
Sachant que l’affaire à lui confiée par sa hiérarchie concerne Monsieur Alassane Ouattara, Premier ministre de l’époque en Côte d’Ivoire, dans les années 90-92, le juge Noël KOUADJANĖ rend une décision qualifiée de très courageuse par le Journal « LA VOIE » qui publie cet article :
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JOURNAL « LA VOIE » N° 80 DU 6 NOVEMBRE 1991 Le magistrat, M. Noël Kodjané, par le jugement qu’il vient de rendre, en déboutant MM. Sidia et Soungalo de leur plainte en diffamation, a redoré l’image de la Justice ivoirienne. Cependant, si son jugement tend à mettre en confiance le peuple ivoirien vis-à-vis de son appareil judiciaire, Noël Kodjané devient quelque part une cible pour le parti au pouvoir. A la suite de la décision rendue par le juge Kodjané, dans « l’affaire Alassane vend et rachète », un « journal » du PDCI a eu l’exploit d’imaginer un quelconque trafic d’influence. Pour ce journal, le jeune magistrat aurait été influencé par le juge Oulaï Siéné. Ce dernier serait un militant actif de l’Opposition et actionnaire aux Editions du Temps, société éditrice de l’hebdomadaire « Notre Temps». Le journal a aussi porté atteinte à l’intégrité morale et intellectuelle de M. Noël Kodjané, en évoquant son jeune âge. En somme, il a risqué de banaliser la décision de M. Noël Kodjané. En fin de compte, nous apprenons que la partie civile a interjeté appel. Que faut-il comprendre, à partir de cet instant ? MM. Soungalo et Sidia sont insatisfaits du verdict, quoi de plus normal. Mais, il ne pas voir qu’eux qui sont mécontents. Il y a ce monde d’en face qui se morfond et grince des dents, pendant que le peuple applaudit pour la nouvelle face que revêt notre appareil judiciaire. Et comme nous avons conscience des pratiques souterraines dont le parti au pouvoir fait usage pour mener la vie dure à ceux qu’il considère comme des détracteurs, il y a lieu de s’interroger sur les risques de tous ordres que peut courir le magistrat Noël Kodjané, dès l’instant où il a prononcé, un tel verdict. C’est connu, la Côte d’Ivoire n’est pas un pays démocratique. En fait, qui est ce jeune magistrat ? Classé deuxième au concours d’entrée à l’ENA, en 1989, Noël Kodjané (31) en ressort major de la promotion 1990. En cette qualité, il est immédiatement nommé substitut général d’intérim, promotion que l’on connaît, en principe après 10 à 12 années d’expérience. Au cours de l’année 1991, il a même participé à des assises qui sont des séances assez délicates en matière de droit, et qui requièrent une certaine qualité. En somme, il faut comprendre que M. Noël Kodjané a tous les atouts nécessaires pour mener un tel dossier sur la privatisation. Mais voilà qu’aujourd’hui, les pourfendeurs de notre Justice, par leur porte-voix, tentent de remettre en cause la décision rendue par ce brillant magistrat. Ceux-ci s’appuient aussi sur des informations reçues des Renseignements généraux concernant la personne de M. Noël Kodjané ; Cela est inquiétant, car si cette branche spéciale de la police s’est mise sur les traces du jeune magistrat, pour collecter des informations, qu’elle a ensuite livrées au «journal ». Si telle était le cas, on est en droit de penser que M. Kodjané n’est plus en sécurité, parce que suivi. Par ailleurs, M. Noël Kodjané était chargé de la chambre des délits divers, il pouvait en principe, poursuivre ce dossier de privatisation jusqu’à terme. Autrement dit, il pouvait encore juger la même affaire de privatisation qui oppose le Premier ministre aux différents journaux. Mais, ce n’est pas le cas. Pourquoi ne pas penser que ce dossier lui a été retiré tout simplement, parce qu’il a débouté ces deux hauts fonctionnaires ? Mme Mazoin, présidente du Tribunal de première instance, n’aurait-elle pas pris les choses en main elle-même, pour prévenir ce que les autres peuvent appeler « le comble » ? En tout cas, les Ivoiriens, eux, se réjouissent de la nouvelle image de la Justice. Du côté du pouvoir, on crie alerte ! Pour lui, « la » Justice qu’il croyait toute à sa botte, est en train de lui échapper. Ce matin, Mme Mazoin doit donner son verdict. Elle appliquera la loi, rien que la loi. Les Ivoiriens rendront-ils, une fois de plus, hommage à la Justice nouvelle de notre pays ? Pour l’instant, ils ont de sérieuses raisons d’espérer de leur Justice, et ce, grâce aux jalons posés par le jeune magistrat Noël Kodjané. Que Dieu le garde envers et contre tous. Allobié Assa
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En juin 2011, après l’arrestation du juge NOEL KOUADJANE, le Journal « LE TEMPS » publie ceci :
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JOURNAL « LE TEMPS » N° 3328 DU 28 OCTOBRE 2014 : LE JUGE IVOIRIEN KOUADJANE NOËL EN DANGER DE MORT
Le mercredi 22 octobre 2014, des individus se rendent au domicile du ministre Lida Kouassi Moïse pour l’arrêter mais ce dernier refuse de les suivre. Le lendemain, le jeudi 23 octobre, aux environs de 15 heures, le juge Kouadjané Noël qui partait récupérer sa voiture, après un tour chez son coiffeur, est accosté par quatre individus en civil. Trois d’entre eux l’obligent à monter dans leur voiture et le quatrième récupère la voiture du juge. Pendant les quatre jours de détention à la Direction de la Surveillance du Territoire, il est menotté au cours d’une sortie de la nouvelle base de la Direction de la surveillance du Territoire à l’ancienne. Le vendredi 24 octobre, vers 12H30, le ministre Lida Kouassi Moïse est arrêté à son domicile et tous deux sont accusés de « Complicité d’atteinte à la sûreté de l’Etat, constitution de bande armée et assassinat. » Est-ce possible qu’un magistrat, civil de surcroît et sans ressources, puisse attenter à la sûreté de l’Etat ou s’en rendre complice ? L’histoire nous fait remarquer que les coups d’Etat en Afrique ou partout ailleurs sont toujours le fait de militaires et non de civils. Les coups d’Etat de 1999, de 2002 et la crise postélectorale de 2010 en Côte d’Ivoire le prouvent aisément. En vérité, le pouvoir d’Abidjan s’attaque au pouvoir judiciaire. Les magistrats ne sont plus désormais à l’abri du courroux d’Alassane Ouattara. Ils s’exposent à payer les frais de toute décision qui ne fera pas plaisir à Alassane Ouattara. Tout magistrat, parent ou ami d’un homme politique de l’opposition, est désormais dans le viseur du pouvoir d’Abidjan. Quel est donc le prochain magistrat sur la liste noire d’Alassane Ouattara sous le prétexte de coup d’Etat ? En tout état de cause, les vraies raisons de l’acharnement contre le juge Kouadjané Noël sont bien ailleurs et le journal le TEMPS N° 3328 du 28 octobre 2014, les a données mais il n’est pas superfétatoire de les reprendre ici et maintenant. En effet, entre les années 1992-1993, les journaux proches de l’opposition d’alors, titraient « Alassane vend et rachète » révélant à l’opinion que le premier ministre en charge de la privatisation des entreprises publiques, les rachetaient par ailleurs par l’intermédiaire de « sociétés écrans ». Bien que Premier ministre, ce juge n’a pas hésité à donner tort à Alassane Ouattara et a donc relaxé les auteurs des articles pour délit non établi. Brillant juriste, major de la promotion 1989 – 1990 de l’Ecole nationale d’Administration (ENA) de Côte d’Ivoire, Section Magistrature, ce juge est à nouveau persécuté depuis 2011. Son salaire, gelé en 2011 et rétabli bien plus tard, subit une baisse de cent mille Francs (100.000 F) CFA sur la base de raisons non fondées. Nommé par le Président Gbagbo Laurent, le 20 janvier 2010, Avocat général pour compter du 1er janvier 2003, son avancement est annulé et il est muté à Daloa en 2011. Malade, le Conseil de santé décide la même année qu’il soit maintenu à Abidjan pour suivi médical. Courant 2014, le régime exige, en dépit de cette décision qui lui a été notifiée plusieurs fois, qu’il regagne Daloa où il n’existe pas d’infrastructures hospitalières spécialisées pouvant le prendre en charge. Pire, depuis la décision du juge d’Instruction de le laisser en liberté, il est menacé d’être à nouveau arrêté par le pouvoir d’Abidjan. Pis, il est menacé de mort. Pourquoi un tel acharnement contre un juge qui n’a fait que dire le droit en 1992 ? Par Correspondance particulière
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Le Journal « NOTRE VOIE » publie cet article le 28 Octobre 014 :
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LE JOURNAL « NOTRE VOIE » DU MARDI 28 OCTOBRE 2014 : APRÈS 4 JOURS DE DÉTENTION À LA DST KODJANÉ LIBÉRÉ, LIDA DÉFÉRÉ À LA MACA
L’information nous a été révélée, la nuit dernière, par leur avocat, Me Félix Boblé. L’ex-ministre de la Défense sous Gbagbo, par ailleurs, vice-président du Fpi, Moïse Lida Kouassi, et le juge Noël Kodjané ont été entendus, dans la journée d’hier, par un juge d’instruction puis inculpés pour « atteinte à la sûreté de l’Etat, constitution de bandes armées et assassinats ». Selon la justice version Ouattara, ces faits se seraient déroulés d’août 2012 à décembre 2013. Après son inculpation, Lida Kouassi a été placé sous mandat de dépôt et transféré à la Maca. Quant au juge Kodjané inculpé pour les mêmes chefs d’accusation, il a été relaxé et bénéficie d’une liberté provisoire. Lida Kouassi et Noël Kodjané étaient détenus à la Direction de la surveillance du territoire (Dst) depuis vendredi pour le premier et jeudi pour le second.
Didier Depry |
Le Journal en ligne « IVOIREBUSINESS » publie cet article le 17 novembre 2014 :
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LE JOURNAL EN LIGNE « IVOIREBUSINESS » DU 17 NOVEMBRE 2014 : CÔTE D’IVOIRE: VOICI POURQUOI LE JUGE KOUADJANE NOËL EST TRAQUÉ
Avez-vous en mémoire le nom du juge qui avait donné tord au Président Alassane Ouattara dans l’affaire « Alassane vend et rachète » ? Pour ceux qui ne le savent pas, le Premier ministre Alassane Ouattara était accusé par un journal entre 1992-1993 de mettre certains biens de l’Etat deCôte d’Ivoire en vente et, par l’intermédiaire de « sociétés écrans » c’est-à-dire des sociétés fictives créées par le Premier ministre, rachetaient ces entreprises pour son compte. Jeune magistrat de 31 ans à cette époque, le juge Kouadjané Noël n’a pas hésité à donner tord au Premier ministre dans l’affaire de diffamation qu’il a intentée contre ce journal. Ce juge, Kouadjané Noël a été arrêté ce jeudi 23 octobre 2014 pour « tentative de déstabilisation du pouvoir » en complicité avec le ministre Lida Kouassi Moïse. Il est bon de noter que le juge Kouadjané Noël est parent au ministre Lida Kouassi Moïse et tous deux, sont Dida de la même localité. Le juge fréquentait le ministre avant la crise postélectorale et continue à le fréquenter aujourd’hui, ceci sans se cacher, malgré les déboires actuels du ministre. Peut-on considérer ce fait comme une infraction de « tentative de déstabilisation du pouvoir » ? Sorti major de la promotion 1989 – 1990 de l’Ecole nationale d’Administration (ENA) de Côte d’Ivoire et qualifié d’excellent juriste par ses pairs, les avocats et des juristes aussi bien ivoiriens qu’étrangers, le juge Kouadjané Noël a toujours œuvré pour rester intègre et beaucoup peuvent en témoigner. Cependant, quelles injustices ne subit-il pas depuis 2011 ? Jugez-en vous –même : 1°) Le salaire du juge Kouadjané Noël est gelé en 2011 parce que, selon les nouveaux dirigeants du pays, le juge a exercé au Port Autonome d’Abidjan. Or, le juge a quitté le Port Autonome d’Abidjan depuis 2006 pour réintégrer son corps d’origine, le corps de la magistrature. 2°) Son salaire rétabli par la suite est amputé de cent mille Francs (100.000 F) CFA et les raisons invoquées sont celles qu’il n’avait pas droit à cette indemnité. 3°) Nommé par le Président Gbagbo Laurent, le 20 janvier 2010, Avocat Général, son avancement est annulé. C’est seulement deux ans après qu’il est nommé Avocat Général par le régime en place. 4°) Dans ce même laps de temps, le juge est muté à Daloa mais, son état de santé nécessitant son maintien sur Abidjan, le Conseil de santé de la Fonction publique décide qu’il doit rester sur place pour exercer. A Abidjan, certes, il continue de percevoir son salaire mais le juge n’a jamais eu de poste et est resté chez lui de 2011 à cette date. Toutes ses sollicitations pour obtenir une affectation dans n’importe lesquels des Tribunaux ou directions à Abidjan ou les localités environnantes sont restées vaines. 5°) Début octobre 2014, après la rentrée scolaire des enfants effectuée le 11 septembre 2014, le Directeur des Affaires judiciaires du ministère de la Justice contacte le juge Kouadjané Noël pour le sommer de se rendre à son poste à Daloa en dépit de la décision du Conseil de santé. Le juge constitue et dépose à nouveau son dossier le vendredi 10 octobre 2014 au secrétariat du Directeur des Affaires Judiciaires avec une Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) effectuée le 27 août 2014 pour attester de son état de santé qui se dégrade de jour en jour et qui l’empêche de faire de longs déplacements. Le lundi 13 octobre 2014, le Directeur des Affaires Judiciaires appelle son collège et lui raccroche le téléphone au nez parce que le juge Kouadjané Noël ne s’est pas rendu à son poste à Daloa le samedi 12 octobre 2014. Les faits des points 1°) au 5°) ne font pas réagir le juge qui accepte avec dignité ces frustrations. 6°) Le jeudi 23 octobre 2014 aux environs de 16 heures, le juge Kouadjané Noël est arrêté dans la rue, comme un vulgaire bandit et est actuellement détenu en un lieu indéterminé. Nous en appelons aux Organismes des Droits de l’Homme et aux représentants des différents pays basés en Côte d’Ivoire pour exiger la cessation de ces persécutions. Hypertendu avec une tension qui franchit les 19 et sous traitement depuis près de deux mois, le juge Kouadjané Noël a une santé fragile.
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LE COMMUNIQUE DE L’ACTION POUR LA PROMOTION DES DROITS DE L’HOMME (APDH) DU 14 DÉCEMBRE 2014 : L’APDH DÉNONCE LES ARRESTATIONS EXTRAJUDICIAIRES D’OPPOSANTS
Depuis bientôt trois mois, l’Apdh note en même temps que la communauté nationale et internationale que l’actualité judiciaire est de plus en plus mouvementée. Deux arrestations, notamment celles de l’ex-ministre Lida Kouassi et du magistrat Noël Kouadjané ont été portées à notre connaissance par voie de presse. Après 4 jours de détention préventive à la Dst, alors que les deux prévenus sont inculpés pour atteinte à la sûreté de l’Etat, le magistrat rentrait chez lui pendant que l’ancien ministre Lida était écroué à la Maca. Abraham Denis Yaurobat |
Dans ce tourbillon de galère, bien que malade, dépourvu de toute ressource, et sans poste, le juge Noël KOUADJANE s’inscrit à l’université
de Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2014 pour préparer sa thèse de Doctorat.
Le juge Noël KOUADJANE continue de bosser bien que souffrant de l’insuffisance rénale et achève sa thèse de Doctorat avec pour thème : « Le contentieux judiciaire des investissements privés portuaires (dans les états riverains du golfe de Guinée, signataires du traité OHADA) » qu’il transmet à son Directeur de thèse en France avec la date d’octobre 2021.
Malheureusement, il décède un mois après, le 26 novembre 2021, avant sa soutenance et plusieurs hommages lui son rendus:
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LE MAGAZINE EN LIGNE « OPERA NEWS » : MAGISTRATURE : LE JUGE IVOIRIEN NOËL KOUADJANE A TIRE SA REVERENCE
La Région du Lôh Djiboua est en deuil. C’est le moins qu’on puisse dire. L’un de ses illustres fils, notamment, le brillantissime magistrat, Noël Kouadjané a quitté le monde des vivants pour l’au-delà. Il est décédé ce vendredi 26 novembre au Centre Hospitalier et Universitaire (Chu) de Cocody où il avait été admis quelques jours plus tôt. Mal en point depuis des années et traînant plusieurs pathologies, l’ancien Substitut général près la Cour d’Appel d’Abidjan n’avait plus, selon un membre de la famille, les ressources financières nécessaires pour se soigner convenablement et conséquemment. Son compte étant gelé depuis la crise postélectorale de 2011, le juge Noel Kouadjané, major de la promotion 1989-1990 de l’école nationale d’administration, était donc condamné à une mort certaine. Malheureusement, l’irréparable s’est produit hier vendredi après-midi au CHU de Cocody. Accusé de vouloir renverser les institutions de la République avec la complicité du ministre d’État, ministre de la Défense, Moïse Lida Kouassi, le Juge Noël Kouadjané, on se rappelle, a été arrêté le jeudi 23 octobre 2014 en pleine journée dans la commune de Cocody. Conduit à la Dst, le Magistrat émérite recouvra la liberté au bout d’une longue détention dans les locaux de cette unité de la Police nationale. Depuis lors, le juge Noel Kouadjané ne s’est jamais retrouvé comme on le dit dans l’argot ivoirien. C’est donc un magistrat rongé par la maladie et atteint moralement par les épreuves de la vie auxquelles il fait face depuis la crise postélectorale de 2010 qui vient de s’en aller dans le ventre de la nuit.
Pierre_Lemauvais
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UN ARTICLE DE L’ANCIEN GREFFIER EN CHEF – MONSIEUR ROGER DAKOURI DIAZ DJIDJIGBOUH DU 28 NOVEMBRE 2021 :
LE JUGE NOËL KOUADJANÉ : ABOUTISSEMENT D’UNE PERSÉCUTION SYSTÉMIQUE…
Major au concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration(ENA), en tant qu’élève-magistrat, et premier à la sortie, le magistrat Noël KOUADJANÉ, de la promotion 89-90, était doctorant. Sur ses compétences exquises, étant un meuble du ministère de la justice ivoirienne, je puis personnellement m’autoriser à évoquer, en toute connaissance de cause, les performances professionnelles de l’homme au tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau où je l’avais pratiqué, lui, y servant, à cette époque-là, ès-qualité juge du siège, chargé des procédures civiles et correctionnelles. Je le perdrai plus tard de vue, parce qu’il sera en position de détachement au Port Autonome d’Abidjan, en qualité de Directeur des affaires juridiques. Et, lorsque la guerre post-électorale de 2011 nous dispersa à travers tous les pays de la sous-région, c’était par le truchement, et en compagnie du cadet Khaza Kakry que je le reçus, courant 2014, dans ma modeste demeure d’Accra, dans le sous-quartier de Malam-GBAWÉ. Surpris, je lui demandai les nouvelles de notre pays, et les raisons de sa présence au Ghana. Son récit me laissa sans voix, tant je m’interrogeai sur ce qui arrivait à ce pays, ma patrie. Le magistrat me conta sa mésaventure en ces termes : « Grand-frère, ce jour-là, tout juste après une visite fraternelle au ministre d’Etat Lida Kouassi Moïse, je m’étais engouffré dans un salon de coiffure pour y couper mes cheveux. Y étant, une cohorte d’hommes armés jusqu’aux dents, et encagoulés, y faisaient irruption et m’enlevèrent. Direction ? Inconnue… Mais, c’est plus tard que je ferai le constat que j’avais été jeté au sous-sol de la DST où, de toute évidence, je reçus un traitement de choc, appuyé d’un interrogatoire au sujet d’une certaine entreprise insurrectionnelle contre le pouvoir en place dans laquelle je serais impliqué. Surpris, je contestai avec véhémence de telles imputations sans le moindre début de commencement de preuve. Mon épouse qui savait que j’avais rendu visite au Ministre d’Etat Lida Kouassi, et ne me voyait pas rentrer, s’en remit à lui pour savoir ce qui m’était arrivé. Mais, le ministre Lida que je venais de quitter, ne pouvait se douter de ce qui m’était arrivé. D’ailleurs, quelques jours, sinon heures, après mon enlèvement, le ministre d’Etat LIDA me rejoindra, lui aussi, dans ma cellule à la DST. Finalement, nous avions tous deux été déférés au parquet d’Abidjan-Plateau. Aucun compte n’avait été tenu de mon statut de magistrat prescrivant des poursuites, rigoureusement soumises à des conditions de fond et de forme. Réglant notre dossier, le Procureur prit une réquisition pour qu’on ouvrît une information judiciaire contre nous deux. Il avait également requis mandat de détention contre nous, c’est-à-dire, un internement à la MACA pour nous deux. Mais, le doyen des juges d’instruction, vraisemblablement par motifs de conscience professionnelle et corporatiste, avait estimé qu’il ne pouvait, lui magistrat, se permettre de signer un mandat de dépôt contre moi. Lida, quant à lui, devait retourner en prison, alors qu’il venait d’en sortir après de longues années. Mais, alors que mon épouse et moi entreprîmes de vider le plancher de ce palais de justice, après tout ce que j’avais souffert à la DST, certainement aperçu par le Procureur, depuis son bureau au 2ème étage du palais de justice, des éléments de forces de l’ordre vinrent encore me choper au portail, à sa demande. Raisons ? Le Procureur à qui ma libération par le juge d’instruction n’agréait visiblement pas, parce que non conforme à son réquisitoire, décida qu’on me ramenât, manu militari, dans son bureau. Désemparée, mon épouse qui n’y comprenait plus rien, décida de m’y accompagner. Arrivés au poste de police à l’entrée des bureaux du Procureur au 2ème étage, on me fit asseoir à même le sol, en ces lieux. Mon épouse qui était parvenue, malgré tout, à alerter notre avocat sur ce qui nous arrivait alors que nous étions presque dehors, vint également s’asseoir auprès de moi, à même le sol. L’avocat qui était encore en train de tenter d’extraire, au niveau du cabinet d’instruction, le ministre Lida, des griffes du pouvoir, comme il l’avait presque réussi à mon profit, dut surseoir à sa démarche, pour accourir au même poste de police du 2ème étage chez le Procureur où nous étions assis à même le sol, exposés à la curiosité de tous les usagers de ce service public particulier. Très remonté contre un tel scénario que le droit ne justifiait, l’avocat, en toge, s’assit aussi par terre, auprès de nous, mon épouse et moi, attendant lui aussi de savoir ce que voulait encore le Procureur. Une trentaine de minutes d’attente après, le Procureur nous fit enfin dire, par un agent de police, que son *collègue magistrat*, que j’étais, pouvait enfin regagner son domicile. Au regard d’une telle atmosphère mortifère et de non-droit dans le pays, avais-tu poursuivi, et quoique tes avoirs bancaires eussent été gelés, ton épouse et toi aviez résolu que tu sauvasses ta peau en t’exilant. – Mais comment survivras-tu dans un Ghana où l’inflation est si intenable, t’avais-je interrogé ? – Après ta fugue, ton épouse et toi aviez décidé de liquider ton seul bien non encore abusivement grevé qu’était ton véhicule, à l’effet de te permettre de t’intégrer dans cette difficile vie d’exilé, m’avais-tu répondu… ».Fin de récit. Ce jour-là, moi, homme dur parmi les durs, vis mes larmes perler abondamment et irrésistiblement, comme si on venait de m’annoncer ton décès. Car, si un magistrat, hyper protégé par la loi, est ainsi traité comme un vulgaire bandit, qu’en serait-il des citoyens lambdas ? Quelques semaines après, ayant demandé à AYEMÉNÉ alias Kakry Khaza, si tu étais là à Accra, il me répondit que tu étais retourné au pays. Je m’étais donc douté que les sérieuses menaces sur ta vie s’étaient estompées, et que, subséquemment, ta situation professionnelle avait dû connaître quelques embellies. Me concernant, revenu au pays vers fin 2019, le grand-frère, le ministre d’Etat LIDA, me porta l’information, en juillet dernier, selon laquelle, malgré ton état de maladie, tu aspirais vivement à prendre un repas ensemble avec nous, chez toi ; le pouls de la situation d’exil que tu avais pris, pendant quelques temps, et auquel nous autres avons douloureusement survécu, le méritait amplement, à tes yeux. Ainsi, en compagnie de l’aîné, le ministre d’Etat LIDA, les deux cadets, Damana Adia Pickass et AYEMÉNÉ, nous avions été reçus chez toi. Ton épouse et toute ta maisonnée s’étaient particulièrement mobilisées pour ce moment fraternel. C’est vrai que ton état physique, ce jour-là, pour nous qui t’avons pratiqué, semblait chargé d’inquiétude. Mais, ta légendaire vivacité d’esprit, pendant ces heures passées avec toi, mangeant et buvant, avait fini par nous inonder de l’espoir de te voir rétabli dans les plus brefs délais. Hélas ! Privé de tout, par cette mortifère politique politicienne, tu as fini, à ton corps défendant, par partir, textuellement comme tes aînés Bohoun BOUABRÉ, Gnan Raymond, DIAGOU GOMONT, Ben Soumahoro Waraba, Pol DOKOUI…(Ouf, je suis essoufflé, la liste est hyper longue). Frère, mon cœur saigne certes, mais, je puis avouer que je suis réjoui au constat que tu ne devras plus rien à ces gens, leur ayant rétrocédé le seul souffle qu’ils t’avaient laissé, après t’avoir inhumainement soulagé de tout moyen de subsistance. Oui, envers ces personnes, agissant comme des intemporelles, tu es dorénavant quitte. N’était-ce pas cela leur « ultimate goal » ? Ce but final n’est-il pas parfaitement atteint ? Ainsi, est-ce tout le Lôh-Djiboua qui perd une vraie valeur, péniblement remplaçable, que tu laisses dans l’émoi. Quant à toi, frère, va, va frère ! Tu as trop souffert de la cruauté de tes semblables. De ces semblables ! Va ! Là-bas, il n’y aura de : * Président de la République… * De ministre de la Justice… * D’avoirs bancaires gelés… * De radiation… * De non réintégration professionnelle… * De MACA… * De juge d’instruction… * De Procureur, en tout cas, de détenteur d’un pouvoir totalitaire, que : L’omnipotent, l’omniprésent, l’omniscient, Dieu : l’unique juste juge ! Djidjigbouh Qui Pleure Son cadet..
Roger Dakouri Diaz Djidjigbouh |
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LE JOURNAL EN LIGNE « TRIBUNE IVOIRIENNE » DU 29 NOVEMBRE 2021 : DEUIL: LE JUGE IVOIRIEN NOËL KOUADJANE EST MORT DANS UNE SITUATION DESASTREUSE
Le juge ivoirien Noël Kouadjané est passé de vie à trépas ce vendredi 26 Novembre 2021 au Centre Hospitalier Universitaire de Cocody où il avait été admis quelques jours plus tôt des suites d’une longue maladie. Il est mort sans argent car privé de tous ses biens financiers et matériels à t’on appris selon plusieurs sources concordantes. Adele Delphine Teti |
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UN ARTICLE DE « #2DE/#DRONE NEVER LIE » DU 30 NOVEMBRE 2021 MILITANTS INCORRUPTIBLES DU PARTI DES PEUPLES AFRICAINS DE CÔTE D’IVOIRE : DÉCÈS DU JUGE NOËL KOUADJANÉ – LE MINISTRE D’ ETAT LIDA KOUASSI MOÏSE PLEURE L’ILLUSTRE DISPARU «Je suis dévasté. C’est une grosse perte pour nous tous. Noël était un intellectuel de haut vol, un juriste très pointu. Je ressens sa mort comme j’ai ressenti la mort de Sangaré Aboudrahamane. Il a été le premier à être arrêté. Moi j’ai été arrêté après. Je l’ai trouvé à la DST. Quand on a été déférés au parquet, les deux syndicats des magistrats ont vigoureusement protesté. Ils ont dit non à la mise en prison du magistrat Kouadjané. Mais bien qu’il n’ait pas été mis en prison, ses comptes ont été gelés et son salaire bloqué. Si on n’avait pas bloqué aussi mes avoirs, je l’aurais aidé à se soigner. Il n’était pas officiellement exclu de la magistrature mais il n’avait ni poste ni salaire. Alors ces derniers mois, j’ai entrepris des démarches au près du ministre de la réconciliation nationale. J’ai déposé un dossier pour que le salaire de mon jeune frère et ami soit enfin débloqué afin qu’il puisse se faire soigner. Il fallait 15 millions pour le faire soigner en Europe. En attendant l’aboutissement des démarches auprès du ministre KKB, sa famille avait pu réunir 11 millions. Elle s’affairait à présent à trouver les 4 millions restants et à débuter les formalités quand le drame est survenu. C’est terrible. Si on avait eu trois semaines de plus, il serait parti se faire soigner» |
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LE SITE D’INFORMATION « POUR UNE ALTERNATIVE DÉMOCRATIQUE (PAD) » DU 1er DÉCEMBRE 2021 DÉCÈS DU JUGE NOËL KOUADJANÉ
L’ex-ministre LIDA KOUASSI s’exprime : «Je suis dévasté. C’est une grosse perte pour nous tous. Noël était un intellectuel de haut vol, un juriste très pointu. Je ressens sa mort comme j’ai ressenti la mort de Sangaré Aboudrahamane. Il a été le premier à être arrêté. Moi j’ai été arrêté après. Je l’ai trouvé à la DST. Quand on a été déférés au parquet, les deux syndicats des magistrats ont vigoureusement protesté. Ils ont dit non à la mise en prison du magistrat Kouadjané. Mais bien qu’il n’ait pas été mis en prison, ses comptes ont été gelés et son salaire bloqué. Si on n’avait pas bloqué aussi mes avoirs, je l’aurais aidé à se soigner. Il n’était pas officiellement exclu de la magistrature mais il n’avait ni poste ni salaire. Alors ces derniers mois, j’ai entrepris des démarches au près du ministre de la réconciliation nationale. J’ai déposé un dossier pour que le salaire de mon jeune frère et ami soit enfin débloqué afin qu’il puisse se faire soigner. Il fallait 15 millions pour le faire soigner en Europe. En attendant l’aboutissement des démarches auprès du ministre KKB, sa famille avait pu réunir 11 millions. Elle s’affairait à présent à trouver les 4 millions restants et à débuter les formalités quand le drame est survenu. C’est terrible. Si on avait eu trois semaines de plus, il serait parti se faire soigner» RIP!
Pacôme Harfleur Monteverdy Kouassi
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LE MAGAZINE EN LIGNE « OPERA NEWS » DU 03 DECEMBRE 2021 : CE QUE LAURENT GBAGBO DISAIT DU JEUNE ET BRILLANT MAGISTRAT Quand nous avons pris le pouvoir, nous voulions une réforme des accords de Défense avec la France. Alors, j’ai recommandé Noël Kouadjané à Laurent Gbagbo. Il lui a donc été confié de réfléchir à la réforme. Après une rencontre que lui et moi avons eue avec le Président, il s’est enfermé et a travaillé. Il est revenu avec un projet de nouvel accord de 124 articles. Quand le Président Gbagbo a lu ça, il lui a posé des questions pour qu’il explique mieux son travail et après il a dit: j’entendais parler de ce jeune mais je ne le connaissais pas. J’avoue qu’il est vraiment percutant« , révèle Lida Kouassi. » Nous avons ensuite reçu une délégation de l’Elysée pour parler de la réforme. Quand les émissaires français ont lu le projet d’accord du juge Kouadjané, ils étaient agréablement surpris. Ils ont dit bravo pour la forme et le contenu.Ils ont souligné que c’est la première fois qu’un pays africain prend l’initiative de la proposition. Habituellement, c’est la France qui écrit le projet et le soumet au pays africain », poursuit l’ex-ministre d’Etat, ministre de la Défense. Frères car ressortissants tous les deux de la région du Lôh-Djiboua, amis et compagnons d’infortune dans les geôles de la DST suite à une accusation d’atteinte à la sûreté de l’Etat, les deux personnalités avaient été arrêtées en octobre 2014. Le juge avait évité la prison grâce à la mobilisation des syndicats de la magistrature. Mais l’ex-ministre avait été mis sous mandat de dépôt. Il avait été écroué à la MACA avant d’être transféré au camp pénal de Bouaké puis à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan(MAMA). C’est de cette prison militaire qu’il a recouvré la liberté en août 2018 suite à une loi d’amnistie prise par le Président Alassane Ouattara. Alors que la décision d’amnistie prévoyait et la libération et le dégel des avoirs de tous ceux qui en bénéficiaient, les comptes de Lida Kouassi demeurent bloqués jusqu’à ce jour. Pire, le magistrat non politique, alors qu’il n’a même été en prison, il a aussi vu ses comptes bloqués et son salaire suspendu jusqu’à sa mort. Une mort qu’il aurait pu éviter s’il avait eu les moyens puisqu’il avait besoin de 15 millions pour un voyage sanitaire en France. Dans une première réaction, l’ex-ministre d’Etat, ministre de la Défense a dit le choc qu’il a eu à l’annonce de la mort de son conseiller juridique privé. Il a aussi rappelé les moments difficiles qu’ils ont vécus. Mardi 30 novembre, il s’est rendu au domicile de Noël Kouadjané pour saluer son épouse et ses enfants et voir ensemble les premiers actes préparatifs des obsèques. » Dan Opéli
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UN ARTICLE DE L’ANCIEN GREFFIER EN CHEF – MONSIEUR ROGER DAKOURI DIAZ DJIDJIGBOUH DU 09 DECEMBRE 2021 :
LE JUGE NOËL KOUADJANÉ : ATMOSPHÈRE FRISSONNANTE !
Sur les lieux, un calme étreignant ! Le dispositif traditionnel de la salle de séjour fit place à un aménagement mortuaire déchirant… Tout est glacial autour de nous. Vers le mur auquel le maître des lieux de naguère et moi nous étions adossés, il y a quelques mois, à l’occasion d’un repas familial qu’il avait spécialement provoqué, se dresse dorénavant une chapelle ardente… Oui, il est effectivement parti, nous dîmes, l’un à l’autre, mon jeune frère Digne Afrique Renaissance et moi, lorsque nos regards larmoyants se croisèrent et se fixèrent. D’où tirer des énergies physiques pour vider le plancher d’un tel lieu ? Pénible ! Mais, ouf ! Avec ce que ce frère, ce magistrat brillant, très pondéré, chevronné, a souffert du fait exclusif d’une persécution politicienne sans commune mesure, la mort n’est-elle pas un gain, quoique amer, pour lui, pour nous autres, ses proches ? Cette seule pensée n’est-elle pas consolatrice à suffisance pour ces nombreux cœurs brisés par ce coup ? Que les humains sont inutilement si cruels, si méchants, les uns envers les autres ! Comme s’ils en existaient, parmi eux, une seule espèce intemporelle ! Dans tous les cas, il n’y a de Dieu que Dieu ! Roger Dakouri Diaz Djidjigbouh |
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UN ARTICLE DE L’ANCIEN GREFFIER EN CHEF – MONSIEUR ROGER DAKOURI DIAZ DJIDJIGBOUH DU 15 JANVIER 2022 : LE JUGE NOËL KOUADJANÉ : LES TERRES DE GOGOBRO L’ONT REPRIS !
Brillantissime, sobre, pondéré et discret, le magistrat Noël KOUADJANÉ qui a cédé aux irrésistibles assauts d’un harcèlement politico-professionnel depuis le 26 novembre 2021 a été inhumé, ce samedi 15 janvier 2022, dans le village de Gogobro, commune de Hiré, qui l’avait vu naître un 25 décembre 1962. Cette fatidique phase des obsèques de l’illustre disparu s’est déroulée en présence de la veuve, sa tendre Nativité, de ses enfants, de ses frères et sœurs, de nombreuses personnalités dont le ministre d’Etat Lida Kouassi Moïse, l’ancien président du Conseil Constitutionnel, le Professeur YAO N’dré, le président du Conseil Régional du Lôh-Djiboua, le ministre DJAH Blé Joseph, les « frères » et collègues Magistrats, essentiellement originaires du Lôh-Djiboua, de nombreux amis et connaissances. Au rappel, par son ami et frère de longue date, Monsieur AKANZA KOFFI Joseph, par ailleurs Président du Comité d’organisation des obsèques, des douloureuses et non moins écœurantes circonstances et causes de cette disparition prématurée du brillant Noël, c’est une explosion générale de cris de douleurs et de sanglots qui ont fusé des 12 bâches dressées à l’occasion. En tout cas, même les cœurs les plus insensibles n’ont pu résister au déclic de l’émotion, tant les différents témoignages ont achevé d’édifier les uns et les autres sur les puissants moyens déployés pour pousser ce brillant magistrat dans les bras de la mort. C’est donc dans un concert de hurlements de douleurs que tous ceux qui se sont invités à cette étreignante phase du passage de KOUADJANÉ sur la terre, se sont séparés. Ainsi va cette horrible vie ici-bas. Quant à notre frère Noël KOUADJANÉ, on l’imagine heureux d’être quitte envers ces malfaisants, à compter de cette date. Qui sera leur prochaine cible ? Croisons les doigts… Djidjigbouh, au nombre de ceux qui pleurent leur frère. » Roger Dakouri Diaz Djidjigbouh |
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UN ARTICLE D’UN « FRERE » DU VILLAGE DE JANVIER 2022 :
ET LE JOUR DE LA SÉPARATION ARRIVA !!!
PÈRE Noël, papa Noël, on aurait jamais eu pensé que ça finirait ainsi un jour. Toi qui a épaté mon enfance, qui m’a nourri l’envie d’aller à l’école, qui a été une exemplarité irréversible. DJAGAI, DJAGAI DJAGAI, oui il est arrivé tout le quartier sent son parfum fragrance. Cette Odeur qui faisait tant rêver à la vie, et oui à une bonne vie. Djagai, n’était pas que maître de l’hygiène, il était aussi maestro de cet orchestre musical le PIANO, un véritable interprète de chopin aussi plus grand que NELSON FREIRE. Ah ! Ah ! La vie!!! Si cruelle est la mort qu’elle nous laisse coi!!! Ce matin j’ai vu pour la première fois de mes yeux ce que j’admirais au travers du téléviseur, cet animal aussi gigantesque qu’il était pour moi, le CHEVAL 🐎. Djagai chevauchait la grande voie du village avec son ami EKOUIL( nom qu’il avait donné à son animal *le cheval*). La nuit tombée, on entendait « il est venu avec son Audi, d’autres esclamaient, NON C’est avec son BMW X5, Non c’est avec sa TOYOTA… TOUT LE VILLAGE CHANTAIT DJAGAI, TOUS RÊVAIENT D’UN FILS DJAGAI Jusqu’au jour où le malheur frappa, ET LE JOUR DE LA SÉPARATION ÉTERNELLE DOULOUREUSE ARRIVA CONTRE TOUTE VOLONTÉ! HÉLAS DJAGAI EST PARTI! DJAGAI EST MORT, DJAGAI EST CONJUGUÉ AU PASSÉ DÉSORMAIS, DJAGAI N’EST PLUS DE CE MONDE DES HUMAINS 😭 Nous perdîmes notre magistrat sorti major de sa promotion à L’ÉCOLE NORMALE D’ADMINISTRATION ( ENA) Ses nombreux véhicules, on en rêverait plus jamais, son parfum arôme, cette vie de luxe à été avortée OUI AUJOURD’HUI JE CROIS QUE VANITÉ EST VRAIMENT VANITÉ!!!! Nous observons avec un regard triste, des yeux endoloris, bouche éteinte le départ de TONTON NOËL. Si l’or et l’argent pouvaient changer le destin et faire revenir DJAGAI, on aurait donné tout l’or du monde. Mais hélas, qui est plus grand pour s’opposer à cette force motrice du grand architecte. Qui pourra te remplacer ? Qui pourra nous enfanter un identique DJAGAI ? Ah la mort ! Ah la mort ! Gogobro a perdu un Baobab Gogobro a perdu un pilier Danegre a perdu son fils Le watta a perdu son DJAGAI La côte d’Ivoire perd un magistrat de qualité Je pleure papa Noël 😭 Je n’oublierai jamais ces paroles que tu m’avais lancé à l’oreille lors de mon malheur. De la où tu es, sache que ce défis sera relevé comme tu l’avais prédit!!! Ce samedi 15 janvier (2022), nous irons t’enfouir au fond de l’abîme Va en paix DJAGAI Va te reposer tonton Dieu seul sait pourquoi cette fin…
Arsène Dadie la sagesse
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Pour tes enfants et moi, intercède pour nous afin que Dieu nous protège. Kouadjané Akissi Nativité |