CANDIDAT : AIME HENRI KONAN BEDIE

CARTE D’IDENTITE

DATE DE NAISSANCE

1934

LIEU DE NAISSANCE

DADIEKRO  S/P DE DAOUKRO

NATIONALITE

IVOIRIENNE

NOM DU PERE

KLOLOU BEDIE

NOM DE LA MERE

KOIKOU AKISSI

NOM ET PRENOMS DE L’EPOUSE

HENRIETTE BOMO KOIZAN BEDIE

NOMBRE  D’ENFANTS

4 ENFANTS

FORMATION D’ORIGINE

PLANTEUR

 

PARTI POLITIQUE

 

PARTI DEMOCRATIQUE DE CÔTE D’IVOIRE (PDCI)

 

SITE OFFICIEL DU CANDIDAT

henri-konan-bedie.org

CURSUS SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE

Ecole Primaire  de Daoukro

Collège de Guiglo

1953

Ecole Normale de Dabou  (Bac scientifique)

1954

Université de Poitiers (Licence en Droit (Maîtrise aujourd’hui),  Diplôme d’Aptitude à la profession d’Avocat  (CAPA) et le Doctorat  d’Etat en Economie )

CURSUS PROFESSIONNEL

1958

Directeur à la Caisse de Prévoyance sociale et des Prestations familiales

1960

Premier Ambassadeur de Côte d’Ivoire à Washington

1966

Ministre des Affaires Economiques et Financières

1978

Conseiller du Président de la Banque Mondiale en charge du secteur privé (SFI) à Washington

PARCOURS POLITIQUE

1980

Député Maire de Daoukro et Président de l’Assemblée nationale.

1993

Président de la République de Côte d’Ivoire par intérim à la suite du décès du Président Félix Houphouët Boigny.

1995

Président élu de la République de Côte d’Ivoire.

1999

Renversé du Pouvoir  à la suite d’un coup d’Etat, le Général Gueï Robert prend sa place.

S’exile en France.

2000

Dossier de candidature à l’élection présidentielle invalidée pour non-conformité. Le certificat médical produit  ne répondant pas aux exigences des articles 35 susvisés et 54 du Code électoral.

2001

Suite à l’appel du Président Gbagbo Laurent, il met fin à son exil pour participer au Forum de Réconciliation nationale.

2006

Investit candidat du PDCI à l’élection présidentielle.

PROGRAMME DE GOUVERNEMENT

1er  programme :

Restaurer l’autorité de l’Etat et consolider la conscience républicaine

1.1. La restauration de l’autorité de l’Etat.

En tout premier lieu, il conviendra de restaurer l’autorité de l’Etat et de renouer avec la conscience républicaine.

L’anarchie délibérément instaurée dans notre pays, l’irrévérence, l’incivisme et le désordre qui en ont résulté, ont gravement atteint l’autorité de l’Etat et paralysé son fonctionnement. Constamment sollicitée pour imposer la dictature, la rue, sous la houlette du FPI, a remplacé les institutions de la République. Il n’y a plus d’Etat, les institutions n’existent plus que de nom, entraînant la dilution de l’autorité. Ses prérogatives ne sont plus exercées que par des personnes ne détenant aucun mandat du peuple et ne disposant d’aucun statut institutionnel. L’Etat n’étant plus une référence morale, l’administration s’est délitée et désagrégée au point de ne plus être en mesure de répondre aux exigences du service public, entraînant ainsi le désarroi des usagers. La neutralité et l’impartialité de l’Etat ont été profondément entamées par des recrutements partisans au mépris des critères de compétence.

Dès notre retour au pouvoir, il nous faudra immédiatement restaurer l’autorité, la neutralité et l’impartialité de l’Etat, des Institutions, de l’Administration et consolider la conscience et la responsabilité républicaines. Dans ce registre, nous nous attacherons prioritairement à la réforme de notre Armée.

1. 2. La réforme de l’Armée.

Durement éprouvée par cinq années de vains sacrifices consentis au cours d’une guerre que nous aurions pu éviter, l’âme républicaine de notre Armée a subi tant d’assauts qu’elle s’est fondue dans le clanisme. Du coup, elle a perdu son caractère et le sens profond de sa mission républicaine. Le PDCI-RDA s’emploiera à la reconstruction de nos Forces de Défense et de Sécurité afin d’en faire une institution nationale digne, compétente et capable d’assumer sa mission au service de la Nation.

Les tensions actuelles qui traversent cette haute institution n’honorent pas la Côte d’Ivoire, encore moins les militaires eux-mêmes dont une minorité continue d’abaisser le prestige par des pratiques répréhensibles aux antipodes de la grandeur à laquelle elle doit tendre.

La grande majorité des cadres militaires et des soldats, qui réprouvent l’affairisme, les méthodes, les pratiques, les recrutements anarchiques, le clientélisme et le clanisme qui gangrènent leurs corps, ne cachent pas leur désillusion sinon leur dépit. Une Armée doit incarner les grandes vertus de l’éthique civique et susciter le respect et l’estime du peuple.

Pour renaître, notre Armée nationale devra admettre impérativement les principes fondamentaux de discipline, de compétence et de mérite qui en forgent la grandeur et la noblesse. Le PDCI-RDA œuvrera pour lui assurer force, crédibilité et prestige nécessaires à sa mission.

 

 

2ème programme :

Rebâtir la paix et la sécurité

2. 1. Nous devons rebâtir la paix et la sécurité en prenant des mesures d’urgence et d’assistance aux populations.

Une administration restaurée ne saurait s’accommoder d’une justice aux ordres, dont les manquements à l’éthique judiciaire ont laissé prospérer l’impunité au point de se renier elle-même.

Comment comprendre, en effet, que pendant sept ans, nous n’ayons pu élucider, en dépit de nombreuses commissions d’enquêtes mises en place, la grave question des escadrons de la mort, les violations flagrantes et massives des droits de l’homme, les incendies de marché et de bureaux, les menaces sur la vie des personnes, les crimes, les meurtres, les assassinats, les enlèvements crapuleux, les détentions arbitraires, les fosses communes, les charniers, qui ont endeuillé les familles et constitué des faits notoires qui ont défrayé la chronique ? Devant tant d’exactions, tant de cruauté et tant de délits, comment notre justice a-t-elle pu se satisfaire de cette situation d’impunité ?

Il nous faudra donc réformer la justice pour garantir le droit, les libertés individuelles et collectives, dans un vaste mouvement de consolidation de la sécurité judiciaire pour tous les citoyens, pour tous les opérateurs économiques, investisseurs nationaux et étrangers.

Pays de liberté et d’hospitalité, comme le proclame notre hymne national, la Côte d’Ivoire doit pouvoir assurer à ses citoyens et à ses habitants la protection indispensable à leur plein épanouissement dans un environnement sécurisé et propice aux affaires, à l’éducation et à l’édification des jeunes.

Dans l’ordre de ces mesures d’urgence, une place de choix sera accordée au monde paysan. La détresse du monde rural qui, au cours des sept dernières années, a payé un lourd tribut à la crise, sera prise en compte. Nous mettrons en œuvre une politique d’assistance agricole garantissant à tous des revenus substantiels et stables. Cette politique est aux antipodes des promesses démagogiques du FPI qui ont conduit à la faillite de nos campagnes et de nos paysans.

Ceux-ci sont délibérément plongés dans la pauvreté et la misère par le pillage organisé du fruit de leur travail. Le taux de pauvreté approche, aujourd’hui, le seuil des 45% alors qu’il y a peu, il était de 33% ! La paupérisation aggravée par la hausse anarchique des prix des biens de consommation courante est donc à son comble! Elle nous commande la prise en compte urgente du monde rural dont le fruit du travail est dilapidé à grande échelle par le régime en place. L’assistance aux populations, qu’elles soient rurales ou urbaines, comprendra la réparation des dommages causés aux victimes de la guerre et aux déplacés. Ce défi sera relevé.

2.2. Nous devons rebâtir la paix et la sécurité en l’inscrivant comme une priorité de l’action gouvernementale.

La sécurité des biens et des personnes sera inscrite comme une priorité de l’action gouvernementale et des moyens seront mis en œuvre pour en garantir l’efficacité dans le respect des droits de l’homme et du citoyen. C’est pourquoi, le démantèlement des milices est intimement lié à la paix, à la cohésion sociale et à la réconciliation nationale à laquelle nous nous attellerons sans délai. Dans ce dispositif, l’indépendance du juge sera une pierre d’angle conforme aux principes constitutionnels et de bonne gouvernance.

2.3 Nous devons rebâtir la paix et la sécurité en construisant une démocratie apaisée.

Le PDCI-RDA a une pratique démocratique ancienne qu’il faudra approfondir et poursuivre en vue de la consolidation de l’Etat de droit. Le renforcement de la démocratie par la bonne gouvernance en est le corollaire indispensable. Il suppose une décentralisation pertinente et porteuse de potentialités de développement économique et social en vue de réduire les disparités régionales accentuées depuis la crise inutile dans laquelle le régime actuel nous a plongés. Pour cela, il faudra renforcer la stabilité politique de la nation par la mise en oeuvre d’une démocratie apaisée prenant appui sur une administration publique réformée et des institutions consolidées.

Cette démocratie apaisée, que j’ai depuis toujours appelée de mes vœux et pratiquée, est à l’opposé des méthodes de gouvernement et des moyens d’actions politiques du FPI, fondés sur la violence répressive, le déni de justice et les violations massives des droits de l’homme et des libertés. Elle induit une gestion rigoureuse des affaires publiques et la promotion de la bonne gouvernance par la mise en œuvre d’une connaissance profonde des aspirations des populations. La démocratie apaisée suppose également la maîtrise de nos émotions et de nos impatiences face à ce que nous ressentons parfois légitimement comme une injustice et qui pousse au désordre fatal à la Nation.

La démocratie apaisée, c’est l’instauration de la confiance, le respect d’une urbanité dans les rapports politiques des citoyens. Car, il est vain de crier, de brocarder ses adversaires, d’insulter. Seule une volonté politique ferme, stable, propice à la discussion et au dialogue permet de démêler les situations les plus complexes.

Les idéaux du PDCI-RDA, dont nous avons tous été imprégnés, nous interdisent, selon les enseignements de Félix Houphouët-Boigny, les attitudes irraisonnées et aventureuses. Dès lors, le PDCI-RDA ne saurait ni ne pourrait faire l’apologie de la violence, physique ou verbale, en s’y adonnant, comme certains ont pensé nous y pousser pour rompre avec notre attitude de réserve et notre sens des responsabilités. Le PDCI-RDA ne saurait imiter le FPI dans ses comportements politiques irrationnels. Pourquoi aurions-nous suivi nos adversaires politiques dans leurs méthodes sanglantes et leurs pratiques violentes alors que la terre promise, dès leur avènement, s’est révélée être l’enfer. L’incapacité du FPI à s’élever et à se conformer à la norme politique rationnelle le disqualifie comme modèle à suivre. Aussi, ma réserve face aux agitations et pratiques du FPI n’a-t-elle pas toujours été bien comprise.

Et lorsque, malgré tout, nous avons voulu manifester pacifiquement et conformément à nos droits constitutionnels pour réclamer la mise en application des accords de paix que nous avions signés ensemble avec le FPI, nous avons été réprimés dans le sang. La marche du mois de mars 2004, interdite, n’avait pas eu lieu. Mais elle n’avait pas moins occasionné cent vingt (120) morts, selon l’ONU, mais certainement plus de cinq cents (500) sans compter les nombreux blessés. L’enquête menée par le PDCI-RDA, confirmée par celle du Conseil de Sécurité de l’ONU en atteste, témoignages et photos à l’appui.

Appuyées par ” des auxiliaires “, c’est-à-dire des miliciens à la solde du FPI, comme devait le confirmer le Ministre de la Sécurité Intérieure de l’époque, les Forces de Défense et de Sécurité ont investi les rues, les places, les domiciles et les cours communes pour procéder à des tueries “indiscriminées ” de nos militants.

Pour cela, nous n’oublierons jamais les événements des 25, 26 et 27 mars 2004 gravés dans la pierre. Ces événements ont révélé à la face de la nation et du monde entier la dictature sanguinaire du FPI et son visage le plus hideux.

Le silence temporaire qui recouvre ces morts ne signifie pas qu’ils sont oubliés. Le moment venu nous saurons nous en souvenir afin que leur martyre imprègne à jamais nos consciences. Leur sacrifice ne sera pas vain.

D’abord, nous n’aurons de cesse de demander à l’ONU d’être conséquente avec ses principes devant ces violations massives des droits de l’homme. Puisqu’elle a conclu dans son enquête à des ” tueries indiscriminées ” et qu’elle en a sériées les responsabilités, les sanctions doivent être prises. Il en va de sa crédibilité.

Mais il nous faut dépasser toutes ces perfidies et trouver dans la tragédie ivoirienne les ressorts nécessaires pour rebondir par les élections qui sont annoncées.

C’est pourquoi, je veux ici appeler au rassemblement, à l’union et à la cohésion pour mobiliser nos forces et nos énergies en vue de faire barrage à l’imposture et à la dictature en gagnant les prochaines élections.