CASTOR OSENDE AFANA DU CAMEROUN

Castor Osendé Afana né à Nkogksaa, dans la localité de Sa’a dans le département de La Lékié, débute ses études primaires à la Mission catholique de Sa’a où il obtient son Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires (CEPE).

Après le Petit Séminaire d’Ekok, il intègre le Petit Séminaire d’Otélé et y achève son cycle secondaire mais est exclu du Grand Séminaire de Mvolyé pour ses déclarations jugées subversives.

Osendé Afana passe la première partie de son baccalauréat en candidat libre et réussit à son examen.

En 1951, il s’inscrit en philosophie au Lycée Général Leclerc de Yaoundé et dirige, en 1952, une grève des élèves qui protestent contre la mauvaise qualité de la nourriture servie à l’internat.

Il refuse aussi que ses camarades l’appellent « Castor » ; Nom qui serait pour lui une double négation et une infamie. Il exige donc que tous l’appellent par l’un de ses patronymes, « Osendé » ou « Afana » qui définit son africanité dans sa « camerounité ».

De même, il demande à l’Administration de son école de ne plus lui remettre de la littérature comportant ce prénom « Castor » et en veut à ses parents et à l’église catholique de lui avoir donné non seulement un prénom français mais un prénom allogène qui est de surcroît le nom d’un rongeur.

Qualifié de rebelle, de résistant et d’anti-colonialiste, Osendé Afana est mis sur surveillance par l’Administration coloniale.

Osendé Afana réussit quant même la deuxième partie de son baccalauréat en juin 1952 et bénéficie d’une bourse pour poursuivre ses études à Toulouse, en France.

En France, il intègre l’Union nationale des étudiants du Cameroun » (UNEC), anciennement appelée « Association des étudiants camerounais (AEC).

L’UNEC est une section de la Fédération des Etudiants d’Afrique noire de France (FEANF).

Lorsqu’il prend ses vacances en 1954, il part au Cameroun et se marie. Père de quatre (4) enfants, Joseph Osende, Martin Osende, Alice Osende et Osendé Afana donne le nom du dirigeant de l’UPC, Félix Moumié à son dernier enfant en le nommant, Félix Moumié Osende.

De retour en France, Osendé Afana devient le représentant de l’AEC à la FEANF et installe en 1955 avec Ndongo Diyé et Michel Ndoh, le Comité de base de Toulouse de l’UPC.

L’UPC, Parti créé le 10 avril 1948 au Cameroun, a été le premier Parti politique à exposer clairement la question de l’indépendance et de la réunification du Cameroun divisé en deux, l’un Cameroun dirigé par les français et l’autre sous domination des Anglais.

L’UPC est reconnu comme Parti politique par l’Administration coloniale le 9 juin 1948 et Um Nyobè, l’un des fondateurs de l’UPC en devient le Secrétaire général à son Congrès de 1950.

En 1956, Osendé Afana occupe la fonction de Vice-président de la FEANF et remplace Albert Tevodjéré à la Direction de la publication de l’Etudiant d’Afrique Noire , outil de communication des étudiants d’Afrique noire.

Osendé Afana fréquente d’autres étudiants africains notamment, l’ivoirien Henri Konan Bédié, le guinéen Alpha Condé, le congolais Pascal Lissouba, tous devenus plus tard Présidents de leurs pays respectifs.

En France, Osendé Afana intègre le Comité d’accueil en charge de gérer les publications de l’UPC, en particulier « La voix du Kamerun ».

Il organise les voyages des cadres politiques de l’UPC de passage en Europe et se fait remarquer par Félix Moumié, le Président de l’UPC.

Osendé Afana devient l’un de ses plus proches collaborateurs.

Egalement, son activisme au sein de son Parti lui permet d’être reçu par certains Chefs d’Etat africains progressistes.

Le 25 mai 1955, au Cameroun, un soulèvement populaire est réprimé par l’Administration coloniale, l’UPC est dissout le 13 juillet 1955 et ses militants recherchés.

Um Nyobè prend le maquis dans son village natal et les autres leaders, Félix Moumié, Ernest Ouandié et Abel Kingué se cachent au Cameroun-Britannique.

En février 1957, Osendé Afana se rend à New York devant la Commission de tutelle de l’ONU en tant que délégué de la FEANF pour défendre la lutte de l’indépendance du Cameroun.

A son retour en décembre 1957, il est élu Trésorier général de la FEANF.

Avec son Doctorat d’Etat en économie, Osendé Afana devient le premier Docteur en économie d’Afrique noire et sa thèse de Doctorat intitulée « l’Economie Ouest africaine, perspectives et développement » est publiée en 1966, aux Editions Maspero et traduit en plusieurs langues.

Cité en référence dans les sphères de l’économie, le gouvernement colonial fait interdire néanmoins la commercialisation de l’ouvrage.

En effet, Osendé Afana déclare qu’une indépendance sans indépendance monétaire n’en est pas une et exhorte les dirigeants africains à créer une monnaie qui sera baptisé « Afrik ».

Docteur Osendé Afana soutient que : « …Les Impérialistes utilisent aussi les prêts pour piller les pays sous-développés en exigeant des taux d’intérêt exorbitants et des conditions d’utilisation et de remboursement très onéreuses. Bon nombre de nos pays risquent de devenir des esclaves pour dettes et surtout, que l’aide des pays occidentaux est essentiellement un instrument du néo-colonialisme. »

Un extrait de l’un de ses discours expose les manœuvres employés par les impérialistes pour maintenir l’Afrique sous domination. Il dit : « A l’échelle de l’Afrique, une des caractéristiques dominantes du mouvement anti-impérialiste est le courant unitaire qui soulève de plus en plus les masses populaires. A côté des conférences panafricaines des peuples, des paysans, des femmes, des jeunes et des étudiants, des journalistes, etc., à côté des organisations permanentes issues de ces rencontres populaires ou gouvernementales s’ébauchent de plus en plus des regroupements régionaux: Union maghrébine, Conseil de l’Entente, Union douanière équatoriale-Cameroun, Union Tanganyika-Ouganda-Kenya, sans parler d’ensembles plus vastes tels que les groupes de l’UAM, de Monrovia ou de Casablanca. Tous ces groupements régionaux auraient pu jeter les bases réalistes de l’unité du continent. Malheureusement, les impérialistes, fidèles à eux-mêmes, déploient tous les efforts pour entraver la réalisation de cette unité révolutionnaire de notre continent. C’est ainsi que même après la conférence panafricaine des chefs d’Etat et de gouvernement tenue à Addis-Abeba en mai 1963, ils continuent leur travail de division sous le couvert de la décentralisation régionale dans de nombreux pays, et sous le masque de I’UAM comme organisation régionale. A ce niveau comme au niveau de chaque pays, il est tout à fait évident que la lutte pour l’unité et la lutte contre le néo-colonialisme ne sont qu’une seule et même lutte. Seule la liquidation du néo-colonialisme permettra d’unir tout le continent sous un gouvernement unique au service des peuples africains.  La voie qui mène à cet objectif ultime passe nécessairement par des étapes comprenant notamment l’unité d’action, le renforcement de la coopération dans les domaines de la politique et de l’organisation et même par des regroupements régionaux, mais à contenu progressiste. Notre époque est celle de l’aggravation de la crise du capitalisme et celle du triomphe du socialisme. Certes l’impérialisme apparaît encore comme un colosse, mais plus que jamais, il est un colosse aux pieds d’argile, car chaque jour qui passe développe les contradictions qui doivent le conduire à sa tombe.»

Osendé Afana, grand admirateur du révolutionnaire Argentin, Ernesto Guevara dit le « Ché » se remémore de ses paroles en matière d’engagement nationaliste : « La théorie ne vaut rien sans la pratique » et il fait savoir à ses camarades, lors d’une réunion à Paris, qu’il a l’intention de rentrer au Cameroun pour continuer la lutte aux côtés des militants de l’UPC qui combattent dans le maquis.

Trahi par un de ses proches, Um Nyobè, le leader de l’UPC est tué par les colons français au Cameroun le samedi
13 septembre 1958.

L’assassinat d’Um Nyobè motive davantage Osendé Afana et la même année, il quitte la France pour l’Egypte où il rejoint la Direction de l’UPC notamment le Président de l’UPC, Félix Moumié.

Au Caire, Osendé Afana est nommé Représentant Permanent de l’UPC pendant le déroulement de l’Organisation de Solidarité des Peuples Afro-Asiatiques (OSPAA).

Il anime en plus une émission radiophonique, « La Voix du Cameroun ».

Après l’indépendance de la Guinée le 02 octobre 1958, le Président Sékou Touré accepte que le siège de l’UPC soit transféré à Conakry en Guinée.

En juin 1959, Félix Moumié déclare que la révolution continuera.

Osendé Afana s’exile en Guinée.

Le 1er janvier 1960, le Cameroun obtient son indépendant et Ahmadou Ahidjo, né à Garoua au Cameroun le 24 août 1924 devient le premier Président de ce pays.

Félix Moumié charge Osendé Afana de se rendre au  Congo-Belge pour préparer sa visite prochaine dans ce pays dans le cadre de son indépendance programmé pour le jeudi
30 juin 1960.

Félix Moumié envisage également échanger avec le Premier ministre congolais, Patrice Lumumba sur l’installation d’un bureau de l’UPC au Congo-Léopoldville.

Présent à la proclamation de l’indépendance du Congo-Belge, le Premier ministre, Patrice Lumumba, autorise, le
05 septembre 1960, Félix Moumié à ouvrir une représentation de l’UPC à Léopoldville.

Suite au désaccord entre le Président Joseph Kasa-Vubu et Patrice Lumumba, le dernier cité est démis de ses fonctions et un mandat d’arrêt est lancé contre Patrice Lumumba.

Le 14 octobre 1960, Félix Moumié expulsé du territoire congolais prend un vol pour Genève et le 3 novembre 1960, Félix Moumié meurt par empoisonnement au Thalium provoqué par William Bechtel, un agent secret français.

A l’annonce de la triste nouvelle, Osendé Afana s’énerve et se radicalise.

En 1963, il part au Congo Brazzaville pour encadrer les jeunes et conscientiser la population des régions frontalières du Sud-est du Cameroun.

Touché par la mort atroce de Patrice Lumumba, le révolutionnaire argentin, Ernesto Guevara dit le « Ché » organise une expédition au Congo pour aider les nationalistes de ce pays.

Osendé Afana qui se trouve au Congo, profite des enseignements du révolutionnaire et le 1er septembre 1965 à partir d’Ouesso, une ville du Congo Brazzaville, il pénètre dans la forêt du Sud-est du Cameroun.

Il est accompagné de treize (13) militants de l’UPC armés et placés sous le commandement du Secrétaire Général de la Jeunesse Démocratique du Cameroun (JDC), Fosso François, un militaire qui a combattu à la deuxième guerre mondiale.

Cependant, pour éviter un incident diplomatique avec le Cameroun, les autorités congolaises demandent à Osendé Afana et son commando de ne pas mener d’actions les trois premiers mois de leur départ.

La recommandation est respectée et les combattants se limitent à la sensibilisation de la population.

Plusieurs paysans sensibilisés adhèrent à l’UPC et créent des comités de base.

Le 5 octobre 1965, les Forces armées camerounaises attaquent les villages de Nguilili 1, Ngoko et Epaka.

Informé certainement de la présence des nationalistes, l’armée coloniale intensifie ses contrôles, répriment la population des zones concernées et elle y installe des équipements militaires importants.

La population se rétracte.

Du 20 octobre 1965 au 24 janvier 1966, Osendé Afana et ses hommes font un repli tactique au Congo Brazzaville et étudient la raison du recul du mouvement et les solutions pour revigorer l’UPC.

Pour obtenir des réponses, Osendé Afana chargent deux personnes de se rendre, l’une à Brazzaville et l’autre à Yaoundé.

Le chargé de la mission de Yaoundé s’enfuit dès la sortie du maquis.

Nkolla Mpo A Ngoh envoyé à Brazzaville, exécute sa mission normalement mais en revenant rendre compte à Osendé Afana, il est assassiné le 28 octobre 1965 sur le fleuve frontalier Ngoko par les militaires de l’armée camerounaise.

Les maquisards continuent la sensibilisation et le 24 janvier 1966, ils retournent à nouveau dans le maquis.

Le 19 février 1966, dans le village d’Epaka, un guide local, Pascal Otina est recruté.

Dans la nuit du 24 février au 25 février 1966, le groupe subit une autre attaque des Forces armées camerounaises et les combattants de l’UPC prennent la fuite avec leurs armes.

Le 5 mars 1966, pour se mettre à l’abri des offensives des soldats des Forces armées camerounaises, les maquisards se planquent dans un campement offrant plus sécurité selon eux.

Le 07 mars 1966 à 18 heures, Pascal Otina, le guide local prend la fuite et le 08 mars 1966 à 16H30, le commando de l’UPC est attaqué et tous les combattants se dispersent sans emporter leurs armes.

Dans la débandade, Osendé Afana perd ses lunettes et handicapé, il demande à ses camarades de retourner à Brazzaville le 15 mars 1966 pour refaire ses lunettes et profiter de leur passage à Brazzaville pour modifier leur plan.

Le « Plan B » consiste à attaquer l’armée camerounaise sur un autre front pour avancer vers Yaoundé, sa région natale.

Le 15 mars 1966, à 10H30, Osendé Afana et Wamba Louis victimes d’une embuscade de l’armée camerounaise sont tous à 11 km de la frontière du Congo-Brazzaville.

Fosso François qui a pu s’échapper bien que grièvement blessé, revient le 17 mars 1966 sur le lieu de l’assassinat et trouve
deux corps en état de putréfaction avec les têtes tranchées et emportées.

Le nationaliste camerounais, Osendé Afana, a été tué à trente-six ans, sa tête tranchée par le colonel Pierre Semengue, emportée par hélicoptère et offerte comme un trophée au Président de la République Ahmadou Ahidjo qui le voulait vivant ou mort.

Le 24 Mars 1966, Fosso François et les autres survivants abandonnent le combat et sortent du maquis.

Fosso François raconte ce qu’il a vécu : « C’est à 10h30 dans un petit village de pygmées abandonné à 11 km du fleuve Ngoko dans la piste Allemande que nous décidons de chercher à manger. A peine arrêtés, notre attention est attirée par un petit feu qui brûle dans une des cabanes de pygmées. Le camarade Wamba Louis qui tient le fusil de chasse avance doucement pour se rendre compte de ce qui peut bien se passer dans cette cabane. Il revient pour nous donner le compte rendu. Pendant ce temps je m’entretiens avec le camarade Osendé sur notre future étape. Tout d’un coup, le camarade Wamba crie à haute voix : « les fantoches ! ». Son cri est immédiatement suivi de celui de « Tirez »! Aussitôt un feu nourri d’armes automatiques se met à crépiter. Je bondis immédiatement dans la forêt en quittant le camarade Osendé. Je m’aperçois aussitôt que je suis blessé au genou gauche. Je continue à m’enfoncer en profondeur de la forêt sous les balles qui sifflent autour de moi. Arrivé dans un champ de bananes, je me blottis au pied d’un bananier et de là je suis le mitraillage infernal des soldats fantoches. Ce mitraillage dure environ dix minutes. Après quoi les rafales de mitraillettes se font retentir d’une façon isolée un peu partout dans la forêt et dans le champ. J’ai l’impression que les soldats fantoches sont en train d`achever mes camarades blessés. Cette fusillade dure également plus de dix minutes. Finalement une rafale de mitraillettes assez longue se fait entendre sur la piste Allemande suivie de cris. C’est la fin de la tragédie. Lorsque je quitte le lieu de ma cachette, je me mets à suivre une piste des pygmées perdant énormément du sang. Après deux heures et demi de marche, je me trouve dans un campement de pygmées au bord d’un important cours d’eau. Epuisé, je m’étends sur un grabat et m`endors jusqu’au matin. Au réveil mon genou est enflé et j’ai l`impression qu’il pèse plus de trente kgs. Je traine dans le campement à la recherche de quoi chauffer de l’eau. Finalement je trouve un morceau de marmite en terre cuite. Je fais un petit feu sur lequel je réussis à chauffer l’eau. Avec mon mouchoir de poche, je fais le massage de mon genou. Après cette difficile besogne, je me repose un peu. Après quoi je me décide de retourner sur le lieu de l’attaque pour me rendre compte de ce qui s’était passé la veille. Parti du campement à 11h30, je ne parviens au lieu de l’attaque qu`à 18h30 trainant ma jambe sur une piste jonchée de troncs d’arbres, de cours d’eau, de collines. Ce fut le moment le plus difficile de ma vie. Il est à signaler que toute la piste allemande a été entièrement désertée par la population depuis l’agression ennemie d’Octobre 1965. Epuisé, je m’endors à quelques quinze mètres des cadavres de mes cadavres sans m’en rendre compte. Ce n’est que le lendemain, 17 Mars 1966, que je vois à quelques mètres de moi deux formes humaines en putréfaction. Je m’approche les yeux effarés. Je ne reconnais les corps des camarades Osendé Afana et Wamba Louis que par leur tenue vestimentaire, car leurs têtes ont été tranchées et emportées. Le ventre du camarade Wamba est ouvert. A côté d’eux, un demi sac de sel, les fantoches ayant brûlé tout ce qu’ils ne pouvaient pas emporter avec eux. Fou de colère, j’oublis le mal de mon genou. Que faire? J’ai sur moi en tout et pour tout un couteau. Cela est insuffisant pour enterrer mes camarades. Je murmure quelques mots de serment sur les corps de mes compagnons de lutte et je me mets en route vers un campement de repli où, après quatre jours de marche dans la forêt, j’ai la grande joie de trouver sains et saufs les autres camarades qui attendaient anxieusement. »

Avec le repérage rapide d’Osendé Afana, des personnes accusent son collaborateur Henri Hogbe Nlend d’être celui qui l’a trahi et vendu à l’armée camerounaise.

En effet, après avoir abandonné ses camarades dans le maquis, Henri Hogbe Nlend se serait mis sous la protection des français et traqué par l’écrivain Mongo Béti pour qu’il s’explique sur ce qui s’est réellement passé le 15 mars 1966, Henri Hogbe Nlend n’a jamais donné de suite à cette demande.

Quant à Michel Ndoh, il dit : « Osendé était le premier économiste Camerounais et même d’Afrique noire. Il était mordu par le virus upéciste (…) Il entre au maquis relativement sans discrétion et de façon précoce. Notre projet du deuxième front, que Woungly Massaga ira mener plus tard, nous entendions le concrétiser dans la discrétion et pas en 1966. Osendé a voulu précipiter les choses. (…) Je garde de lui le souvenir d’un nationaliste véritablement engagé, radicalement différent de ceux qui, aujourd’hui, ne s’engagent dans le combat que pour défendre leurs intérêts ou ceux de leurs tribus. (…) »

Le 7 décembre 1997, Henri Hogbe Nlend est nommé ministre en charge de la recherche scientifique et technique du Cameroun.

Tous comme les autres combattants, Osendé Afana est célébré comme un héros au Cameroun pour son combat contre le colonisateur.