faut juste organiser des élections le 6 juin (2009). »

Le Guide libyen lors de sa présidence à la tête de l’Union africaine propose aux États africains de créer une nouvelle monnaie panafricaine qui ne dépendra plus du Dollar américain et qui sera  baptisé « Dinar-or« . 

Le Chef de l’Etat de la Lybie veut détourner les bénéfices pétroliers de chaque Etat africain  vers des fonds contrôlés par cet État africain plutôt que par des banques américaines.

En somme,  l’objectif du Guide libyen est de mettre fin à la suprématie du Dollar dans les échanges pétroliers, surtout qu’avec la bonne gestion des revenus du pétrole, la Libye a pu stocker 143 tonnes d’Or et de la monnaie dans la même quantité, selon « WikiLeaks« .

Richesse de la Libye pouvant faire d’elle, la puissance la plus influente d’Afrique dépassant ainsi  des pays Occidentaux dont la France.

Pour l’affaire de l’attentat de Lockerbie, la Grande-Bretagne et la Libye signent des Accords de coopération judiciaire et d’extradition de prisonniers à fin avril 2009. 

Le 7 mai 2009, la Libye demande officiellement l’extradition d’Abdel Basset Ali al-Megrahi, le présumé auteur de l’attentat de Lockerbie pour raison de santé. Le prisonnier âgé de cinquante sept (57) ans serait atteint d’un cancer de la prostate en phase terminale selon les autorités libyennes et il ne lui resterait que quelques semaines à vivre.

Libéré le 20 août 2009 par Kenny MacAskill, ministre de la Justice écossaise, Abdel Basset Ali al-Megrahi, est accueilli en triomphe à Tripoli et est reçu le lendemain par le Guide libyen.

L’accueil chaleureux réservé au condamné est mal vu par les parents des victimes de l’attentat de Lockerbie et des occidentaux et le 23 septembre 2009, une résolution non contraignante du Sénat américain condamne les honneurs réservés aux prisonniers libyens  libérés.

Kenny MacAskill, ministre de la Justice d’Ecosse précise que la libération d’Abdel Basset Ali al-Megrahi a été faite au nom de la compassion et de la clémence et la Libye de faire profil bas.

Lors de la 64ème Assemblée générale de l’ONU du 15 septembre 2009, le  Guide libyen  que le siège de l’ONU soit déplacé dans un lieu intermédiaire et confortable. Il dit :  «Le point sensible que je souhaite aborder est l’emplacement du Siège de l’Organisation des Nations Unies, le lieu où nous nous trouvons actuellement. (…) Vous avez tous traversé des océans et des continents– l’océan Atlantique, l’océan Pacifique, l’Asie, l’Europe et l’Afrique – pour venir ici. Pourquoi ?  Est-ce Jérusalem ? Est-ce le Vatican ?  Est-ce La Mecque ?  Il est clair que vous êtes tous assoupis et fatigués. Pour quelles raisons? Pourquoi cette fatigue ? Vous, par exemple, dans votre pays, les gens dorment en ce moment, en pleine nuit, mais vous êtes réveillés alors que vous devriez dormir en fonction de votre horloge biologique.  Je me suis réveillé ce matin à quatre heures, heure locale de New York, avant l’aube, car en Libye cela correspond à 11 heures du matin. Je me suis levé tard si on tient compte du fait qu’il est 11 heures en Libye. Je suis debout depuis 4 heures ce matin (…) Pourquoi ne pas envisager un lieu intermédiaire et confortable ? (…) Je veux délester l’Amérique de ce poids. Soulagez-la de cette charge et remerciez-la (…) Imaginons que quelqu’un fasse exploser l’avion ou la voiture d’un Président (…) Un terroriste peut aussi venir faire sauter ce bâtiment qui, d’ailleurs, est la cible d’Al-Qaida. Oui, ces locaux ( …) (Voir le discours entier ICI)

Hospitalisé en Libye le 13 avril 2012, Abdel Basset Ali al-Megrahi de l’attentat de Lockerbie décède le 20 mai 2012.

Suivant l’agence libyenne Jana, la grand-mère paternelle du Président Barack Obama, Sarah Obama s’est rendue, le 23 décembre 2009 à Tripoli pour remercier le Guide de la Révolution libyenne pour les efforts qu’il fournit en faveur de l’unité du continent africain et lui signifier sa reconnaissance pour ses initiatives humanitaires envers les citoyens africains.

A la tête de l’Union africaine, le Guide libyen demande à ses pairs en février 2009 de l’appeler désormais « Roi des Rois traditionnels d’Afrique« .

Le 14 décembre 2010, invité au « Festival mondial des arts nègres » à Dakar au Sénégal (FESMAN), le Guide libyen appelle les dirigeants africains à créer une unique armée africaine et un seul gouvernement pour protéger le continent et faire face aux Forces étrangères telle que  l’OTAN.

Le Président sénégalais Abdoulaye Wade va dans le même sens que le Guide libyen et réclame l’instauration des « Etats-Unis d’Afrique« .

Le 15 février 2011, suite aux révoltes populaires en Tunisie et en Egypte qui ont emporté le Président Zine El Abidine Ben Ali de la Tunisie et Hosni Moubarak de l’Egypte, un sit-in est organisé à Benghazi, en Lybie.

Le Guide libyen tente d’éteindre l’étincelle en réprimant les manifestants mais les rassemblements s’étendent à la ville d’Al-Baida, à l’Est de la capitale Tripoli.

Le 17 février 2011, des appels à manifester sont lancés sur Facebook pour la journée de la colère contre la corruption et le népotisme du régime du Guide libyen Mouammar Kadhafi.

Avec l’aide des Occidentaux, les rebelles créent le « Conseil national de Transition » (CNT) dans la ville de Benghazi.

Le 21 février 2011, le Guide libyen annonce qu’il a reçu les appels de soutien de cinq (5) chefs d’Etat, Abdelaziz Bouteflika de l’Algérie, Mohamed ould Abdel Aziz de la Mauritanie, Amadou Toumani Touré du Mali, Abdoulaye Wade du Sénégal et Alpha Condé de la Guinée. 

Le 22 février 2011, le Guide libyen dans une émission télévisée, annonce qu’il tuera les manifestants qui ne sont que des rats, des bandes de criminels  et des drogués.

Le dimanche 12 juin 2011, le Président malien Amadou Toumani Touré dit ATT, fidèle au Guide libyen déclare : « Je suis très peiné face à la situation dans laquelle se trouve la Libye, un pays ami qui nous est cher (…) Avec le conflit en Libye, des armes se sont retrouvées au Sahel. C’est un danger et nous devons être vigilants ».

Deux (2) mois avant la fin de son mandat, le Président malien Amadou Toumani Touré est victime d’un coup d’Etat dans la nuit du 21 au 22 mars 2012.

Le Président de l’Algérie Abdelaziz Bouteflika  soutient le Guide libyen et  accueille en Algérie le lundi 29 août 2011 à 08h45 (07H45 GMT), Safia, l’épouse du Guide libyen, sa fille Aïcha, ses fils Mohamed et Hannibal ainsi que leurs enfants.

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2011, l’un des enfants du Guide libyen Mouammar Kadhafi, Seïf al-Arab et trois (3) des petits-enfants de Kadhafi sont tués à leur résidence au cours des frappes de l’OTAN. 

Le Président sénégalais Abdoulaye Wade est le premier Chef d’Etat africain à apporter son soutien aux rebelles Libyens. Il se rend à Benghazi, le fief des rebelles et tient ce discours : « …Tu (Kadhafi) es arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, il y a plus de quarante (40) ans. Tu n’as jamais fait d’élections, tu as prétendu parler au nom du peuple. Tout le monde sait que c’est une dictature que tu as établie. Tu as commis beaucoup de choses horribles, même quand j’étais ici. J’ai vu à la télévision des jeunes pendus, pour que le peuple ait peur et obéisse. Tu as pris des décisions très graves, tu as fait exploser deux avions avec des femmes et des enfants, des innocents. Mais dans le monde des chefs d’Etat, il y a une sorte de loi d’omerta. Je te regarde maintenant dans les yeux, il faut arrêter les dégâts, les tueries, en faisant une déclaration unilatérale de cessez-le-feu. Je m’adresserai à la France, à la Grande-Bretagne, aux Etats-Unis pour leur demander d’arrêter les bombardements, mais seulement une fois que tu auras arrêté. Dans l’intérêt du peuple Libyen, il faut te retirer de la politique, ne pas rêver de revenir. Si tu veux bien, je t’aiderai à te retirer du pouvoir. Plus tôt tu partiras, mieux ça vaudra… »

Cheikh Tidiane Gadio, homme politique sénégalais et leader du « Mouvement Politique citoyen Luy Jot Jotna » (Mpcl) réplique : « Le vaudeville de Wade à Benghazi n’est rien qu’une manière d’emballer Sarkozy et Barack Obama dans son projet funeste de dévolution monarchique à travers un habillage institutionnel. » 

Cheikh Tidiane Gadio dit au Président sénégalais qu’il se trompe d’exemple puisque les Etats-Unis d’Amérique ont trois (3) tours d’élection. 

Après la sortie du politique sénégalais Gadio, le fils du Président sénégalais, Karim Wade l’accuse d’avoir reçu de l’argent du Guide libyen.

Saïf Al Islam Kadhafi, le fils du Guide libyen avance à son tour que le Président sénégalais Abdoulaye Wade et son fils Karim Wade ont reçu  20 millions d’Euros ou 13 milliards 119 millions 140 mille Francs CFA de la part du Guide de la Révolution libyenne.

Saïf Al Islam Kadhafi dit : « La France a ses valets en Afrique. Ils ne vénèrent pas Dieu, ils vénèrent l’Elysée. Certains ont leurs raisons. Abdoulaye Wade a reçu 20 millions d’Euros ou 13 milliards 119 millions 140 mille FCFA pour son fils Karim. C’est le Qatar qui a payé, nos espions nous disent tout. L’acharnement contre le régime Libyen reste l’argent, l’argent, l’argent et le pétrole. Personne ne soutient les rebelles en Syrie, par exemple. Mais ici, il y a du pétrole. La Libye est un gigantesque gâteau que les pays (étrangers) veulent se partager… »

Le ministre burkinabé des Affaires étrangères et de la coopération régionale, Djibril Bassolé sous le Président Blaise Compaoré déclare : « Au vu de l’évolution de la situation, le CNT se présente comme la structure qui est à même d’assurer la sécurité et de conduire les Libyens vers la construction d’un Etat de droit moderne. »

Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la Mauritanie et Président en exercice du « Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine » (CPS/UA) et dirigeant du Haut Comité ad-hoc sur la Crise en Libye réclame le départ du Guide libyen.

Le vendredi 25 février 2011, les Etats-Unis d’Amérique sanctionnent  14 sociétés identifiées comme des filiales de la compagnie pétrolière nationale libyenne (NOC). 

Le lundi 28 février 2011, le Responsable du Trésor à Washington sous le Président Barack Obama, bloque 30 milliards de Dollars d’actifs  financiers de la banque centrale libyenne, soit 18 billions 381 milliards 429 millions de Francs CFA.

A Paris en France, les ministres des Affaires étrangères des pays du G8 se réunissent le lundi 14 mars 2011 pour débattre du cas de la Libye.

Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères de la France dit sur la Radio Europe 1,  le mardi 15 mars 2011 : « Pour l’instant, je ne les ai pas convaincus » et après la reprise des négociations, il dit : « Nous sommes d’accord pour demander au Conseil de sécurité d’accroître ses pressions sur le colonel Kadhafi ».

Le 17 mars 2011, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte par  dix (10) voix  « POUR » sur les quinze (15) membres du Conseil de sécurité de l’ONU, et cinq (5) abstentions, la résolution 1973 qui autorise une intervention étrangère en Libye. (Voir la Résolution entière à la fin du présent article).

L’article 4 de la résolution 1973 stipule que : « Les Etats membres (…) à prendre toutes mesures nécessaires pour protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque (…), tout en excluant le déploiement d’une force d’occupation étrangère sous quelque forme que ce soit.. »

La Russie et la Chine s’abstiennent d’user de leur droit de véto pour bloquer son adoption et la résolution passe au Conseil de sécurité de l’ONU.

Tous les Etats Occidentaux ne sont pas d’accord avec ce qui se passe en Lybie et trois (3) camps se dégagent : 

1°) Les Etats qui  participent à la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne et acceptent des frappes sur la Lybie : 

a) la France ;

b) la Grande-Bretagne ;

c) les Etats-Unis d’Amérique ;

d) le Canada ;

e) la Belgique ;

f) et la Norvège.

Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères français déclare : « …C’est une question de jours, c’est peut-être une question d’heures (…) Chaque jour, chaque heure qui passe alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Prenons garde d’arriver trop tard, ce sera l’honneur du Conseil de sécurité d’avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l’oppression (…) Oui, il y aurait une participation Américaine aux opérations militaires. Nous avons d’excellentes raisons de penser qu’il y aura une participation des pays arabes … »

02°) Les Etats qui refusent catégoriquement de participer à la guerre et ne prennent pas part à cette « aventure de destruction de la Libye« , selon leurs termes :

a) la Chine ;

b) l’Allemagne ;  

c) et la Russie.

La Chine émet de sérieuses réserves et dit avoir renoncé à son véto en se basant sur la  demande d’intervention formulée par la Ligue arabe.  La Chine par l’intermédiaire de son Porte-parole,  ministère des Affaires étrangères Chinois, Jiang Yu dit : « Nous nous opposons au recours à la force dans les relations internationales (…)  la crise en Libye devait être résolue par la négociation et par d’autres moyens pacifiques.»

L’Allemagne expose son scepticisme  et dit : « Il y a des risques et des dangers considérables… »

Enfin, Vitali Tchourkine, Ambassadeur Russe à l’ONU dit : « C’est regrettable que la passion pour l’usage de la force ait prévalu… »

3°) L’Etat qui a voulu se montrer neutre est l’Italie.

L’Italie adopte une position intermédiaire. Elle ne veut pas participer directement à l’attaque mais elle se porte volontaire pour faciliter l’intervention étrangère en mettant à la disposition des Forces étrangères, ses bases de Trapani Birgi, en Sicile, et Gioia del Colle, dans les Pouilles. 

Barack Obama  avec son homologue Felipe Calderon, Président du Mexique, lors d’une conférence de presse à la Maison blanche le jeudi 3 mars 2011, déclare : « (…)  Nous continuerons à envoyer un message très clair: la violence doit cesser. Mouammar Kadhafi a perdu toute légitimité comme dirigeant et il doit partir (…)  Ceux qui sont dans son entourage (Kadhafi) doivent comprendre que nous voyons bien les violences qu’ils commettent contre des civils innocents et qu’ils auront des comptes à rendre. (…)Je veux que nos décisions soient prises en fonction de ce qui sera le mieux pour le peuple libyen, en consultation avec la communauté internationale…»

Le samedi 19 mars 2011, se tient à Paris, en France un Sommet international sur la Lybie avec la présence effective :

1°) M. Nicolas SARKOZY, Président de la France ;

2°) M. Ban Ki Moon, Secrétaire général des Nations Unies ; 

3°) M. José Luis Zapatero, Président du Gouvernement du Royaume d’Espagne; 

4°) Mme Angela Merkel, Chancelière de la République fédérale d’Allemagne ; 

5°) M. Steven Harper, Premier ministre du Canada ; 

6°) Mme Hillary Clinton, Secrétaire d’Etat des Etats-Unis ; 

7°) M. Silvio Berlusconi, Président du Conseil des Ministres de la République Italienne ; 

8°) M. David Cameron, Premier Ministre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord; 

9°) M. Cheikh Hamad Bin Al Jassem, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar ; 

10°) M. Donald Tusk, Président du Conseil des Ministres de la République de Pologne; 

11°) M. Lars Loekke Rasmussen, Premier Ministre du Royaume de Danemark ; 

12°) M. Georges Papandréou, Premier Ministre de la République Hellénique ; 

13°) M. Jens Stoltenberg, Premier Ministre du Royaume de Norvège ; 

14°) M. Yves Leterme, Premier Ministre du Royaume de Belgique ; 

15°) M. Mark Rutte, Premier Ministre du Royaume des Pays-Bas ; 

16°) M. Amr Moussa, Secrétaire général de la Ligue arabe ; 

17°) M. Herman Van Rompuy, Président du Conseil Européen ; 

18°) Mme Catherine Ashton, Haute-Représentante pour la politique étrangère et de sécurité ; 

19°) M. Hoshyar Mahmoud ZEBARI, Ministre des Affaires étrangères de la République d’Irak ; 

20°) M. Cheikh Abdallah Bin Zayed, ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis ;

21°) M. Nasser Joudeh, ministre des Affaires étrangères du Royaume de Jordanie ; 

22°) M. Taïeb Fassi-Fihri, ministre des Affaires étrangères du Royaume du Maroc

L’Union africaine qui a pour Président  le gabonais Jean Ping n’est pas invitée à ce Sommet.

Lors de ce Sommet, le Président français Nicolas Sarkozy  tient ce discours : « Aujourd’hui se sont réunis à Paris, sous la présidence conjointe de la France et du secrétaire général des Nations unies, les dirigeants de la ligue des Etats arabes et de l’Union européenne ainsi que les représentants des Etats-Unis et du Canada.  Ensemble nous avons décidé d’assurer l’application de la résolution du Conseil de sécurité exigeant un cessez-le-feu immédiat et l’arrêt des violences contre les populations civiles en Libye… » (Voir le discours entier à la fin du présent article).

Un extrait  de la résolution du Sommet international sur la Lybie du 19 mars 2011 : « (…) Nous sommes déterminés à prendre toutes les actions nécessaires, y compris militaires, conformément à la résolution 1973, pour assurer le plein respect des exigences du Conseil de sécurité. Nous assurons le peuple libyen de notre détermination à être à ses côtés pour l’aider à réaliser ses aspirations et à bâtir son avenir et ses institutions dans un cadre démocratique. Nous rappelons que la résolution  1973 du Conseil de sécurité ne permet ni occupation ni tentative  d’occupation de la Libye. Nous rendons hommage à l’action courageuse du Conseil  national de transition libyen (CNT) et à tous les responsables libyens qui se sont courageusement désolidarisés du régime libyen et ont apporté leur appui au CNT. Notre engagement s’inscrit dans la durée : nous ne laisserons pas le colonel Kadhafi continuer de défier la volonté de la communauté internationale et mépriser celle de son peuple. Nous poursuivrons notre aide en faveur des Libyens afin qu’ils puissent reconstruire leur pays, dans le plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Libye. »

Après le feu vert donné, le même samedi 19 mars 2011, à 17H45, les avions français par l’opération qu’ils baptisent « Opération  Aube de l’Odyssée » débutent les premières frappes sur la Lybie autour du fief des rebelles, la ville de Benghazi.

Dans  la soirée, ils sont rejoints par les tirs de missiles américano-anglais.

Au Mini-sommet à huis-clos de l’Union africaine présidée par le gabonais Jean Ping et un politique éthiopien M. Meles Zenawi, M. Jean Ping déclare : « Les occidentaux viennent nettoyer une maison qui est sale. Laissons-les faire. »

Le Président du Sénégal, Abdoulaye Wade dit : « M. Kadhafi doit partir. Il a fait assez de mal comme cela. En plus, il n’a jamais tenu les promesses d’aide qu’il nous a faites. » 

La réplique du Président de l’Ouganda, Yoweri Museveni ne laisse aucun doute sur sa position : « Ce n’est pas une question d’argent. D’ailleurs, plusieurs d’entre nous ont bénéficié de la Cen-Sad ! Ce n’est pas une question de : « il a fait ceci ou n’a pas fait cela ». La preuve, il a aidé Amin Dada et je ne lui en veux pas. C’est une question de principe. La souveraineté d’un Etat africain est bafouée. On ne peut pas laisser l’Otan continuer ses bombardements. »

Le jeudi 5 mai 2011, la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton expose :  « La communauté internationale doit accroître l’isolement diplomatique et politique du régime Kadhafi (…) Les Etats qui n’ont pas encore suspendu le fonctionnement  des ambassades de Libye doivent le faire.  Ils doivent aussi envoyer des émissaires à Benghazi et faciliter la création de bureaux de représentation du Conseil national de transition dans les capitales du monde entier (…) Il est temps qu’une transition démocratique commence. »

Le 8 juin 2011, Mohamed Ould Abdelaziz, Président de la Mauritanie et Chef du Panel de l’Union Africaine (UA)  pour la Lybie dit : « Le départ de Kadhafi devient une nécessité. »

Les 30 juin 2011 et 1er juillet 2011, la résolution du  17ème Sommet de l’Union africaine sur la Libye qui se tient à Malabo en Guinée équatoriale est : « (…) La Conférence a réaffirmé toutes les décisions antérieures de l’UA sur la situation en Libye, ainsi que sa conviction que seule une solution politique permettra de  répondre aux aspirations légitimes du peuple libyen et de préserver l’unité et l’intégrité territoriale du pays. A cet égard, la Conférence souligné la pertinence et la validité de la Feuille de route de l’UA articulée par le CPS lors de sa 265ème  réunion. Elle fait siennes les propositions en vue d’un Accord-cadre pour une solution politique à la crise en Libye, telles que présentées par le Comité ad hoc, dans le cadre de la Feuille de route de l’UA et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de Nations unies. Elle a demandé au Comité ad hoc de soumettre ces propositions aux parties libyennes, à savoir le Gouvernement de la Jamahiriya arabe libyenne et le Conseil national de transition (CNT) de la Libye, et à les engager sur cette base, y compris à travers la convocation rapide de négociations sous les auspices de l’UA et des Nations unies, avec le soutien de la Ligue des Etats arabes, l’Organisation de la Conférence islamique et l’Union européenne. Elle a exhorté les parties libyennes à faire preuve de la volonté politique nécessaire, à placer l’intérêt suprême de leur pays et de leur peuple au-dessus de toute autre considération, et d’apporter la coopération nécessaire au Comité ad hoc de haut niveau. Elle a prié en outre les partenaires internationaux de l’UA, en particulier le Conseil de sécurité des Nations unies et ses membres, ainsi que les partenaires bilatéraux concernés, de soutenir l’initiative africaine et la recherche d’une  solution politique, qui constitue  la meilleure voie pour atteindre, en Libye, les objectifs interdépendants de paix, de démocratie, d’Etat de droit et de réconciliation nationale. La Conférence a souligné que le rôle de l’UA est formellement reconnu par la résolution 1973 (2011) du  Conseil de sécurité des Nations unie et est pleinement compatible avec les dispositions du Chapitre VIII de la Charte des Nations unies, ainsi que la contribution particulière que le Comité ad hoc peut apporter au règlement de la crise actuelle. Elle a prié le Comité ad hoc de faire rapport régulièrement au CPS et à sa 18ème session ordinaire sur ses efforts en vue d’une solution politique à la crise libyenne. »

Le vendredi 1er septembre 2011, lors du Sommet de l’Union africaine à Malabo, les Chefs d’Etat africains décident d’écarter le Guide libyen des négociations.

Le 21 septembre 2011, arrivé à Paris pour la remise du prix Houphouët-Boigny, le Président du Sénégal Abdoulaye Wade juge le Guide de la Révolution libyenne en ces termes : « Je me suis heurté à certains chefs d’Etat qui disent qu’il a beaucoup fait pour l’Afrique. C’est faux ! Il n’a rien fait pour l’Afrique. Il a tout juste construit 30 km de route au Niger et quelques maisons dans certains pays. Qu’on me dise quel grand projet africain il a financé ! Ni énergie, ni agriculture, dans aucun domaine il n’a mis de l’argent. Pour un pays qui a autant d’argent, je trouve que c’est zéro ce qu’il a fait. Quand des droits de l’homme sont violés, ou que des génocides sont commis, les forces extérieures doivent intervenir et mettre un terme à ce processus.»

Le lundi 17 octobre 2011, le Premier ministre britannique David Cameron dit, après une réunion du Conseil national de sécurité sur la Libye : « Kadhafi doit arrêter le combat sans condition et montrer clairement qu’il renonce à contrôler la Libye. (…) La grande majorité de Tripoli est désormais contrôlée par les combattants libres (…) Pour la reconstruction d’une Lybie) libre, démocratique et ouverte à toutes les composante (…) Nous serons bientôt en mesure de débloquer les actifs gelés qui appartiennent au peuple libyen. (…) Il y a six mois, nous avons pris la décision difficile de nous engager militairement pour soutenir le peuple libyen. (…)J’ai dit à  l’époque que cette action était nécessaire, juste et légale, et je le crois encore aujourd’hui. (…) Le peuple libyen est plus près de son rêve d’un meilleur avenir… »

Pendant ce temps, au Mali, des jeunes maliens Pro-Kadhafi s’organisent comme ils peuvent pour aller se battre aux côtés du Guide libyen et s’estiment plus nombreux que les rebelles mais manquent de logistiques. L’un de ces  jeunes, El hadj Maiga qui recrute fièrement des combattants confie au Reporter Jeffrey Gettleman le 15 mars 2011 : « Nous sommes tous prêts à mourir. Il a tant fait pour nous, après tout (…) Si seulement nous pouvions être comme eux (Touaregs qui se battent pour le colonel Kadhafi).» et se limite avec son groupe à distribuer des tracts pro-Kadhafi, le temps d’avoir des armes.  

Le grand intellectuel  libyen, Manny Ansar qui organise l’un des événements culturels les plus en vue d’Afrique de l’Ouest, le Festival au Désert du Mali dit  dans le  reportage de Jeffrey Gettleman : « Tant de ces présidents ont obtenu quelque chose de lui directement à un moment ou à un autre. Que peuvent-ils dire aujourd’hui ? »

Le Porte-parole du Président malien Amadou Toumani Touré, Seydou Sissouma, pendant les bombardements en Lybie avance : « Certains disent que le colonel est un démon, mais ce n’est pas vrai. (…) Kadhafi n’achète pas ses amis. La Libye a accepté de partager ses ressources avec les autres. Les autres producteurs de pétrole en Afrique, comme le Nigeria, ne le font pas… »

Le jeudi 20 octobre 2011, le convoi du Guide libyen qui se trouve à Syrte est la cible de frappes de l’OTAN et sur la vidéo présentée, le Guide libyen est vu vivant entre les mains des rebelles du CNT. 

Blessé à la tête, le vêtement du Guide libyen est trempé de sang  mais il est vivant et deux (2) heures  plus tard, le CNT annonce sa mort.

Plusieurs hypothèses circulent à ce jour sur sa mort.

La première indique qu’il a été assassiné lors des échanges pour sa capture.

Une autre hypothèse évoque qu’un rebelle du nom de Sana al-Sadek de dix-neuf (19) ans, présent dans l’ambulance qui transportait le Guide libyen Mouammar Kadhafi a tiré à bout pourtant sur lui, de deux balles dans le plexus solaire et ce jeune aurait avoué en disant : « c’est moi, j’ai tué Kadhafi ! » et a montré une énorme bague en or qui représente le sceau de commandement du Guide libyen.

Le Quotidien italien Corriere della Sera écrit que le Guide libyen a été assassiné par un agent des services secrets français.

Pour des Observateurs, l’une des raisons de la mort du Guide libyen est le fait qu’il ait dénoncé et menacé le Président français Nicolas Sarkozy sur le financement de sa campagne présidentielle de 2007.

En effet, le Guide libyen dit avoir personnellement donné au Président français Nicolas Sarkozy des fonds pour sa campagne présidentielle  de 2007 à hauteur de 50 millions d’Euros ou 32 milliards 797 millions 850 mille Francs CFA.

Pour d’autres, la colère du Président Nicolas Sarkozy contre le Guide libyen porte sur une rancune que le Président français a gardé depuis 2007 lorsque son ex-femme, Cécilia s’est rendue en Libye pour la libération des cinq (5) infirmières et le médecin bulgare.

Pris sur le mur d' »Arol KETCH », les raisons sont racontées comme suit : « Selon plusieurs sources, Kadhafi aurait couché avec l’épouse de Sarkozy du moment. En effet, le 22 juillet 2007, Cécilia Sarkozy s’envole pour Tripoli accompagnée de Claude Guéant et deux officiers de sécurité en vue de négocier la libération des infirmières bulgares accusées de plusieurs crimes notamment d’avoir transmis le sida à des enfants. Les négociations sont âpres et le guide libyen souhaite voir la première dame française dans le sous-sol de sa résidence privée de Benghazi. Il exige qu’elle soit seule. La suite est racontée par Emilie Lanez dans le livre La garçonnière de la République : “ Elle a eu peur; cet homme au regard fou la désirait et il fallait obtenir sa clémence sans lui céder. Des heures durant, en anglais, elle s’est efforcée de le séduire, de le circonvenir tout en lui tenant tête. Plus que jamais, Mouammar Kadhafi semblait excité; cette noble femme de chef d’Etat qui l’affrontait seule la nuit et qui lui résistait, quel défi… Soudain, explique l’épouse du Président, elle a senti « un appel d’air » et… Reprenant la parole, elle dit avoir demandé une pause au colonel”. Une fois rentrée en France, Kadhafi la rappelle alors sur son téléphone : “A cet instant sonne encore sur la table d’acajou le portable de Cécilia, qui, cette fois, regarde l’écran et décroche en enclenchant le haut parleur. Dans la salle à manger de La Lanterne, flottant entre les fauteuils Empire et les tableaux de maître, résonne la voix du guide suprême de la révolution libyenne : « Cécilia, I want you, I love you, Cécilia my dear, come back. Where are you ? I want you. » L’épouse du chef de l’Etat raccroche. Elle ne dit pas un mot, elle regarde son mari […] Dix jours plus tard, Nicolas et son épouse s’envolent pour les Etats-Unis. Les Agostinelli et les Cromback, ces fidèles de La Lanterne, les accueillent dans une villa louée à Wolfeboro, sur les bords du lac Winnipesaukee. Trois mois plus tard, le palais de l’Élysée publie un communiqué annonçant le divorce des époux Sarkozy”. Cécilia a aussi évoqué cet épisode dans son livre Une envie de vérité. Notons qu’après cet entrevue avec le colonel Kadhafi, Cécilia obtient gain de cause sur le sort des infirmières bulgares qui sont libérées. Quelle a été la monnaie d’échange? »

Le fils du Guide libyen, Mouatassim Kadhafi arrêté en même que son père et qui est aperçu vivant dans une prison libyenne est déclaré mort le  20 octobre 2011.

Le 25 octobre 2011, le Guide libyen et son fils Mouatassim sont inhumés dans le désert libyen, dans un lieu gardé secret.

Dans la nuit du vendredi 18 novembre 2011 au samedi 19 novembre 2011,  Seif al-Islam Kadhafi, l’autre fils du Guide libyen est arrêté avec des doigts de la main coupés et bandés.

En dépit du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale décerné contre Seif al-Islam Kadhafi, le Vice-président et Porte-parole du CNT,  Abdelhafidh Ghoga annonce le dimanche 20 novembre 2011 que Seif al-Islam Kadhafi sera jugé en Libye.

Après la chute du Guide libyen, Nisreen âgée de dix-neuf (19) ans, l’une des quarante (40) femmes combattantes issues de l’Académie militaire fondée par le Président de la Libye et surnommées par ce dernier « Nonnes révolutionnaires« , qui formaient la garde rapprochée du Guide libyen se prononce : « J’en ai tué un (prisonnier), puis ils en ont amené un autre et j’ai continué (…) Ils m’ont dit de les tuer ou sinon c’est moi qu’ils allaient abattre. J’ai essayé de ne pas les tuer, je n’osais pas regarder en tirant, mais je ne pouvais pas m’enfuir. J’ai tué onze (11) prisonniers sur l’espace de trois jours. »

Elle dit avoir été régulièrement violée par ses supérieurs. 

Pour des analystes, cette garde féminine, l’unique dans le monde, formée pour protéger le Guide libyen Mouammar Kadhafi étaient des machines à tuer. 

Les infirmières bulgares condamnées et libérées donnent leur impression après la mort du Guide libyen.

Valia Tcherveniachka déclare : « La nouvelle m’a beaucoup réjouie. C’est un châtiment. Un chien comme lui méritait une mort de chien. Je me demande quand même si c’est bien lui.»

Valentina Siropoloua : « Je suis vraiment satisfaite, je m’y attendais. Il a reçu ce qu’il méritait. »

Snejana Dimitrova et Kristiana Valtcheva disent être indifférentes à la mort du Guide libyen Mouammar Kadhafi auraient été contentes s’il avait été capturé vivant.

Snezhana Ivanova Dimitrova quant à elle se démarque  de la joie des autres et dit : « Je ne me réjouis pas de la mort de personne, même s’il s’agit de mon ennemi. »

A côté de ces déclarations, des africains et autres Observateurs internationaux prennent la défense du Guide libyen.

Le site web « www.slateafrique.com » rapporte : « Outre les fonds investis dans les amphithéâtres universitaires, la clinique et le boulevard, Kadhafi draine, dans son sillage, toutes sortes de financements libyens impossibles à évaluer  avec précision. En 2003, le colonel inaugure le siège le plus luxueux qu’une banque ait connu au Faso en dehors de la Banque centrale. C’est déjà lui qui, en 2002, avait posé la première pierre de ce bâtiment de la Banque commerciale du Burkina (BCB), ex- Banque arabe libyenne du Burkina (Balib). 50% des capitaux de la BCB appartiennent à la Libyan Arab Foreign Bank (LAFB). En mai 2005, le colonel  Kadhafi inaugure le luxueux hôtel Libya, qui toise la salle de conférence de Ouaga 2000. Le standing 5 étoiles est inégalé dans la capitale burkinabè. Dans le hall de l’établissement trône un portrait géant du Guide au poing levé. Le complexe commercial et hôtelier aurait coûté plus de 35 millions d’Euros ou 22 milliards 958 millions 495 mille Francs CFA. Le pouvoir de Tripoli encourage tout investissement libyen privé au « pays des hommes intègres ». Le groupe de commercialisation de produits pétroliers Tamoil, détenu depuis 1988 par des intérêts libyens, prend le contrôle des anciennes stations Tagui, une société à capitaux burkinabè tombée en faillite. Dans le domaine du transport international, l’embargo aérien enfin levé, Afriqiyah Airways s’engouffre dans la brèche laissée par la compagnie Air Afrique. »

Le Quotidien sénégalais,  l’ »Observateur » écrit : « Mouammar Kadhafi a financé « la Case des Tout-Petits » à hauteur de 49 millions de Francs CFA, un rêve du Président Abdoulaye Wade. Le fonctionnement de la Faculté de « l’Appel islamique », Université islamique établie à Piré dans la région de Thiès au Sénégal avait été  entièrement pris en charge par le guide libyen, à savoir, le salaire des professeurs, les bourses d’études de 200 étudiants Sénégalais, Mauritaniens, Maliens et Guinéens. Il a aussi assuré les frais d’études et de séjour des 10 meilleurs étudiants de chaque filière de l’Université, sélectionnés pour continuer le cursus en Libye. Le « Complexe islamique » et la Mosquée érigés en 1997 dans la communauté rurale de Ngueniène dans la région de Mbour au Sénégal à coûté à Mouammar Kadhafi, 120 millions de Francs CFA.  Les travaux de rénovation ont coûté 40 millions de francs CFA à la Libye. Le « Roi des Rois d’Afrique » avait promis la construction d’un édifice au Président Abdoulaye Wade du Sénégal. »

Il est confirmé par beaucoup de personnes que sous le régime du Guide libyen Mouammar Kadhafi : « L’électricité et l’eau à usage domestique étaient gratuites ; le prix d’un litre d’essence était de 0,08 Euros ou environ 52,47 Francs CFA. Les  banques Libyennes accordaient des prêts sans intérêts. Les citoyens Libyens ne payaient pas d’impôts et de Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Le prix pour l’achat d’une voiture était au prix d’usine. Une bourse de 1.627,11 Euros ou 1 million 067 mille 242 Francs CFA par mois était attribuée à chaque étudiant qui voulait faire ses  études à l’étranger. Les étudiants diplômés recevaient le salaire moyen de la profession du cursus choisi lorsqu’il ne trouvait pas d’emploi. L’Etat payait le premier appartement de 150 mètres carrés du couple qui venait de se marier. Chaque famille libyenne sur présentation du livret de famille recevait une aide de 300 Euros ou 196.787 Francs CFA par mois. L’employé de la Fonction publique qui se déplaçait à travers la Lybie recevait une voiture et une maison qui lui revenait quelques années après. La Libye était le dernier pays dans la liste des pays endettés avec une dette publique de 3,3 % du PIB lorsqu’elle est de 84,5% pour la France, 88,9 % pour les Etats-Unis d’Amérique et 225,8% pour le Japon.»

Abondant dans le même sens, l’ex-ambassadeur Russe en Libye, Vladimir Chamov précise : « Quelle oppression ? Les Libyens bénéficiaient d’un crédit de vingt (20) ans sans intérêts pour construire leurs maisons, un litre d’essence coûtait environ   14 cents, la nourriture était gratuite, et on peut acheter une jeep KIA sud-coréenne neuve pour 7500 Dollars ou 3 millions 537 mille 026 Francs. »

Le Guide libyen assurait à lui seul, 15 % des cotisations de l’Union africaine et M. Jean-Paul Pougala, écrivain camerounaise, Directeur de l’Institut d’études géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la diplomatie de Genève dans Les mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye fait ressortir cette analyse : « Pour déstabiliser et détruire l’Union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les États-Unis d’Afrique avec la main de  maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée). Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du XVIII-XIXe siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine  Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent. Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains  sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les  27 pays de l’Union Européenne. L’UPM sans le principal moteur de la fédération  africaine était foirée avant même de commencer, un mort–né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président. Ce qu’Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sûr »

Helen Shelestiuk publie dans le n°165 de la revue « B.I » (ex-Balkans Infos) du mois de mai 2011 cet article : « Quels sont les autres faits et chiffres que nous connaissons de la Libye et de son leader ? Le PIB est de 14.192 Dollars ou 6 millions 692 mille  997 Francs. Chaque membre d’une famille reçoit une subvention de 1.000 Dollars ou  521 mille 387 Francs CFA par an. Les chômeurs sont payés 730 Euros ou 380 mille 612 Francs CFA par mois. Le salaire d’une infirmière d’hôpital est de 1.000 Dollars ou 521 mille 387 Francs CFA. Pour chaque nouveau-né, on reçoit 7.000 Dollars ou 3 millions 649 mille 711 Francs CFA. Les nouveaux mariés reçoivent 64.000 Dollars  ou 33 millions 368 mille 794 Francs CFA pour acheter un appartement. Pour créer une affaire privée, on bénéficie d’une aide financière de 20.000 Dollars ou 10 millions 427 mille 748 Francs CFA). Les taxes et impôts lourds sont interdits. L’éducation et la médecine sont gratuites. L’éducation et la formation médicale à  l’étranger sont payées par le gouvernement. Il y a des supermarchés pour les familles nombreuses avec des prix symboliques pour l’alimentation de base. La vente des produits au-delà de leur date de consommation est punie de fortes amendes, parfois même de prison. Beaucoup de pharmacies offrent des fournitures  gratuites. Diffuser de faux médicaments est un crime majeur. La population ne paie pas l’électricité. La vente et la consommation d’alcool sont interdites, la “prohibition” est une loi. Les prêts d’achats d’une voiture ou d’un appartement sont accordés sans intérêts. Les affaires immobilières sont interdites.  Si quelqu’un veut  acheter une voiture, jusqu’à 50 % du prix est réglé par l’Etat, 65% pour les miliciens  de la garde. L’essence est moins chère que l’eau. Un litre coûte 0,14 Dollar ou 75 Francs CFA. Les bénéfices de la vente du pétrole sont consacrés au bien-être de la population et à l’amélioration des conditions de vie. Beaucoup d’argent a été dépensé pour irriguer le pays avec l’eau des aquifères souterrains. Par son échelle, le système a été appelé « la huitième merveille du monde ». Il fournit cinq millions de mètres-cube par jour à travers le désert et a considérablement augmenté le territoire irrigué. 4000 Kms de pipelines sont profondément enterrés pour les protéger de la chaleur. Tout ce qui a été nécessaire au projet a été accompli par la seule Libye. La propagande occidentale a diabolisé Mouammar Kadhafi en le décrivant comme un tyran pathologique et un ennemi implacable des aspirations démocratiques de son peuple. Ce n’est pas vrai. Il existe en Libye des mécanismes de contrôle populaire et de démocratie : des conseils élus de citoyens et des communautés autonomes (communes). Tout cela sans une nomenklatura de Parti de style soviétique, sans bureaucratie pléthorique, mais avec un haut niveau de vie et de sécurité sociale pour les citoyens.  Une sorte de société qui par beaucoup d’aspects ressemble au communisme. Permettez-moi de citer un passage de l’article de Sigizmund Mironin « Pourquoi la Libye est-elle bombardée? » : La Libye, qu’on décrit comme une dictature militaire de Kadhafi est en réalité l’Etat le plus démocratique du monde. En 1977, il a proclamée la Jamhiriya qui est une forme élevée de démocratie où les institutions traditionnelles du gouvernement sont abolies, et où le pouvoir appartient directement au peuple à travers ses comités et congrès. L’Etat est divisé en de nombreuses communautés qui sont des « mini-Etats autonomes » dans un Etat ayant autorité sur leur district, y compris l’allocation des fonds budgétaires. Récemment Kadhafi a émis des idées encore plus démocratiques : distribuer les revenus du budget directement et de façon égalitaire aux citoyens… Ces mesures selon le leader de la révolution libyenne, devant éliminer la corruption et la bureaucratie parasite. »

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De plus, ils trouvent la position des dirigeants européens traitant le Guide libyen Mouammar Kadhafi de « Dictateur dénuées de sens » puisqu’il a été reçu avec tous les honneurs dans ces pays européens.

Le lundi 10 décembre 2007, en début d’après-midi, le Guide libyen était arrivé à Paris pour une visite officielle de quatre (4) jours, du 10 au 14 décembre 2007 dans l’objectif de sceller la réconciliation entre la France et la Libye. 

En trente quatre (34) ans de règne, la visite du Guide libyen en France constituait une première.

Le Président français Nicolas Sarkozy avait dit le 10 décembre 2007 : « J’ajoute que ma conviction, la plus profonde, est que la France doit parler avec tous ceux qui veulent trouver le chemin de la respectabilité et de la réintégration dans la communauté internationale. Il faut encourager ceux qui tournent le dos au terrorisme. Il faut encourager ceux qui tournent le dos à la possession de l’arme nucléaire. Et je peux témoigner de la collaboration des services français avec les services libyens pendant les quatre années où j’étais ministre de l’Intérieur (…) Et je vais signer des contrats pour une dizaine de milliards avec la partie libyenne. C’est pour l’emploi et la croissance des Français. Que les choses soient claires, je suis là aussi pour me battre aux côtés des entreprises et des usines françaises, pour que nous ayons les contrats et les commandes que les autres étaient tellement contents d’avoir à notre place … »

Ainsi, il était très heureux de recevoir le Guide libyen à Paris et espérait voir la conclusion de plusieurs contrats dont la vente d’une dizaine d’avions de combat Rafale que l’entreprise française Dassault aviation n’arrivait pas à exporter, faute de commandes. 

L’opposition française avait fustigé l’accueil réservé au Guide libyen.

Dame Rama Yade de l’Union pour un « Mouvement Populaire » (UMP), Parti politique du Président Nicolas Sarkozy  et Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme avait déclaré : « Notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort.»

Egalement, proche du Président Nicolas Sarkozy, M. Bernard Kouchner avait critiqué ouvertement la venue du Guide libyen Mouammar Kadhafi en France.

Deux (2) années après, le mercredi 10 juin 2009, le Guide libyen avait effectué son premier déplacement à Rome en Italie pour célébrer le deuxième anniversaire du Traité d’amitié  signé le 30 août 2008. 

Silvio Berlusconi, Président du Conseil italien qui l’avait accueilli à l’aéroport avait dit : « Un long et douloureux chapitre avec la Libye est en train de se refermer. »

Le Guide libyen avait été autorisé à prendre la parole au sein de la Chambre Haute Italienne et a été le troisième hôte étranger à bénéficier d’un tel privilège. 

Pendant ses voyages dans les pays Occidentaux, le Guide libyen qui dormait dans des tentes dressées par ses hommes ne manquait pas de marquer son passage d’une façon ou d’une autre. 

A Rome, après avoir donné deux (2) leçons sur l’Islam à 500 puis 200 femmes choisies pour leur beauté, il a dit : « L’Europe doit se convertir à l’Islam. L’Islam est la dernière religion et si l’on doit avoir une seule foi cela doit être la foi en Mahomet … Les femmes sont plus respectées en Libye qu’en Occident… »

Même si sa fortune n’arrivait pas à apparaître dans le classement des grandes fortunes mondiales, la richesse du Guide libyen Mouammar Kadhafi était estimée à plus de 50 milliards d’Euros ou 32 billions 797 milliards 850 millions Francs CFA et les  africains qui avaient de grands projets pour l’Afrique et parvenaient à rencontrer le Guide libyen étaient certains de voir leurs rêves se réaliser. 

Le Président français Nicolas Sarkozy arrive le jeudi 15 septembre 2011 peu après 08H30 GMT à Tripoli accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé rejoignant  le Premier ministre britannique David Cameron déjà à Tripoli.

Ces Occidentaux sont accueillis en héros par les libyens.

Le mardi 20 décembre 2011, accompagné d’une centaine de dirigeants de sociétés françaises, Pierre Lellouche, Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur de la France se rend à Tripoli également pour acquérir de grands contrats dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de la santé. 

Le 25 mars 2012, Abdoulaye Wade perd les élections au Sénégal avec 34,20 % des voix quand le vainqueur, Macky Sall obtient 65,80 % des voix.

Le 6 mai 2012, le Président français Nicolas Sarkozy est battu aux élections présidentielles et François Hollande devient le Président de la République de France.

Le lundi 15 avril 2013, le fils de l’ex-Président sénégalais, Karim Wade, surnommé « Super-ministre »  ou « Ministre du ciel et de la terre » qui possède des avoirs de 694 milliards FCFA,  est arrêté et emprisonné  pour enrichissement illicite  au Sénégal.

Le 16 septembre 2014, Ahmed Kadhafi al-Dam, ancien dignitaire du régime libyen accorde une interview au Journal L’ »Express »  et se prononce : « Le colonel m’a dit : Nous devons aider Nicolas Sarkozy à devenir président. Il était prêt à engager tous les moyens pour qu’il soit élu en 2017 (…) Des dizaines de millions d’euros distribués en plusieurs versements à partir de 2005-2006… »

Sylvio Berlusconi, dirigeant italien qui avait participé à l’attaque contre le Guide libyen en 2011 avec l’apport d’aviation, marine et bases aériennes se confesse le mercredi 13 mai 2015 dans  l’interview accordée au journal  Londonien « Al Quds Al Arabi »  : « Ça n’a jamais été une révolution, mais bel et bien un complot européen (…) son instigateur était la France et son président d’alors, Nicolas Sarkozy (…) Ils ont tout provoqué (…) Les avions français ont attaqué la Libye bien avant la décision du conseil de sécurité de l’ONU…» 

De même, l’ancien Président américain, Barack Obama avant son départ de la Maison Blanche, dans un entretien à la « chaîne Fox News » dit : « Ma pire erreur aura probablement été de n’avoir pas mis en place un plan pour “l’après” au lendemain de ce qui fut, je pense, une intervention justifiée en Libye» et il réitère dans les colonnes du magazine « The Atlantic » : «La Libye est plongée dans le chaos». 

Lorsque le Président Alassane Ouattara arrive à la tête de la République de Côte d’Ivoire, son ministre d’Etat chargé des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan tient une Conférence de presse le jeudi 25 août 2011 et  annonce que les autorités ivoiriennes ont décidé de reconnaitre le « Conseil national de transition«  (CNT) de la Libye dans la crise qui l’oppose au Guide libyen et dit : « La justesse et la pertinence de la cause du CNT dans la défense des intérêts du peuple libyen (…) » et ajoute « (…)  Le gouvernement ivoirien invite les nouvelles autorités libyennes à initier, dès que possible, un dialogue ouvert devant déboucher sur des élections libres, ouvertes et transparentes, seules à même de conduire ce grand pays, à un développement durable(…) »

Après la mort du Guide libyen Mouammar Kadhafi, une grande partie de sa  famille est décimée quand l’autre  se retrouve en exil.

1er fils : Mohamed Kadhafi né en 1970, il est le premier fils issu de la première union du Guide libyen Mouammar Kadhafi avec Fatiha al-Nuri Il est surnommé le « Docteur ingénieur »  ou le « fils prodige« . Il s’est réfugié en Algérie le lundi 29 août 2011.

2ème  fils : Saïf Saïf al-Islam Kadhafi né en 1972, son nom  signifie  le « sabre de l’islam« . Il a un Doctorat en philosophie de la « London School of Economics« . Ce fils du Guide libyen était détenu en Lybie en 2011 et condamné à mort par un Tribunal de Tripoli le 28 juillet 2015 alors qu’il pesait sur lui un mandat d’arrêt de la CPI, il a été libéré et a déposé sa candidature le 14 novembre 2021, à l’élection présidentielle prévue en Libye pour décembre 2021 mais l’élection n’a pas eu lieu. Il est protégé par le groupe de sécurité russe Wagner.

3ème fils : Saadi Kadhafi né en 1973, il s’est exilé au Niger avant d’être extradé vers la Libye le 6 mars  2014 sur accord de l’ex-Président du Niger Mahamadou Issoufou. En avril 2018, la Cour d’Appel de Tripoli l’a jugé et l’a acquitté du meurtre de Bachir Rayani, ancien entraîneur du club de football Al-Ittihad de Tripoli. Poursuivi par la suite pour son implication présumée dans la répression de 2011, il a été  libéré en septembre 2021. Le 5 septembre 2021, il a quitté Tripoli pour s’exiler en Turquie.

4ème fils : Hannibal Kadhafi né en 1975, il s’est exilé en Syrie en 2011 mais a été enlevé par des hommes armés libanais lorsqu’il effectuait une visite au Liban, le pays d’origine de son  épouse, plus précisément  dans la ville de Zahlé. L’Etat du Liban cherche à avoir des informations sur l’imam Musa al Sadr, leader chiite iranien libanais disparu en 1978 en Libye. Agé seulement de trois (3) ans à l’époque des faits, il dit être innocent et ne rien savoir de cette affaire. Inculpé par un juge libanais pour dissimulation d’informations, il est détenu dans une prison de Beyrouth au Liban depuis 2015. Il a entamé une grève de la faim pour dénoncer sa détention arbitraire. En représailles, une brigade, la « Brigade du martyr Mouatassem Billah Mouammar Kadhafi » a publié un enregistrement sonore le 13 janvier 2016, où elle déclare avoir kidnappé en Libye deux (2) libanais qu’elle veule échanger contre Hannibal Kadhafi mais il est toujours détenu.

5ème enfant : l’unique fille, Aïcha Kadhafi née en 1976 est l’unique fille biologique du Guide libyen. Elle s’est exilée en Algérie le 29 octobre 2011 et était sous le coup d’un mandat d’arrêt et des sanctions de l’ONU. Pour ses excès de colère du fait de la situation qu’elle vit, elle a mis le feu au portrait du Président algérien Abdelaziz Bouteflika et  a été expulsée de l’Algérie. Elle s’est exilée dans l’Etat d’Oman depuis octobre 2012 et qu’elle considère comme son « second pays ». Estimant qu’elle ne représente plus  une menace pour la paix et la sécurité internationales dans la région, elle a été retirée de la liste noire de l’Union Européenne (UE)  le 21 avril 2021. Ces sanctions étaient l’interdiction d’entrée ou de passage en transit sur le territoire de l’UE et le gel de ses avoirs.

6ème fils : Mouatassim Kadhafi né en 1977, il a été arrêté le mercredi 12 octobre à Syrte, en Libye et  a été tué le 20 octobre 2011. Il a été enterré en même temps que son père, le Guide libyen.

7ème fils : Saïf al-Arab Kadhafi  né en 1982, il a été tué avec ses trois (3) enfants à Tripoli par les raids de l’OTAN du 30 avril 2011.

8ème fils : Khamis Kadhafi né en 1983, il a été tué le 29 août 2011 selon le « Conseil National de Transition » (CNT) et cette information a été confirmée par la « chaîne de télévision Arraï » ; Une chaîne qui restée fidèle au Guide libyen et qui diffuse ses émissions depuis Damas, en Syrie.

Les enfants adoptés par le Guide libyen Mouammar Kadhafi sont :

9ème enfant : une fille, Hannah Kadhafi : Elle serait décédée dans le raid américain sur la Libye du 15 avril 1986.

10ème fils  Milad Abouztaïa Kadhafi, il est décédé dans le raid américain sur la Libye du 15 avril 1986.

Safia Farkash, la femme du Guide libyen s’est réfugiée à Djanet, en Algérie le 29 août 2011 et est maintenant en exil à Oman depuis octobre 2012.

La Libye, même après la mort de la personne qualifiée de dictateur par les Occidentaux, le Guide libyen Mouammar Kadhafi, elle reste un Etat dévasté, un chaos total.

La Libye a connu deux (2) guerres civiles depuis 2011.

Son économie est effondrée et deux (2) gouvernements se disputent le contrôle de la Libye.  

Le « Gouvernement d’Union Nationale«  (GUN)  basée à l’Ouest de la Libye, à Tripoli est dirigé par Abdelhamid Dbeiba, reconnu par la communauté internationale depuis le 15 mars 2021.

Le  « Gouvernement de Stabilité Nationale » (GNS) basée à l’Est du pays, à Benghazi, dirigé par Fathi Bashagha et est soutenu par les « Forces armées arabes libyennes » (FAAL), ex-armée nationale libyenne.

Au milieu de ces deux (2) Gouvernements, il y a l’insurrection islamiste qui a créé un petit califat sur la côte.

Les Occidentaux ont justifié la chute du Guide libyen Mouammar Kadhafi par le fait qu’il est un dictateur sanguinaire  mais un E.mail provenant de la messagerie personnelle de la Secrétaire d’État des États-Unis Hillary Clinton donne la réelle raison de la mort du Guide libyen.

En effet, alors Secrétaire d’État des États-Unis de 2009 à 2013, Hillary Clinton utilisait son adresse électronique personnelle au lieu de la messagerie officielle fournie par l’Etat américain.

Or, il est interdit aux hauts fonctionnaires américains d’utiliser leurs messageries personnelles qui ne disposent pas d’une sécurité renforcée et c’est ainsi que le 16 mars 2016, les archives de 30 000 messages et pièces jointes  du courriel privé d’Hillary Clinton ont été récupérés par  « WikiLeaks » qui les a mis à la disposition de tous. 

Un mail du 2 avril 2011 mentionne ceci : « Le gouvernement de Kadhafi détient 143 tonnes d’or et une quantité similaire d’argent… Cet or a été accumulé avant la rébellion actuelle et était destiné à être utilisé pour établir une monnaie panafricaine basée sur le dinar doré libyen. Ce plan a été conçu pour fournir aux pays africains francophones une alternative au franc français (CFA) ».

Quatre (4) jours avant que les bombardements de la coalition contre lui, le 15 mars 2011, le Guide de la Révolution libyenne avait accordé une interview à un journaliste libyen et avait dit : « C’est moi qui ai aidé Sarkozy à prendre le pouvoir. Je lui ai donné de l’argent avant qu’il ne devienne président. Il est venu ici, m’a rendu visite dans ma tente quand il était ministre de l’Intérieur et ma demandé de l’aide.»

Bien que mort, l’affaire du financement de la campagne de l’ex-Président français Nicolas Sarkozy par le Guide libyen continue et M. Abdallah Senoussi, ex-directeur du renseignement militaire libyen dit en septembre 2012 : « (J’ai remis) personnellement supervisé le transfert d’argent. La somme de 5 millions d’euros a été versée pour la campagne du Président français Nicolas Sarkozy en  2006-2007 (…) Je confirme que cette somme a bien été réceptionnée par Sarkozy».

Dans le cadre de cette affaire, M. Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue le 20 mars 2018.

L’ex-président français Nicolas Sarkozy, par un Arrêté publié  le 15 juin 2025, a été déchu de la Légion d’honneur, la plus haute distinction française, après sa condamnation définitive à trois (3) ans d’emprisonnement dont un (1) an ferme sous bracelet électronique et  trois (3) ans d’inéligibilité dans une  affaire dénommée l' »affaire des écoutes téléphoniques« . Dans cette affaire qui a commencé en 2014, l’ex-président français Nicolas Sarkozy est accusé d’avoir, avec son avocat Thierry Herzog, corrompu un juge de la Cour de cassation du nom de Gilbert Azibert pour avoir des informations sur une autre affaire le concernant, l’ »affaire Bettencourt ».

L’ex-président français Nicolas Sarkozy est le deuxième Chef d’Etat à être déchu de la Légion d’honneur après le maréchal Pétain à la suite de sa condamnation en août 1945.

Dans l’affaire d’une société de communication, la société Bygmalion, qui aurait surfacturé des prestations lors de la campagne de 2012 du candidat Nicolas Sarkozy et baptisée « affaire une Bygmalion » l’ex-Président Nicolas Sarkozy est reconnu coupable de financement illégal  et condamné en 2021 à un an de prison ferme, réduite à six (6) mois ferme en 2024 et aménagée au port de bracelet électronique.

Le jeudi 25 septembre 2025, dans l’affaire de financement libyen, l’ex-Président Nicolas Sarkozy  est reconnu coupable d’association de malfaiteurs et condamné à cinq (5) ans de prison.

Pour la grande majorité des africains, le Guide libyen Mouammar Kadhafi est un « digne fils de l’Afrique« , « un panafricaniste« , un dirigeant qui a privilégié l’intérêt et le bien-être de son peuple et de toute l’Afrique.

 

PAROLE FORTE DU LEADER MOUAMMAR KHADAFI :

«Il faut punir la colonisation. Les pays qui ont nui à d’autres peuples à
l’époque coloniale doivent verser des réparations pour les dommages
et les souffrances infligés sous leur domination»

 
 
 
 
 
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RESOLUTION 1973 (2011) ADOPTEE PAR LE CONSEIL DE SECURITE
A SA 649ème SEANCE DU 17 MARS 2011
SUR LA LYBIE
 
 
Le Conseil de sécurité,
 
Rappelant sa résolution 1970 (2011) du 26 février 2011,
 
Déplorant que les autorités libyennes ne respectent pas la résolution 1970 (2011),
 
Se déclarant vivement préoccupé par la détérioration de la situation, l’escalade de la violence et les lourdes pertes civiles,
 
Rappelant la responsabilité qui incombe aux autorités libyennes de protéger la population libyenne et réaffirmant qu’il incombe au premier chef aux parties à tout armé de prendre toutes les mesures voulues pour assurer la protection des civils,
 
Condamnant la violation flagrante et systématique des droits de l’homme, y compris les détentions arbitraires, disparitions forcées, tortures et exécutions sommaires,
 
Condamnant également les actes de violence et d’intimidation que les autorités libyennes commettent contre les journalistes, les professionnels des médias et le personnel associé et engageant vivement celles-ci à respecter les obligations mises à leur charge par le droit international humanitaire, comme indiqué dans la résolution 1738 (2006),
 
Considérant que les attaques généralisées et systématiques actuellement commises en Jamahiriya arabe libyenne contre la population civile peuvent constituer des crimes contre l’humanité,
 
Rappelant le paragraphe 26 de la résolution 1970 (2011) dans lequel il s’est déclaré prêt à envisager de prendre d’autres mesures pertinentes, si nécessaire, pour faciliter et appuyer le retour des organismes d’aide humanitaire et rendre accessible ;
 
Se déclarant résolu à assurer la protection des populations et zones civiles, et à assurer l’acheminement sans obstacle ni contretemps de l’aide humanitaire et la sécurité du personnel humanitaire,
 
Rappelant que la Ligue des États arabes, l’Union africaine et le Secrétaire général de l’Organisation de la Conférence islamique ont condamné les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire qui ont été et continuent d’être commises en Jamahiriya arabe libyenne,
 
Prenant note du communiqué final de l’Organisation de la Conférence islamique en date du 8 mars 2011 et du communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine en date du 10 mars 2011 portant création d’un comité ad hoc de haut niveau sur la Libye,
 
Prenant note également de la décision du Conseil de la Ligue des États arabes, en date du 12 mars 2011, de demander l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne contre l’armée de l’air libyenne et de créer des zones protégées dans les secteurs exposés aux bombardements à titre de précaution pour assurer la protection du peuple libyen et des étrangers résidant en Jamahiriya arabe libyenne,
 
Prenant note en outre de l’appel à un cessez-le-feu immédiat lancé par le Secrétaire général le 16 mars 2011,
 
Rappelant sa décision de saisir le Procureur de la Cour pénale internationale de la situation en Jamahiriya arabe libyenne depuis le 15 février 2011 et soulignant que les auteurs d’attaques, y compris aériennes et navales, dirigées contre la population civile, ou leurs complices doivent répondre de leurs actes,
 
Se déclarant à nouveau préoccupé par le sort tragique des réfugiés et des travailleurs étrangers forcés de fuir la violence en Jamahiriya arabe libyenne, se félicitant que les États voisins, en particulier la Tunisie et l’Égypte, aient répondu aux besoins de ces réfugiés et travailleurs étrangers, et demandant à la communauté internationale d’appuyer ces efforts,
 
Déplorant que les autorités libyennes continuent d’employer des mercenaires,
 
Considérant que l’interdiction de tous vols dans l’espace aérien de la Jamahiriya arabe libyenne est importante pour assurer la protection des civils et la sécurité des opérations d’assistance humanitaire et décisive pour faire cesser les hostilités en Jamahiriya arabe libyenne,
 
Inquiet également pour la sécurité des étrangers en Jamahiriya arabe libyenne et pour leurs droits,
 
Se félicitant que le Secrétaire général ait nommé M. Abdel-Elah Mohamed AlKhatib Envoyé spécial en Libye et soutenant ses efforts pour apporter une solution durable et pacifique à la crise en Jamahiriya arabe libyenne,
 
Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de la Jamahiriya arabe libyenne,
 
Constatant que la situation en Jamahiriya arabe libyenne reste une menace pour la paix et la sécurité internationales,
 
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,
 
1. Exige un cessez-le-feu immédiat et la cessation totale des violences et de toutes les attaques et exactions contre la population civile;
 
2. Souligne qu’il faut redoubler d’efforts pour apporter une solution à la crise, qui satisfasse les revendications légitimes du peuple libyen, et note que le Secrétaire général a demandé à son Envoyé spécial de se rendre en Jamahiriya arabe libyenne et que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a décidé d’envoyer son Comité ad hoc de haut niveau sur la Libye sur place pour faciliter un dialogue qui débouche sur les réformes politiques nécessaires à un règlement pacifique et durable;
 
 3. Exige des autorités libyennes qu’elles respectent les obligations qui leur incombent en vertu du droit international, y compris le droit international humanitaire, du droit des droits de l’homme et du droit des réfugiés, et prennent toutes les mesures pour protéger les civils et satisfaire leurs besoins élémentaires, et pour garantir l’acheminement sans obstacle ni contretemps de l’aide humanitaire; Protection des civils
 
4. Autorise les États Membres qui ont adressé au Secrétaire général une notification à cet effet et agissent à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’accords régionaux et en coopération avec le Secrétaire général, à prendre toutes mesures nécessaires, nonobstant le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011), pour protéger les populations et zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne, y compris Benghazi, tout en excluant le déploiement d’une force étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n’importe quelle partie du territoire libyen, et prie les États Membres concernés d’informer immédiatement le Secrétaire général des mesures qu’ils auront prises en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du présent paragraphe et qui seront immédiatement portées à l’attention du Conseil de sécurité;
 
 5. Mesure l’importance du rôle que joue la Ligue des États arabes dans le maintien de la paix et de la sécurité régionales et, gardant à l’esprit le Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, prie les États Membres qui appartiennent à la Ligue de coopérer avec les autres États Membres à l’application du paragraphe 4;  Zone d’exclusion aérienne ;
 
6. Décide d’interdire tous vols dans l’espace aérien de la Jamahiriya arabe libyenne afin d’aider à protéger les civils;
 
 7. Décide également que l’interdiction imposée au paragraphe 6 ne s’appliquera pas aux vols dont le seul objectif est d’ordre humanitaire, comme l’acheminement d’une assistance, notamment de fournitures médicales, de denrées alimentaires, de travailleurs humanitaires et d’aide connexe, ou la facilitation de cet acheminement, ou encore l’évacuation d’étrangers de la Jamahiriya arabe libyenne, qu’elle ne s’appliquera pas non plus aux vols autorisés par les paragraphes 4 ci-dessus ou 8 ci-dessous ni à d’autres vols que les États agissant en vertu de l’autorisation accordée au paragraphe 8 estiment nécessaires dans l’intérêt du peuple libyen et que ces vols seront assurés en coordination avec tout mécanisme établi en application du paragraphe 8;
 
 8. Autorise les États Membres qui ont adressé aux Secrétaires généraux de l’Organisation des Nations Unies et de la Ligue des États arabes une notification  cet effet, agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’accords régionaux, à prendre au besoin toutes mesures nécessaires pour faire respecter l’interdiction de vol imposée au paragraphe 6 ci-dessus et demande aux États concernés, en coopération avec la Ligue des États arabes, de procéder en étroite coordination avec le Secrétaire général s’agissant des mesures qu’ils prennent pour appliquer cette interdiction, notamment en créant un mécanisme approprié de mise en œuvre des dispositions des paragraphes 6 et 7 ci-dessus;
 
 9. Appelle tous les États Membres agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’accords régionaux à fournir une assistance, notamment pour toute autorisation de survol nécessaire, en vue de l’application des paragraphes 4, 
 
 10. Prie les États Membres concernés de coordonner étroitement leur action entre eux et avec le Secrétaire général s’agissant des mesures qu’ils prennent pour mettre en œuvre les paragraphes 4, 6, 7 et 8 ci-dessus, notamment les mesures pratiques de suivi et d’approbation de vols humanitaires ou d’évacuation autorisés;
 
11. Décide que les États Membres concernés devront informer immédiatement le Secrétaire général et le Secrétaire général de la Ligue des États arabes des mesures prises en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du paragraphe 8 ci-dessus et notamment soumettre un concept d’opérations ;
 
12. Prie le Secrétaire général de l’informer immédiatement de toute mesure prise par les États Membres concernés en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du paragraphe 8 ci-dessus et de lui faire rapport dans les sept jours et puis tous les mois sur la mise en œuvre de la présente résolution, notamment pour ce qui est de toute violation de l’interdiction de vol imposée au paragraphe 6 ci-dessus;  Application de l’embargo sur les armes ;
 
13. Décide que le paragraphe 11 de la résolution 1970 (2011) sera remplacé par le paragraphe suivant :« Demande à tous les États Membres, en particulier aux États de la région, agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’accords régionaux, afin de garantir la stricte application de l’embargo sur les armes établi par les paragraphes 9 et 10 de la résolution 1970 (2011), de faire inspecter sur leur territoire, y compris dans leurs ports maritimes et aéroports et en haute mer, les navires et aéronefs en provenance ou à destination de la Jamahiriya arabe libyenne, si l’État concerné dispose d’informations autorisant raisonnablement à penser qu’il y a à bord des articles dont la fourniture, la vente, le transfert ou l’exportation sont interdits par les paragraphes 9 ou 10 de la résolution 1970 (2011), telle que modifiée par la présente résolution, y compris des mercenaires armés, prie tous les États de pavillon ou d’immatriculation de ces navires et aéronefs de coopérer à toutes inspections et autorise les États Membres à prendre toutes mesures dictées par la situation existante pour procéder à ces inspections »;
 
14. Prie les États Membres qui prennent des mesures en haute mer par application du paragraphe 13 ci-dessus de coordonner étroitement leur action entre eux et avec le Secrétaire général et prie également les États concernés d’informer immédiatement le Secrétaire général et le Comité créé conformément au paragraphe 24 de la résolution 1970 (2011) (« le Comité ») des mesures prises en vertu des pouvoirs conférés par le paragraphe 13 ci-dessus ;
 
15. Demande à tout État Membre qui procède à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’accords régionaux à une inspection, en application du paragraphe 13 ci-dessus, de présenter au Comité, par écrit et sans délai, un rapport initial exposant en particulier les motifs de l’inspection et les résultats de celle-ci et  indiquant s’il y a eu coopération ou non et, si des articles dont le transfert est interdit ont été découverts, demande également audit État Membre de présenter par écrit au Comité, à une étape ultérieure, un rapport écrit donnant des précisions sur l’inspection, la saisie et la neutralisation, ainsi que des précisions sur le transfert, notamment une description des articles en question, leur origine et leur destination prévue, si ces informations ne figurent pas dans le rapport initial ;
 
16. Déplore les flux continus de mercenaires qui arrivent en Jamahiriya arabe libyenne et appelle tous les États Membres à respecter strictement les obligations mises à leur charge par le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011) afin d’empêcher la fourniture de mercenaires armés à la Jamahiriya arabe libyenne; Interdiction des vols ;
 
17. Décide que tous les États interdiront à tout aéronef enregistré en Jamahiriya arabe libyenne, appartenant à toute personne ou compagnie libyenne ou exploité par elle, de décoller de leur territoire, de le survoler ou d’y atterrir, à moins que le vol ait été approuvé par avance par le Comité ou en cas d’atterrissage d’urgence ;
 
18. Décide que tous les États interdiront à tout aéronef de décoller de leur territoire, d’y atterrir ou de le survoler s’ils disposent d’informations autorisant raisonnablement à penser qu’il y a à bord des articles dont la fourniture, la vente, le transfert ou l’exportation sont interdits par les paragraphes 9 ou 10 de la 
résolution 1970 (2011), telle que modifiée par la présente résolution, y compris des mercenaires armés, sauf en cas d’atterrissage d’urgence; Gel des avoirs ;
 
19. Décide que le gel des avoirs imposé aux paragraphes 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) s’appliquera aux fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques se trouvant sur le territoire des États Membres, qui sont détenus ou contrôlés, directement ou indirectement, par les autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, ou par des personnes ou entités agissant pour leur compte ou sous leurs ordres, ou par des entités détenues ou contrôlées par elles et désignées comme telles par le Comité, et décide également que tous les États devront veiller à empêcher leurs nationaux ou toute personne ou entité se trouvant sur leur territoire de mettre des fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques à la disposition des autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, des personnes ou entités agissant pour leur compte ou sous leurs ordres, ou des entités détenues ou contrôlées par elles et désignées comme telles par le Comité, ou d’en permettre l’utilisation à leur profit et demande au Comité de désigner ces autorités, personnes et entités dans un délai de 30 jours à dater de l’adoption de la présente résolution et ensuite selon qu’il y aura lieu ;
 
20. Se déclare résolu à veiller à ce que les avoirs gelés en application du paragraphe 17 de la résolution 1970 (2011) soient à une étape ultérieure, dès que possible, mis à la disposition du peuple de la Jamahiriya arabe libyenne et utilisés à son profit ;
 
21. Décide que tous les États exigeront de leurs nationaux, des personnes relevant de leur juridiction et des sociétés créées sur leur territoire ou relevant de leur juridiction de faire preuve de vigilance dans leurs échanges avec des entités créées en Jamahiriya arabe libyenne ou relevant de la juridiction de ce pays, ou avec toute personne ou entité agissant pour son compte ou sous ses ordres, et avec des entités détenues ou contrôlées par elle si ces États ont des raisons de penser que de tels échanges peuvent contribuer à la violence ou à l’emploi de la force contre les civils;  Désignation ;
 
22. Décide que les personnes désignées à l’annexe I tombent sous le coup de l’interdiction de voyager imposée aux paragraphes 15 et 16 de la résolution 1970 (2011) et décide également que les personnes et entités désignées à l’annexe II sont visées par le gel des avoirs imposé aux paragraphes 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) ;
 
23. Décide que les mesures prévues aux paragraphes 15, 16, 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) s’appliqueront aussi à toutes personnes et entités dont le Conseil ou le Comité ont établi qu’elles ont violé les dispositions de la résolution 1970 (2011), en particulier ses paragraphes 9 et 10, ou qu’elles ont aidé d’autres à les violer; Groupe d’experts ;
 
24. Prie le Secrétaire général de créer, pour une période initiale d’un an, en consultation avec le Comité, un groupe de huit experts au maximum (le « Groupe d’experts ») qui sera placé sous la direction du Comité et s’acquittera des tâches suivantes :
 
a) Aider le Comité à s’acquitter de son mandat, tel que défini au paragraphe 24 de la résolution 1970 (2011) et de la présente résolution;
 
b) Réunir, examiner et analyser toutes informations provenant des États, d’organismes des Nations Unies compétents, d’organisations régionales et d’autres parties intéressées concernant l’application des mesures édictées dans la résolution1970 (2011) et dans la présente résolution, en particulier les violations de leurs dispositions;
 
c) Faire des recommandations sur les décisions que le Conseil, le Comité ou les États pourraient envisager de prendre pour améliorer l’application des mesures pertinentes;
 
d) Remettre au Conseil un rapport d’activité au plus tard 90 jours après sa création, et lui remettre un rapport final comportant ses conclusions et recommandations au plus tard 30 jours avant la fin de son mandat;
 
25. Engage instamment tous les États, les organismes compétents des Nations Unies et les autres parties intéressées à coopérer pleinement avec le Comité et le Groupe d’experts, notamment en leur communiquant toutes informations qu’ils détiendraient sur l’application des mesures édictées par la résolution 1970 (2011) et par la présente résolution, en particulier sur les violations de leurs dispositions;
 
26. Décide que le mandat du Comité, tel que défini au paragraphe 24 de la résolution 1970 (2011), s’étendra aux mesures prévues par la présente résolution;
 
27. Décide que tous les États, y compris la Jamahiriya arabe libyenne, prendront les mesures nécessaires pour s’assurer qu’aucune action ne soit introduite à l’initiative des autorités libyennes ou de toute personne ou entité de la Jamahiriya arabe libyenne ou de toute personne déclarant agir par leur intermédiaire ou pour leur compte en relation avec tout contrat ou autre transaction dont la réalisation aura été affectée par suite des mesures imposées par sa résolution 1970 (2011), par la présente résolution ou par des résolutions connexes;
 
28. Réaffirme qu’il entend continuer de suivre les agissements des autorités libyennes et souligne qu’il est disposé à revoir à tout moment les mesures imposées par la présente résolution et par la résolution 1970 (2011), y compris à les renforcer, les suspendre ou les lever, selon que les autorités libyennes respecteront les dispositions de la présente résolution et de la résolution 1970 (2011);
 
29. Décide de rester activement saisi de la question.
 
ANNEXE I : INTERDICTION DE VOYAGER
 
1 – Quren Salih Quren Al Qadhafi 
Ambassadeur libyen au Tchad. 
A quitté le Tchad pour Sabha. 
Participe directement au recrutement et à la coordination des mercenaires pour le régime.
 
2 – Colonel Amid Husain Al Kuni 
Gouverneur de Ghat (sud de la Libye).
Participe directement au recrutement des mercenaires.
 
 
 
ANNEXE II : GEL DES AVOIRS
 
1 – DORDA, ABU ZAYD UMAR 
Poste : Directeur de l’Organisation de la sécurité extérieure
 
2 – JABIR GENERAL DE DIVISION ABU BAKR YUNIS
Poste : Ministre de la défense
Titre Général de Division
 
3 – MATUQ, MATUQ MOHAMMED 
Poste : Secrétaire chargé des services publics 
 
4 – QADHAFI, MOHAMMED MUAMMAR 
Fils de Mouammar Kadhafi. Association étroite avec le régime
 
5 – QADHAFI, SAADI 
Commandant des Forces spéciales. Fils de Mouammar Kadhafi. 
Association étroite avec le régime. Commandement d’unités 
militaires impliquées dans la répression des manifestations
 
6 – QADHAFI, SAIF AL-ARAB 
Fils de Mouammar Kadhafi. Association étroite avec le régime
 
7 –  AL-SENUSSI, COLONEL ABDULLAH 
Poste : Directeur du renseignement militaire
 
 
 
 
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DISCOURS DU PRESIDENT FRANÇAIS NICOLAS  SARKOZY LORS DU SOMMET
 INTERNATIONAL  SUR LA LYBIE LE SAMEDI 19 MARS 2011 A PARIS EN FRANCE
 
 
Aujourd’hui se sont réunis à Paris, sous la présidence conjointe de la France et du secrétaire général des Nations unies, les dirigeants de la ligue des Etats arabes et de l’Union européenne ainsi que les représentants des Etats-Unis et du Canada. 
 
Ensemble nous avons décidé d’assurer l’application de la résolution du Conseil de sécurité exigeant un cessez-le-feu immédiat et l’arrêt des violences contre les populations civiles en Libye.
 
Les participants sont convenus de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires, en particulier militaires, pour faire respecter les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies.
 
C’est pourquoi en accord avec nos partenaires, nos forces aériennes s’opposeront à toute agression des avions du colonel Kadhafi contre la population de Benghazi. 
 
D’ores et déjà nos avions empêchent les attaques aériennes sur la ville.
 
D’ores et déjà d’autres avions, français, sont prêts à intervenir contre des blindés qui menaceraient des civils désarmés. 
 
Dès hier, la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et les pays arabes ont adressé au colonel Kadhafi et aux forces qu’il emploie l’avertissement suivant : en l’absence d’un cessez-le-feu immédiat et d’un retrait des forces qui ont attaqué les populations civiles au cours des dernières semaines nos pays auront recours à des moyens militaires.
 
Cet avertissement a été repris par tous les participants au sommet qui vient de s’achever. Le colonel Kadhafi a méprisé cet avertissement. Au cours des dernières heures, ses forces ont intensifié leurs offensives meurtrières.
 
Des peuples arabes ont choisi de se libérer de la servitude dans laquelle ils se sentaient depuis trop longtemps enfermés. 
 
Ces révolutions ont fait naître une immense espérance dans le cœur de tous ceux qui partagent les valeurs de la démocratie et des droits de l’homme. Mais elles ne sont pas sans risques. L’avenir de ces peuples arabes leur appartient. 
 
Au milieu des difficultés et des épreuves de toutes sortes qu’ils ont à affronter ces peuples arabes ont besoin de notre aide et de notre soutien. 
 
C’est notre devoir.
 
En Libye, une population civile pacifique qui ne réclame rien d’autre que le droit de choisir elle-même son destin se trouve en danger de mort. 
 
Nous avons le devoir de répondre à son appel angoissé. 
 
L’avenir de la Libye appartient aux Libyens. 
 
Nous ne voulons pas décider à leur place. Le combat qu’ils mènent pour leur liberté est le leur. 
 
Si nous intervenons aux côtés des pays arabes ce n’est pas au nom d’une finalité que nous chercherions à imposer au peuple libyen mais au nom de la conscience universelle qui ne peut tolérer de tels crimes.
 
Aujourd’hui nous intervenons en Libye sur mandat du Conseil de sécurité de l’ONU avec nos partenaires et notamment nos partenaires arabes. 
 
Nous le faisons pour protéger la population civile de la folie meurtrière d’un régime qui en assassinant son propre peuple a perdu toute légitimité. 
 
Nous intervenons pour permettre au peuple Libyen de choisir lui-même son destin. Il ne saurait être privé de ses droits par la violence et par la terreur.
 
Il est encore temps pour le colonel Kadhafi d’éviter le pire en se conformant sans délai et sans réserve à toutes les exigences de la communauté internationale. La porte de la diplomatie se rouvrira au moment où les agressions cesseront. 
 
Notre détermination est totale, je le dis avec solennité, chacun se trouve désormais placé devant ses responsabilités. 
 
C’est une décision grave que nous avons été amenés à prendre. 
 
Aux côtés de ses partenaires arabes, européens,  nord-américains, la France est décidée à assumer son rôle, son rôle devant l’Histoire. 
 
Je vous remercie.